Egypte : la grande occasion manquée

Ça y est, le décor est définitivement posé. Après avoir vainement espéré rester encore quelques temps au pouvoir, le président Moubarak a lâché les reines du pouvoir au pays des Pharaons. Des milliers, des millions d’Égyptiens ont eu sa peau : l’Égypte, à la suite de la Tunisie, souhaite expérimenter la démocratie en terre d’Islam. Je me souviens d’un égyptologue égyptien me racontant il y a quelques années de cela que l’Égypte était fière d’avoir obtenue son indépendance avec Moubarak, soumise qu’elle était à des peuplades étrangères depuis près de 3000 ans. Je réalise combien sa fierté était mal placée : si l’indépendance gouvernementale était effectivement acquise depuis Moubarak, l’indépendance populaire restait, elle, en gestation. L’accouchement tant attendu, avec douleur certes, mais bien en-deçà de ce que nos fantasmes prévoyaient, a eu lieu vendredi 11 février 2011. La renaissance de l’Égypte internationale n’aura été qu’un prélude à la renaissance nationale. L’enfant est robuste, 85 millions d’habitants, il se porte bien et est plein d’espoir; nous attendrons toutefois pour diagnostiquer son avenir encore quelque temps. Mais un avenir, le Peuple égyptien peut en avoir un. Il peut le gâcher, mais ne parlons pas de malheur lors d’un évènement aussi magnifique qu’une mise au monde.

Les Égyptiens ont su saisir leur chance. Inspirés, suivant leur instinct, ils ont saisi une opportunité sur laquelle personne n’aurait misé un sou il y a 4 semaines. Mes félicitations pour leur intelligence, leur courage, leur retenue. Habités par une maturité politique difficile à concevoir pour un peuple soumis à la dictature, ils ont meublé leur révolution alors qu’ils étaient dépourvus de tout matériau. Admiration, joie et respect forment le seul triptyque devant modeler notre vision de l’Égypte en ce jour d’apothéose.
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L’échec d’un pays : la Suisse interdit de construire des minarets

minaret missiles campagne udcNous y voilà. 60 % des Suisses ont lancé un vibrant cri de peur, d’incompréhension, de haine : il sera dorénavant interdit de construire un minaret en Suisse. Pourtant, presque tous les partis étaient unis derrière le rejet de l’initiative populaire : seul l’extrême droite soutenait la proposition de réglementer leur construction. Et pourtant. Avec un taux de participation peu courant (pas loin de 60% à Genève, une moyenne de 52% en Suisse), le vote est sans appel. Il prouve, une fois encore, que la puissance de l’extrême droite est intacte : ces dernières années, les objets acceptés par le peuple alors qu’ils n’étaient que soutenus par cette formation politique ne se comptent plus.

Alors que faire ? Les élites politiques, clairement, n’arrivent plus à expliquer la complexité du monde à leurs populations. On le voit, lorsqu’on consulte les Européens sur l’avenir de l’Europe, les débats ne prennent aucune hauteur. Comment oublier que le droit à la vie inscrit dans feu le Traité établissant une Communauté Européenne déborde en France sur la peur de voir remettre en question le droit à l’IVG ?

Il semble invraisemblable que la seule question des minarets ait poussé les citoyens helvétiques à glisser un non massif dans l’urne. C’est assurément un « non » aux questions pêle-mêle véhiculées par l’islam, que ce soit la bourqa, la séparation filles-garçons à la piscine, et tutti quanti qui se sont vues attaquées ce dimanche 29 novembre. Pas de clivage ville-campagne, pas plus de röstigraben (partie francophone du pays opposée à la partie germanophone), c’est à l’unisson que le peuple suisse s’attaque de front aux musulmans. L’ampleur du vote a dépassé nombre de ses défenseurs, s’empressant de rappeler que cette initiative populaire n’était pas « contre » l’islam, mais uniquement contre les minarets. Il est assez cocasse de voir les mêmes qui hier, rappelaient combien l’islamisation rampante de nos société étaient dangereuse, se muer en VRP de la tolérance inter-confessionnelle aujourd’hui. Les risques inhérents à cette votation sont réels, et personne ne voudra les assumer.

