Initiative extrême droite: l’usine à Breivik

Encore une initiative, encore liée à l'immigration, encore tapageuse. L'UDC suisse, mouvement politique ouvertement d'extrême droite qui a l'étrange particularité d'être le premier parti helvète, revendique sans gène aucune son lien avec Anders Breivik, le Norvégien récemment passé berserk comme dans une saga nordique: C'était donc ça. A force d'avoir ce discours xénophobe, simplificateur, les extrêmes droites sont devenues des fabriques à extrémistes. Peut-être faudrait-il songer à fermer ces usines.

0 commentaire

Oskar, dessine-moi la Suisse du futur

Suisse 2020.

La dernière femme quitte le marché du travail, suite au vote de l’initiative dite « Nous les Suisses, on veut faire comme les chevreuils ». En effet, chez les chevreuils, la femelle se cantonne à élever les petits et s’occuper de la nourriture, rejoignant ainsi les aspirations de l’ancien conseiller fédéral Ueli Maurer pour la gent féminine.

minaret par mandril

Suite à la rupture des bilatérales et au meurtre de l’ambassadeur de l’UE en Suisse par le président à vie Oskar 1er, l’UE ferme ses
frontières avec la Suisse. Le PIB est divisé par deux, puisqu’un franc sur deux est gagné à l’étranger. Comme ce franc gagné avec le commerce international n’est plus disponible, l’économie intérieure s’effondre. Le chômage atteint 57,5%.

Les grandes entreprises quittent la Suisse. Nestlé devient une entreprise britannique, UBS est racheté par Bank of America. Les Etats-Unis peuvent ainsi accéder aux comptes qui les intéressent.

La Roumanie accepte de participer au financement du milliard de cohésion en faveur de la Confédération helvétique. La Suisse n’en bénéficiera toutefois pas, étant donné le rejet définitif de sa demande d’adhésion à l’Union européenne, en raison des violations des droits de l’homme que connaît le pays et de sa trop fragile situation économique. La Suisse et la Turquie s’associent pour dénoncer l’utilisation des droits de l’homme comme critère d’entrée dans l’UE.

Les institutions internationales quittent Genève. Suite à la désertion des riches clients du Golfe, Genève passe du statut de contributeur à celui de bénéficiaire de la péréquation financière. Les cantons primitifs doivent passer à la caisse. Cependant, leur concurrence fiscale effrénée empêche toute contribution réelle de leur part. Le fédéralisme se trouve menacé. Alors que le Rösti Graben idéologique avait disparu depuis longtemps, les problèmes économiques menace de faire exploser la Suisse.

L’UDC uranaise lance une initiative pour se séparer de la Suisse romande et du Tessin et obtient les 100’000 signatures en 6 semaines. Comme le Conseil fédéral est élu par le peuple à la majorité simple depuis l’acceptation d’une initiative de l’UDC, aucun conseiller fédéral – tous sont alémaniques et membres ou sympathisants de l’UDC – ne s’oppose, dans un retour triomphal de la concordance, à cette votation. L’initiative est acceptée par 80% des Alémaniques, alors que les Latins la refusent à 78%. La Suisse se disloque et, finalement, disparaît en tant qu’Etat fédéral. Ce que Kadhafi n’a jamais pu ni voulu faire est réalisé par l’UDC en 15 ans.

L’initiative est acceptée par 80% des Alémaniques, alors que les Latins la refusent à 78%. La Suisse se disloque et, finalement, disparaît en tant qu’Etat fédéral. Ce que Kadhafi n’a jamais pu ni voulu faire est réalisé par l’UDC en 15 ans. Les ténors de l’UDC Suisse déplorent ce vote, mais rappellent que le peuple est souverain. Ils décident donc d’expulser les rares Romands demeurant dans des postes à responsabilité au sein de l’administration et de fermer les frontières de la nouvelle Suisse, alémanique. Les Romands présents y sont considérés comme des réfugiés et traités comme tels. Des charters sont organisés entre Zurich et Genève. En représailles, le Valais se sépare du Haut-Valais.
(suite…)

1 commentaire

Nos pires peurs deviennent réalité

Oksana Chelysheva est une journaliste et défenseuse des droits de l’homme, dans la lignée d’Anna Politkovskaïa. Le monde sait combien il est dangeureux aujourd’hui de s’opposer au pouvoir du Kremlin; il faut avoir à l’esprit en lisant les lignes suivantes, combien chaque mot met en danger Mme Chelysheva, en pleine ligne de de mire du pouvoir dictatorial russe.

Nos pires peurs deviennent réalité, – Les autorités attaquent en justice ceux qu’elles détestent

par Oksana Chelysheva, depuis le site finrosforum.fi

Le 20 mars 2008, les autorités de Nizhny Novgorod et Arzamas ont lancé une nouvelle vague de raids dans les bureaux de la Fondation de Nizhny Novgorod pour promouvoir la tolérance et dans les habitations de nombreux opposants au pouvoir.

