Organisation des Nations Unies

How Cuba undermines human rights: A true human rights defender can’t support Cuba

UPR of CubaA long time ago, I considered Cuba as a power against a uniform, unequal and tough Western-driven world. Cuba was the sand in the gears, reminding everybody that women’s rights and minorities’ rights have to stay high on the agenda. This was my belief until I started working in the human rights field. Whilst it is true that Cuba is facing one of the most prominent long-lasting injustices of our time (the US Embargo), the Caribbean Island is also creating more injustice for people both at home and abroad. It came as a shock when I realised the extent to which Cuba was pro-actively engaged in undermining human rights. One should consider this: all states are following their own national interest. However, as long as this interest does not conflict with human rights, they should not undermine the latter. In many Western countries, human rights are even considered as a national interest. In the case of Cuba, however, diplomats behave like employees of all dictators: they mix the ruler’s interests with the country’s interests. They lie, cheat, and see civil society as a threat, and refuse to engage into any dialogue. How could one see them as a voice of the poor? Cuba is the voice of dictators. Only a fool could see Cuba as a defender of the poor and excluded. At least this is my perspective from Geneva, the worldwide capital of human rights, and my view is based on how Cuba is dealing with international mechanisms, notably the Universal Periodic Review (UPR).
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L’ambassadrice Laura Dupuy Lasserre rappelle au Bahrein l’importance de protéger les défenseurs de droits de l’homme

laura dupuy lasserre préside le Conseil des droits de l'hommeDans un acte de courage remarquable, l’ambassadrice Laura Dupuy Lasserre (présidente du Conseil des droits de l’homme) a profité de l’adoption du rapport lié à l’Examen périodique universel (EPU) du Bahreïn pour faire part de sa préoccupation à M. Salah Bin Ali Mohamed Abdulrahman, Ministre d’État aux droits humains du Bahreïn. La présidente du Conseil a en effet été informée qu’une campagne de presse menaçant les défenseurs de droits humains était en cours au Bahreïn, et que les défenseurs des droits humains qui ont participé à l’EPU étaient accusés dans la presse du pays d’être des « traîtres ». Mme Dupuy Lasserre a rappelé qu’une telle opération « [était] inconsistante avec l’esprit de la participation démocratique, qui est à l’origine du mécanisme de l’Examen périodique universel ». Elle a terminé sont intervention en citant les nombreux noms des défenseurs touchés par la campagne de presse diffamatoire, en indiquant que cela permettrait de s’assurer que ces individus ne soient pas molestés une fois de retour chez eux, et de suivre si l’État du Bahreïn se conformait correctement à son devoir de protéger la liberté de la presse et d’empêcher toute représailles contre cette dernière.

L’Arabie Saoudite, le Yémen, la Biélorussie et le Koweït ont pris la parole sous couvert de règles procédurales pour, au final, s’insurger que l’on parle de droits de l’homme dans l’enceinte du Conseil des droits de l’homme. Aucun pays « progressiste » n’a eu le courage de soutenir l’intervention de l’ambassadrice uruguayenne.

On voudra donc bien se rappeler à l’avenir le courage de Mme Dupuy Lasserre, encore en charge de présider le Conseil jusqu’au mois de décembre 2012. Et très vite oublier la lâcheté des pays occidentaux présents dans la salle. Il faut savoir qu’au Bahreïn, depuis 2011, les journalistes et défenseurs de droits humains se font régulièrement assassiner. Qu’ils sont forcés à l’exil. Que leur vie et celle de leur famille est constamment menacée. Lorsque l’Union européenne, si fière de sa politique extérieur en matière de droits humains, ne prend pas la parole, on se sent presque aussi honteux que la délégation bahreïnienne, regardant ses chaussures en quittant la salle.

Le silence dans lequel les hommes et femmes meurent au Bahreïn est assourdissant. L’ambassadrice Laura Dupuy Lasserre, dans un acte peu policé, aux conséquences pour la diplomatie uruguayenne très imprévisibles, a choisi d’élever la voix. Cette femme a été aussi grande que l’Occident et l’Amérique latine ont été lilliputiens. Une géante dans un monde de nains.
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Syrie: Vote en faveur l’établissement d’une commission d’enquête au Conseil des droits de l’homme