Car les risques, quels sont-ils ? L’image du pays est évidemment désastreuse. La crédibilité auprès du monde musulman risque d’être réduite à peau de chagrin. Au Maghreb et au Mashrek, la tentation de prêter une oreille attentive aux élucubrations de Mouammar Kadhafi, ennemi de toute une nation, sera plus forte que jamais : jusque-là, il prêchait que l’islamophobie gangrenait la Suisse, seul dans son désert, mais la votation semblera lui donner raison. Par ailleurs, la crainte de voir une fuite des épargnes déposées dans les coffres helvétiques est plus justifiée que jamais; annus horribilis pour le secteur bancaire qui, touché par la crise et par l’effritement accéléré du secret bancaire, ne doit plus savoir que faire. Ainsi, les problèmes engendrés par cette votation sont multiples : difficultés exacerbée pour la politique extérieure (et pas seulement vis-à-vis des dirigeants étrangers, car après l’affaire des caricatures de Mahomet, quelle sera la réaction des populations musulmanes ?), stigmatisation des musulmans en Suisse et remous économiques. Les milieux politiques et économiques vont devoir faire preuve d’inventivité pour contrebalancer les effets potentiellement dévastateurs de cette votation.

Les 40% de la population qui ont refusé les amalgames simplistes et la guerre des civilisations vont se mobiliser, c’est certain. Bien que je doute du moindre impact que pourrait avoir certaines formes de mobilisation (je ne compte plus le nombre de fois que j’ai reçu des invitations à rejoindre des groupes « facebook »), il est primordial de rappeler que sur une partie de la population s’exerce de plein fouet la tyrannie de la majorité. Que des Suisses ont mal à leur nationalité en ce jour, et qu’accepter le résultat de cette votation fera appel à toute la foi qu’on peut nourrir dans la démocratie.
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Imprescriptiblité des actes pédo-pornographiques : le triomphe de la démocratie kitsch

La démocratie suisse, l’une des plus avancée au monde en ce qui concerne les prérogatives accordées au peuple, a encore donné la parole au pouvoir de la victimisation : hier, 30 novembre, l’initiative populaire concernant l’imprescriptibilité des actes pédo-pornographiques a été acceptée. De justesse, mais il faut noter que l’association de la Marche blanche a fait campagne contre la quasi totalité des acteurs politiques du pays, sans beaucoup de moyens, face à des médias plutôt hostiles. Malgré cela, il n’est que peu de régions qui l’aient refusé, les Helvètes ayant troqué leur sens critique contre un « accord catégorique sur l’horreur que représente la pédophilie ». Les anciens grecs avertissaient déjà : une démocratie sans garde-fous, c’est une démocratie victime des modes, des sentiments, où l’irrationnel est roi. Depuis hier, la Suisse doit se doter d’un arsenal législatif rendant possible la poursuite d’un acte à caractère sexuel sans contrainte de temps. A 60 ans, poursuivre son père ou sa mère de 90 ans sera désormais possible.

C’est le règne de l’irrationnel, car il était impossible de s’opposer de manière argumentée aux défenseurs des victimes de tels actes. Y a-t-il vraiment parmi les Suisses des gens qui souhaitent voir les abuseurs d’enfants épancher en toute quiétude leurs déviances ? Bien sûr que non. Raison pour laquelle le Conseil fédéral (l’exécutif suisse) avait pris les devants et proposé une limite d’âge pour déclencher de telles poursuites : 33 ans. Un âge arbitraire, certes, mais lorsqu’on imagine les difficultés qui peuvent surgir lors de la collecte des preuves et témoignages dans une affaire qui se serait produite au minimum 15 ans auparavant, la plafond semble raisonnable. Mais en face des différents arguments, il existe le kitsch : une émotion à la force irrésistible, qui emporte tout sur son passage. Une émotion unanime qui, vantant la douleur des victimes, ne fait pas cas de la rationalité ou de l’intérêt général. Ou bien vous êtes avec nous, ou bien vous êtes contre nous; il faut choisir son camp.
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Milan Kundera, ses accusations et son oeuvre

