Les Etats-Unis d’Amérique

Has Safari Club International just made an insightful mistake on Zambia’s ban of elephant trophies ?

Safari Club International is an extremely efficient lobbying organisation that may have made a mistake demonstrating how powerful they are. During the « African Wildlife Consultative Forum » in Arusha, the U.S. Fish and Wildlife Service lifted the ban on import of Zimbabwe elephant trophies. The problem is that Safari Club International announced the ban as aiming not only to Zimbabwe, but also to Zambia. Should we expect soon a new lift, due to the pressure of the hunter’s lobbying group?

Who is Safari Club International?

Safari Club International (SCI) is a powerful US lobbying organisation which promotes hunting worldwide. They claim to have more than 50,000 members and 180 local chapters. In its last fiscal year, the Club spent over USD 8 million in fundraising, out of 22 million of total expenses. They have a Foundation (SCIF) that is in consultative status with ECOSOC, meaning that SCIF can enter the United Nations and any specialised agency, lobby 193 member-states, and take the floor during any official event (if NGOs are given the floor). The NGO pretends that hunting equals to conservancy, since hunting regulates animal population and supports local community. Should you be tempted to believe this narrative, read the exhaustive National Geographic’s article « Is Trophy Hunting Helping Save African Elephants? ». For the lazy readers: it does not, since corruption prevents the local population to get the money spent by hunters.
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Et surtout… la santé !

Charlie est mort, vive Charlie. La France se réveille avec la gueule de bois du pays touché par le terrorisme. Au même moment où des esprits libres se sont évanouis pour de bon, 2’000 morts au Nigeria victimes des djihadistes de Boko Haram nous rappellent que c’est un combat contre lequel nous ne sommes pas tous également armés. Les Français, eux, avaient des plumes; les Nigériens, eux, auraient peut-être souhaité en posséder. Quant à Breivik, lui, il se marre dans sa cellule, il se frotte les mains avec célérité, ces mêmes mains qui méthodiquement, ont mis le feu à une septantaine de Norvégiens.

La guerre dans laquelle nous sommes définitivement engagés, une guerre qui était là mais que nous refusions de voir, n’a de civilisationnelle que notre esprit limité. A la suite du 11 septembre 2001, les États-Unis, que l’Europe et surtout la France ne comprenaient pas, ont lancé la « guerre contre le terrorisme ». Il faut dire que question guerre, les Étasuniens en sont friands: contre le communisme, contre les drogues, contre les dictatures… il n’est plus un souci qui ne se résolve sans des tenues treillis. Là où le bât blesse, c’est qu’on ne peut parler de réussite: les gauchistes se maintiennent en Amérique latine malgré les assassinats, les drogues dures n’ont jamais autant extasié les Américains, les dictatures ont été remplacées par d’autres dictatures… La civilisation américaine, comme toute puissance hégémonique dans l’histoire, ne cesse d’attiser le feu dans lequel elle se brûle et se perd avec un plaisir masochiste. L’attaque ignoble du 11 septembre, écho d’une frustration qui a grandi dans un terreau fertile depuis des décennies, a engendré le fils naturel des États-Unis : la guerre. En Afghanistan, en Irak, au Yémen, au Pakistan, en Somalie, la liste des pays ciblés est longue. Et lorsqu’ils n’ont pas envoyé leurs boys faire le travail, ce furent des intermédiaires qui s’en chargèrent.

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Obama commence à gagner… contre McCain

Barack Obama ne gagne pas seulement des délégués. Il ne raffle pas seulement les super-délégués. Il provoque en plus des défections au sein des adversaires : cinq personnes, et aujourd'hui le responsable de la stratégie publicitaire, ont déjà déserté le camp de McCain, leur admiration pour Obama devenu incompatible avec leur tâche de défendre McCain. McKinnon, le responsable en question, avait déclaré, lors des joutes primaires républicaines, alors que l'avenir d'Obama était encore incertain : "[...] Je crois [que Barack…

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Une demande suspecte à l’ambassade américaine : I have a dream…

Adressé ce jour à l’ambassade américaine à Berne, Suisse :

Monsieur l’Ambassadeur,

Le 4 novembre prochain, votre pays va voter pour se doter d’un nouveau président. Ce président, bien qu’appellé théoriquement à régir uniquement la destiné des USA, va dans les faits avoir une influence dépassant le cadre des frontières américaines; en raison de l’impact que peut avoir le futur changement présidentiel au sein des Etats-Unis, je souhaiterais me voir accordé le droit de participer à l’élection de votre nouveau dirigeant.

Votre pays a dépassé le cadre restrictif de l’Etat-nation depuis au moins la Seconde Guerre Mondiale. Ses décisions, depuis, mènent la politique des Etats-Unis, mais également du monde. Sa responsabilité a été accrue depuis la fin de la Guerre Froide, puisqu’il s’est retrouvé seul au gouvernail, capable d’être aussi bien à l’origine de grandes avancées partout dans la planète comme d’y provoquer le chaos.