La Fondation pour promouvoir la tolérance est une Organisation non gouvernementale (ONG) russe, qui a été fondée pour continuer le travail de la Société d’amitié russo-tchétchène – aujourd’hui interdite. Cette dernière a toutefois été officiellement (ré)ouverte et enregistrée en Finlande.

La police a confisqué tous les ordinateurs des bureaux de la Fondation. Le bureau a été séquestré. Elle a aussi confisqué le téléphone portable de Stanislav Dmitrievsky, conseiller de la Fondation et président de la Société.

De plus, la police a mené des fouilles dans les appartements de nombreuses personnes associées à la coalition d’opposants « l’Autre Russie » : Ilya Shamazov, Yuri Staroverov, Yevgeni Lygin, Yelena Yevdokimova, Yekaterina Bunicheva et Igor Voronin à Nizhny Novgorod, ainsi que Dmitry Isusov et Maxim Baganov à Arzamas.

Ilya Shamazov, Yelena Yevdokimova et Yury Staroverov font tous partie du personnel de la Fondation.

Après avoir terminé les recherches dans l’appartement de Baganov, les autorités l’ont inculpé pour violation de l’article 282.2 du code pénal (« extrémisme »). Beganov a été interrogé à 3h30 le 20 mars. La police a confisqué son passeport.

Dmitrievsky a demandé au Comité d’investigation de découvrir les raisons de ces raids de masse. Quand j’ai joint Dmitrievsky, il rentrait à peine du Bureau régional du procureur, se rendant dans les locaux du Comité contre la torture de Nizhny Novgorod.

(suite…)

3 commentaires

Pourquoi c’est l’extrême droite qui a gagné en Suisse

Alors que l’Union démocratique du centre (UDC) se pose la question de comment réorganiser la politique en Suisse, les qualificatifs des journaux à l’égard de ce parti vont certainement se faire de plus en plus légers. Moins grossiers. Moins moralisateurs. On serait à moins, puisque le parti agrarien a réussi le pari de faire mieux qu’il y a 4 ans, et atteint le score incroyable de presque 30 % des votes exprimés en sa faveur. C’est, semble-t-il, le pourcentage le plus élevé jamais réalisé par un parti politique en Suisse. Habitué au consensus, l’Helvétie a pour habitude de composer, de négocier entre les différents tendances. Face à un parti représentant pas loin d’une voix sur 3, les journaux pourront-ils tenir le même discours ? Les électeurs de l’UDC seront-ils toujours taxés de xénophobes ? A l’étranger, cela ne fait aucun doute, mais dans ce montagneux pays, où les journaux doivent compter avec un lectorat relativement réduit, on en doute. Comment évoquer qu’un tiers des votants suisse soit d’extrême droite ?

Avant de passer en revue les arguments qui donneraient à croire que ce parti n’est pas qu’une simple droite nationaliste, observons le taux de participation. On se gausse dans notre pays d’avoir atteint les 50 %, alors que la campagne s’est déroulée de manière très virulente, les invectives volant très bas et les appels au vote se répétant ad nauseum. Jamais on avait vu l’électorat et les politiques se mobiliser de la sorte, les manifestations se voyant opposer des contre-manifestations, les journaux analysant les penchants politiques de tous les candidats, les tracts s’échangeant à toute vitesse de mains en mains. L’agitation est à mettre en relation avec celle ayant suivi la qualification de Le Pen au deuxième tour des présidentielles françaises de 2002, qui eut pour résultat le taux record de presque 80 % de participation. Entre la France de 2002 et la Suisse de 2007, on passe à peu de choses près du simple au double. La démocratie suisse, ce n’est pas tellement une affaire populaire.
(suite…)

21 commentaires

Dis, papa, c’est quoi un raciste ?

Mon fils, ne cède pas à la croyance populaire : un raciste des temps moderne n'a rien en commun avec les partisans nazi. Au contraire, il s'en sert pour se convaincre que lui, il n'a rien en commun avec ces barbares d'une époque révolue; les formes les plus extrêmes de racismes permettent à d'autres formes, aujourd'hui, de s'épanouir totalement décomplexées. Ainsi, de nombreux comportements racistes peuvent être quotidiennement observés dans nos sociétés démocratiques, sans que personne ne s'émeuve. Car mêmes les partis d'extrême-droite trouvent gênants les liens occasionnels entre leurs cadres et les nostalgiques du IIIème Reich; la mue, observée…

15 commentaires

Humour noir : on a perdu Dieudonné

Enfin, ce n'est pas comme si on avait un doute. Mais il arrive, si c'est possible encore, à être plus extrémiste encore. Ne serait-ce sa couleur de peau, cet homme-là aurait sa place chez les Hammerskins : [...] Dieudonné prend la défense des autorités iraniennes, «très hostiles à l'Etat d'Israël et à sa politique coloniale et raciste», ce qui «ne signifie nullement qu'elles soient "antisémites"». Rappelons que le président iranien, Ahmadinejad, a qualifié la Shoah de «mythe». Et appelé à ce qu'Israël soit rayé de la carte. Selon Dieudonné, les juifs sont également puissants en France. «Je ne serai probablement…

18 commentaires