Ceux qui me connaissent savent à quel point Milan Kundera est un romancier que je respecte. Devant le torrent de critiques auquel je dois faire face, il me semblait justifier de clarifier ma position à son égard. C’est que les attaques se multiplient depuis lundi.

Car je suis partagé entre deux sentiments contradictoires : la défense irraisonné et déraisonnable d’un intellectuel, un mentor que je j’admire, et le simple j’m’en-foutisme.

Je voudrais bien le défendre, simplement parce qu’il m’a fait beaucoup évoluer, mais en vérité, je ne sais pas de quoi il en retourne. En effet, quelle foi accorder à des archives de la police secrète tchèque ? Pourquoi ne l’a-t-on pas sali, alors qu’une telle attaque aurait trouvé parfaitement sa place dans le contexte de la guerre froide, lorsque l’Ouest brandissait ce type d’intellectuel en héraut de la démocratie pour dénoncer la barbarie du régime communiste ? A la suspicion, je réponds par la suspicion.
Par ailleurs, je m’interroge sur le traitement de cette information : en raison de la stature de Kundera, il devrait être coupable jusqu’à preuve du contraire, n’importe quelle accusation devrait être acceptée ? Il a le droit, en cas de procès, de se défendre. A demander que des preuves tangibles soient produites, autres que des noms et des dates sur un papier émanant des services de police d’un pays qui cultivaient le mensonge et la trahison à son plus haut niveau. Si demain, je déclare posséder des documents prouvant l’implication de, au hasard, Jacques Attali dans une, au hasard toujours, vente d’armes en Afrique, il me fera un procès en diffamation. Et je serai sommé de prouver sa culpabilité, le fardeau de la preuve m’incombant. C’est ainsi que notre système fonctionne, et c’est tant mieux. Sous prétexte qu’il s’agit de Milan Kundera, il serait justifié de lui appliquer un traitement digne d’un époque qu’il n’a cessé de dénoncer à travers ses écrits ? Très peu pour moi.
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Il est anticonstitutionnel d’interdire de fumer dans les lieux publics à Genève

Depuis le 1er juillet de cette année, les terrasses étaient plus bondées que d’habitude dans la petite ville du bout du lac; la météo était plus ensoleillée que de coutume, assurément, mais l’entrée en vigueur d’un loi interdisant de fumer dans les lieux publics est venue renforcer cette habitude saisonnière. Or, le Tribunal fédéral a rendu aujourd’hui une décision inattendue : l’initiative populaire interdisant la fumée dans tous les lieux publics a été invalidée. Il est autorisé, dès aujourd’hui et avec effet rétroactif, de fumer dans les restaurants, les bars, les discothèques. Coup de tonnerre. MM. Amaudruz, Yagchi, et Pardo, qui ont recouru contre la loi jusque-là en vigueur, se moquent de la volonté de presque 80 % des citoyens genevois. Enfin, c’est ainsi que l’on retiendra l’histoire. Ou peut-être pas.

Illustration de cigaretteIl est difficilement compréhensible que l’organe chargé de veiller à la constitutionnalité des lois, déclare qu’interdire de fumer soit anticonstitutionnel. Le goudron et la nicotine, un droit garanti par le papier le plus sacré de notre édifice ? Que nenni, il ne s’agit en rien de cela, ne brûlons pas encore nos manuscrits sacrés, emportés par notre guerre contre les fumeurs. Si acte illégal il y a eu, il ne réside pas dans le fait se lancer dans une chasse à l’intoxiqués, mais dans le mode d’adoption de la loi : c’est le Conseil d’Etat (l’exécutif) qui a légiféré, au lieu du Grand Conseil (le législatif). Cette seule règle constitutionnelle, pierre angulaire de la séparation des pouvoirs, a été bafouée. L’exécutif, sous la houlette d’un politicien zélé, s’est laissé emporté par l’enthousiasme et arrogé des droits qu’il n’a pas. Celui d’édicter des règles.

