Les articles et écrits qui ont été publiés

Les cholitas luchadoras de La Paz

(Une version remaniée de l'article est à paraître dans Le Temps) Elles ne dépassent pas le mètre soixante. Elles portent la pollera de la cholita, comprendre la jupe traditionnelle des femmes de l'altiplano bolivien, ainsi que leurs deux longues tresses si caractéristiques. Elles sont connues dans toute la Bolivie comme les femmes traditionnelles lutteuses, les cholitas luchadoras. Des dames vêtues d'une robe que l'on rencontre plus communément dans les montagnes et les villages que sur un ring de catch s'affrontent…

0 commentaire
Eva Copa, le nouvel espoir d’El Alto
(c) Keystone

Eva Copa, le nouvel espoir d’El Alto

(une version remaniée de cet article est parue dans le Courrier du 26 avril 2021) Eva Copa, ancienne travailleuse sociale bolivienne, a défié avec succès le poulain du parti d’Evo Morales – le Mouvement vers le socialisme, le MAS - Zacarías Maquera : près de 70 % des habitants d’El Alto, la deuxième ville la plus peuplée de Bolivie, lui a offert en mars le plus haut score enregistrés par les candidats dans tout le pays. Copa, 34 ans, issue…

0 commentaire

La libération et la sécurité passent par l’agriculture urbaine en Bolivie

(Cet article Les jardins de l'émancipation est paru dans le Courrier du 26 avril 2021) L'agriculture urbaine n'est pas un nouveau concept pour citadin en mal de campagne. Il s'agit d'une pratique éprouvée pour pallier la perte des liens sociaux et renforcer la sécurité alimentaire. En période de pandémie, Jérôme Gyger, un volontaire suisse pour l'association Comundo, démontre la justesse ces points. Il soutient cette pratique dans la ville bolivienne d'El Alto, située à 4000 mètres d'altitude et deuxième agglomération…

0 commentaire

Vices et ruée vers l’or dans la plus haute ville de monde, La Rinconada

Une version de cet article est parue dans Le Courrier du 7 septembre 2020 : "L'enfer doré de l'Altiplano péruvien" . "Ici, j'ai peur pour ma vie", m'avoue le maire de la Rinconada. "La vie d'un être humain ne vaut pas plus de 10 soles (3 dollars). Les gens se font tuer sans raison", m'explique Wildmer, un mineur péruvien dont les yeux me fuient et sa bouche s'occulte derrière un masque bleu de protection contre le COVID-19. La quarantaine n'est…

2 commentaires

La dame de Cao et l’archéologue anonyme qui fait vivre le passé dans le présent

Il est des hommes qui n'auront pas leur place au Panthéon. Leur nom n'apparaîtra dans aucun recueil et aucune dépêche d'agence ne les mentionnera jamais. Illustres inconnus, ils ont pourtant participé à sculpter le monde. Dans notre espace sémiologique, des villages reprennent des formes et des dessins de civilisations disparues, des voyageurs lointains se font tatouer des signes qu’ils trouvent plaisants. Sur le plan économique, des musées surgissent de terre, une ville offre des emplois inconnus jusque-là, comme guide et…

2 commentaires

Les Kogis, ou comment survivre face à la modernité lorsqu’on valorise la tradition

« Lorsque vos scientifiques étudient la terre ou l’eau, c’est uniquement pour en tirer des bénéfices. Lorsque nous les étudions, c’est pour mieux les comprendre et les aider. Vos hydrologues et géologues nous tuent et tuent la Terre Mère ! », me lance dans le noir de la nuit un représentant du peuple kogi, dont je discerne à peine les traits. Me voilà propulsé émissaire de la civilisation occidentale auprès d’un peuple autochtone colombien, mandataire de compagnies d’extractions mortifères que…

2 commentaires

Des géants décimés pour une poignée d’ivoire, les dessous du braconnage d’éléphants au Kenya

La Tanzanie en 6 ans a perdu 60% de ses éléphants. Si par conséquent rien n’est fait, il ne reste que 4 courtes années pour pouvoir voir des éléphants dans ce pays. La pauvreté, l’appât du gain mâtiné de corruption et l’ignorance forment le triptyque dévastateur menant à la ruine de la mégafaune en Afrique. Tous les pays africains, même les plus soucieux de préserver leur richesse naturelle, sont aujourd’hui confrontés au fléau du braconnage. Afin de mieux appréhender la réalité de la lutte pour sauvegarder ce qu’il reste de la vie sauvage en Afrique, je suis parti pour deux semaines afin de participer à un programme au Kenya de soutien aux Rangers. J’y ai rencontré des héros parfois inconscients des dangers auxquels ils font face, car pour une poignée de dollars ils risquent leur vie pour protéger les derniers géants de la savane. Une rencontre passionnée, marquée de respect pour des gens qui risquent tout sans avoir des moyens à la hauteur de leur tâche.

Elephant braconné dans le parc de Tsavo, KenyaLes éléphants disparaissent de l’Afrique, mais pour la plupart d’entre nous cela ne reste que des chiffres qui se soustraient. Car on ne prend conscience de la valeur d’un éléphant que lorsqu’on voit le cadavre de l’un de ces mastodontes. Un immense sentiment de gâchis se mêle à l’odeur insupportable de la putréfaction. Tout ça pour ça ? 5 tonnes ou plus de viande qui ne seront pas même consommées, des mouches qui s’activent avec frénésie, et l’on remarque à peine la défense manquante de l’éléphant trépassé. Pour quelques kilos d’or blanc (environ 2’000 dollars le kilo sur le marché, mais le prix de vente peut atteindre 30 fois cette somme !), les vrais rois de la jungle se font mettre à mort. Car les braconniers, soucieux d’opérer rapidement, tuent la plupart du temps les éléphants pour une seule défense. Ce n’est que s’ils pensent ne pas avoir été repérés par les rangers qu’ils reviennent par la suite sur le lieu de leur méfait pour s’emparer de la défense restante. Les scrupules, les regrets appartiennent au monde de ceux qui observent les éléphants évoluer sans un bruit dans leur milieu naturel, émerveillés que de si grands animaux puissent se déplacer en silence. C’est cet univers, fermé aux braconniers vénaux, que les rangers du Kenya s’acharnent à préserver.

(suite…)

2 commentaires

Libye : Les coulisses du régime Khadafi

On lui donnerait le bon dieu sans confession : simple et accessible, le visage fendu d'un sourire en demi-lune, Idris Aboufaied est pourtant passé par bien des cauchemars. A la place du bon dieu, la Libye lui a donné 25 ans de prison ferme. Avant d'être, sous les pressions internationales, libéré pour raison médicale. Idris est malade, mais il ne se départit pas de son rire. Et ne regrette pas ses choix de vie. Alors qu'il est jeune médecin, le Libyen…

0 commentaire