Les cartes sont distribuées de telle manière qu’aujourd’hui, la route qu’emprunte l’Union creuse le sillon pour les autres pays. Son influence est telle, que les domaines militaires, culturels, économiques ou sociaux s’en retrouvent profondément modifiés par sa seule volonté. A l’heure de la mondialisation accélérée de ces mêmes domaines, accorder un tel pouvoir au dirigeant américain sans consultation plus large que celle effectuée auprès de son seul peuple serait irresponsable. Le pouvoir du futur dirigeant sera très vaste, à l’heure de défis mondiaux comme le réchauffement climatique – et l’environnement de manière générale -, le terrorisme, la globalisation des marchés économiques. Il aura pour devoir d’utiliser sa force d’action de la manière la plus consensuelle et rassembleuse qui soit. Le corollaire d’un grand pouvoir, c’est de l’utiliser avec parcimonie, et pour faire le bien. Et les défis que nous devons relever, en tant qu’espèce humaine, impliquent de pouvoir y répondre avec force, conviction et éthique. Le futur président aura la lourde tâche de non seulement apporter des réponses aux questions américaines, mais également de tous les pays du globe. Il en va de de notre responsabilité vis-à-vis des générations futures, assurément, mais aussi vis-à-vis des générations passées, qui ont affrontées bien des périls pour nous léguer la chance de choisir notre destin.
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On prend les mêmes et on recommence

George W. Bush et son administration resteront dans l'histoire pour avoir commis bien des impairs. Pour s'être trompés sur l'Irak, pour avoir ramené la torture dans les démocraties, pour s'être aliéné les alliés traditionnels européens, pour avoir ranimé avec une force jusque-là inconnue l'extrémisme, avoir été incapables de gérer l'ouragan Katrina, et j'en passe des meilleurs. Mais c'est surtout la guerre en Irak que l'on retiendra; bien décidés à en découdre, le gouvernement étasunien aura menti, associant le groupement terroriste…

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La Chine tombe dans le piège des droits de l’homme

Les Etats-Unis viennent, bien malgré eux, de tendre un piège magistral à la Chine. Condolezza Rice, en abaissant d'un niveau la catégorie de violeur des droits de l'homme de l'Empire du Milieu, a provoqué une réaction de ce dernier en deux temps : ce fut d'abord sur la défensive que la Chine rétorqua ne pas commettre de violations, puis il fit place à l'attaque : les USA seraient eux-mêmes des violeurs de ces mêmes droits. Alors que la naissance du…

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Obama et la continuité de la politique US; révolution programmée ?

Obama est certainement ce qui arrive de mieux aux USA depuis Kennedy. Un souffle d’air frais, une intelligence réellement idéale et non de circonstance uniquement, une empathie qu’on avait jamais vu parmi les politiciens de ces cinquante dernières années. Diplômé en relations internationales et en droit, il a su marier ses années d’éducation avec un militantisme tout d’abord éloigné des querelles politiques. Il est atypique dans l’univers politique étasunien; mais est-ce pour autant qu’un homme seul peut changer un pays tout entier ?

En matière de direction d’un Etat, la démocratie a tendance à placer des espoirs bien trop élevés sur ses dirigeants. Les attentes dépassent la marge de manoeuvre d’un leader politique, soumis à des contraintes invisibles; un homme politique, même élu, doit composer avec la situation crée par son (ses) prédécesseur(s), un contexte économique (et les moyens hérités de celui-ci), des alliances de circonstances, les promesses lancées durant sa campagnes, l’état des relations avec ses partenaires, etc. C’est pourquoi, à l’arrivée, l’électeur est parfois déçu du résultat, il ne comprend pas le décalage entre la volonté affirmer de procéder à des réformes, et le peu d’action entreprises par celui-là même qu’il a élu.

Ainsi, on a tendance à user de ce lieu commun du « ils sont tous pareils », prélude à un « tous des pourris ». Cela pour bien souligner que la classe politique, dans son ensemble, est peu courageuse, et qu’à droite comme à gauche, le statu quo est privilégié. Bonnet blanc ou blanc bonnet, au nom du réalisme, on approche les relations internationales comme une longue suite d’évènements qui se répètent plutôt que comme des ruptures. Et très souvent, c’est à juste titre, les réformes étant par définition plus hasardeuses que le statu quo; dans le premier cas, qui en dehors des devins serait à même de prédire avec certitude les résultats ?
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John McCain, the international relations expert

La course à la présidentielle étasunienne bat sont plein, et les augures sont plus indécis que jamais; Obama et Clinton pour les démocrates, McCain, Romney et Huckabee pour les républicains. Avec un léger avantage pour Clinton chez les « bleus », et un avantage conséquent pour McCain chez les « rouges ».

On nous présente ces élections comme celles du changement : les USA en ont soif, et les 3 candidats qui sont le plus en avance sur la course à l’investiture seraient Obama, Clinton et McCain. Tous les trois, à leur façon, représenteraient une fracture avec l’ère Bush, sur le point de s’achever.

En dehors de la saine naïveté qu’il y a de croire à ce genre de rupture radicale, qui pourrait toutefois être à la mesure du tremblement de terre provoqué par l’arrivée de Zapatero et la défaite de son rival Aznar, il convient rappeler qui est McCain : le plus expérimenté en politique des trois candidats, fin connaisseur des relations internationales, modéré, volà comment on nous le présente. Vraiment ?

Une petite vidéo pour nous rafraîchir la mémoire, montrant un McCain pas si fin qu’on veut bien le croire, où l’on se demande où est passé sa diplomatie fruit d’une expérience plusieurs fois décennale :
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