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Les naturalisations par le peuple ne sont pas démocratiques

Le 1er juin prochain, le peuple suisse s’exprimera si il désire que doter les communes de la possibilité de voter sur la naturalisation d’un étranger. Actuellement, le processus de naturalisation implique un examen administratif pointilleux par les autorités de la personne souhaitant obtenir le passeport à croix blanche. L’initiative lancée par l’Union démocratique du centre (UDC, extrême droite suisse), a toute les chances d’être acceptée par le peuple, selon les sondages. Ce qui mettrait la Suisse dans une situation délicate, car en plus d’avoir dans sa législation une loi contraire aux droits humains (l’égalité de traitement ne serait plus assurée), cette loi serait contraire aux engagements internationaux, notamment la Convention européenne sur les droits de l’homme (CEDH); il ne fait aucun doute que toute personne qui activerait les mécanismes de la Cour européenne gagnerait contre une commune qui lui refuserait la naturalisation par le biais des urnes. En effet, l’initiative précise que tout recours est impossible; une telle disposition est illégale au sens du droit international.

Cette initiative, illégale dans son application, pose toutefois un défi aux partis suisses; comment, en effet, combattre une loi qui veut accorder plus de pouvoir au peuple ? Comment justifier qu’un parti qui demande plus de démocratie, refuse d’accorder des pouvoirs au peuple ? Cela requiert de se poser les bonnes questions, et aborder le fond, et non seulement la forme : qu’entend-on par « démocratie », où commence-t-elle où se termine-t-elle ? Quelques tentatives d’explication.

Le texte

L’initiative populaire soumis au peuple a la teneur suivante :

La Constitution fédérale du 18 avril 1999 est modifiée comme suit :
Art. 38, al. 4 Cst. (nouveau)
4 Le corps électoral de chaque commune arrête dans le règlement communal l’organe qui accorde le droit de cité communal. Les décisions de cet organe sur l’octroi du droit de cité communal sont définitives.

Cette initiative fait suite aux deux recours perdus en 2003 devant le TF par les communes qui naturalisaient leurs étrangers par votation populaire. L’initiative, si elle passe, permettrait aux communes le libre choix de la procédure de naturalisation; soit elles poursuivent leur pratique administrative, soit elles choisissent de recourir au vote des citoyens pour décider de qui ferait un bon Suisse, et qui ne le serait pas.
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Une demande suspecte à l’ambassade américaine : I have a dream…

Adressé ce jour à l’ambassade américaine à Berne, Suisse :

Monsieur l’Ambassadeur,

Le 4 novembre prochain, votre pays va voter pour se doter d’un nouveau président. Ce président, bien qu’appellé théoriquement à régir uniquement la destiné des USA, va dans les faits avoir une influence dépassant le cadre des frontières américaines; en raison de l’impact que peut avoir le futur changement présidentiel au sein des Etats-Unis, je souhaiterais me voir accordé le droit de participer à l’élection de votre nouveau dirigeant.

Votre pays a dépassé le cadre restrictif de l’Etat-nation depuis au moins la Seconde Guerre Mondiale. Ses décisions, depuis, mènent la politique des Etats-Unis, mais également du monde. Sa responsabilité a été accrue depuis la fin de la Guerre Froide, puisqu’il s’est retrouvé seul au gouvernail, capable d’être aussi bien à l’origine de grandes avancées partout dans la planète comme d’y provoquer le chaos.