Au cours de la session spéciale du Conseil des Droits de l'Homme des lundi et mardi 22-23 août 2011, 33 pays se sont prononcés en faveur (4 contre et 9 abstentions) de l'établissement d'un commission d'enquête sur les violations commises par le régime de Bachar al-Assad. Il était difficile de faire plus, puisque le Conseil n'est qu'un organe subsidiaire rapportant à l'Assemblée Générale des Nations Unies. Compte tenue des circonstances (plus de 2000 morts selon Navy Pillay, la Haut Commissaire aux Droits de l'Homme), on ne peut que se féliciter de la relative universalité de la décision: sur 47 Etats-membres…

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Comment Jean Ziegler se fit élire au Conseil des droits de l’homme

Un article soupçonneux sur la récente élection de Ziegler, qui passe de rapporteur spécial sur l’alimentation au Conseil consultatif du Conseil des droits de l’homme. Mais comment pourrait-il en être autrement, avec l’homme qui voit des complots partout ?

Jean Ziegler le vieuxJean Ziegler est connu pour ses engagements sociaux et politiques, sa fougue à défendre la veuve et l’orphelin, ses appuis dans la société civile et dans les pays en développement. Sans oublier son opposition virulente aux carburants issus de l’agriculture. Il en a récolté le fruit le 26 mars lors de son élection triomphale au comité d’experts du Conseil (voir encadré). Il finira pourtant son mandat de rapporteur sur l’alimentation par une curieuse concession aux carburants « verts » brésiliens.

En octobre 2007 à New York, le rapporteur des Nations Unies sur le droit à l’alimentation critiquait en effet sévèrement la production d’agrocarburants, y compris au Brésil où, écrit-il, « le Mouvement (…) des sans terre a déjà dénoncé « l’esclavage » auquel sont soumis les ouvriers de certaines plantations ».

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Il y a 10 ans, le sommet de la Terre s’ouvrait à New-York. Qu’en reste-t-il ?

Dans le grand théâtre mondial, certains comédiens changent de costume aussi rapidement que dans une représentation de Kabuki. Prenons par exemple le sommet de la Terre à New-York, qui s'est tenu du 23 au 27 juin 1997. Cinq ans après le sommet de Rio, les leaders politiques des quatre coins de la planète se retrouvent pour parler de l'état de la planète. Et à nous plonger dans les archives, il est difficile de garder l'image d'une administration Clinton mettant tout en oeuvre pour l'environnement ou d'un Tony Blair entièrement dévoué à son voisin atlantique. L'Europe, a contrario, se révèle déjà…

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Wolfowitz, la Banque mondiale et les néo-conservateurs : le ménage à trois est impossible

Si il est bien quelque chose de noble au sein du néo-conservatisme étasunien, c'est le sens de l'amitié. Peu reluisant, plus repoussant, sont le mensonge, la vénalité et le manque total de scrupules des membres de ce courant politique appartenant à l'aile droite du parti républicain. Comment oublier que les attaques d'une rare violence émises par les néo-conservateurs à l'encontre des systèmes onusiens, taxés d'inutiles, gaspilleurs, lents, et surtout corrompus ? Si la ferveur anti-multilatéraliste atteint son apogée avec les refus conjoints sino-franco-russe d'entrer en guerre contre l'Irak aux côtés des USA, l'affaire pétrole contre nourriture qui éclaboussa Kofi Annan…

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Les conséquences de la mort de Milosevic

Le 11 mars 2006 ne remplacera pas dans la mémoire espagnole le 11 mars 2004, date du sanglant attentat terroriste dont les Hispaniques ont été victimes : presque 200 morts, au "9/11" étasunien (désignant le 11 septembre 2001) est venu s'ajouter le "11-M" madrilène. Pourtant, le 11 mars 2006, un événement d'importance, bien que n'ayant eu qu'une déflagration sourde, avec une seule victime - pour l'instant - à son actif : Slobodan Milosevic, président de la Serbie (et plus tard de la République fédérale de Yougoslavie) de mai 1989 à septembre 2000, est mort dans une cellule qu'il occupait depuis…

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Les espoirs officiels du Conseil des droits de l’homme

Le juge international, lorsqu'il se penche sur un texte légal, peut s'inspirer du préambule d'un texte, mais aussi des déclarations officielles entourant le document. Elles permettent d'interpréter un texte en cas de doute, elles permettent de saisir l'état d'esprit lors de son adoption. Je me suis intéressé à l'état d'esprit des ambassadeurs nationaux qui avant-hier, le 16 mars 2006 à New York, ont fait part de leur compréhension parfois très personnelle de la résolution instituant le Conseil. Car si tous les membres ayant voté le texte s'accordent à lui reconnaître une moindre politisation, des réunions plus nombreuses et la fin…

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