Les cartes sont distribuées de telle manière qu’aujourd’hui, la route qu’emprunte l’Union creuse le sillon pour les autres pays. Son influence est telle, que les domaines militaires, culturels, économiques ou sociaux s’en retrouvent profondément modifiés par sa seule volonté. A l’heure de la mondialisation accélérée de ces mêmes domaines, accorder un tel pouvoir au dirigeant américain sans consultation plus large que celle effectuée auprès de son seul peuple serait irresponsable. Le pouvoir du futur dirigeant sera très vaste, à l’heure de défis mondiaux comme le réchauffement climatique – et l’environnement de manière générale -, le terrorisme, la globalisation des marchés économiques. Il aura pour devoir d’utiliser sa force d’action de la manière la plus consensuelle et rassembleuse qui soit. Le corollaire d’un grand pouvoir, c’est de l’utiliser avec parcimonie, et pour faire le bien. Et les défis que nous devons relever, en tant qu’espèce humaine, impliquent de pouvoir y répondre avec force, conviction et éthique. Le futur président aura la lourde tâche de non seulement apporter des réponses aux questions américaines, mais également de tous les pays du globe. Il en va de de notre responsabilité vis-à-vis des générations futures, assurément, mais aussi vis-à-vis des générations passées, qui ont affrontées bien des périls pour nous léguer la chance de choisir notre destin.
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Mauritanie: Le coup d’Etat démocratique

A priori, on peut se demander ce que les termes « démocratique » et « coup d’Etat » peuvent bien avoir en commun. Quel sens peut-on trouver à une phrase composée de ces deux antinomies. Un coup d’Etat ne peut être démocratique, puisqu’il se solde immanquablement par un régime autocratique, voire oligarchique.

Vall en civilC’est pourtant en pariant sur la réussite d’un coup d’Etat de transition, un « changement » comme il préfère dénommer son acte, que Ely Ould Mohamed Vall renverse Maaouiya Ould Taya, au pouvoir depuis plus de vingt ans en Mauritanie. Jusque-là directeur de la sécurité du pays, il profite du départ de Ould Taya en août 2005, qui se rend aux obsèques du roi saoudien Fahd, et prend le pouvoir à la tête d’un junte. Il promet de remettre le pouvoir à la population « au plus tard dans 2 ans ». Personne n’est dupe, la communauté internationale, l’Union européenne et l’Union africaine, tous condamnent la prise de pouvoir contraire au droit international, et demandent à Vall de rendre les rênes. Et 19 mois plus tard, Vall et sa cohorte se retirent. L’ancien président a pris la peine de s’expliquer sur ce coup d’Etat lors de la 9ème et dernière journée du 6ème Festival international du film sur les droits humains.

Brève présentation de la Mauritanie, tout d’abord. Grande comme deux fois la France, elle est composée de 3 millions d’habitants, dont 1 million de votants. Elle est sous le régime d’un parti unique depuis son indépendance (en 1960), et connaît une succession de coups d’Etat jusqu’en 1984, année où Maaouiya Ould Taya prend le pouvoir. Il le perd en 2005, lors du dernier coup d’Etat (réussi). Le pays est majoritairement arabe, officiellement musulman (le pays se nomme « République islamique de Mauritanie ») ethniquement très diversifié, et fait partie depuis peu du club des Etats producteurs de pétrole. Ca n’en reste pas moins un pays très pauvre du monde arabo-musulman.

carte de la mauritanie

C’est dans un contexte qu’il décrit comme sans issue, qu’Ely Ould Mohamed Vall renverse le président d’alors. Il explique, en effet, que le « droit le plus élémentaire pour un peuple est de disposer de sa propre liberté ». Or, invariablement depuis l’indépendance, le régime du parti unique décide à la place du peuple. Chaque nouveau dirigeant décrétait, jusqu’en 2005, que « le peuple n’était pas prêt pour la démocratie ». Cette situation aurait pu se perpétuer sans fin.
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