Economie: l’Etat est de retour. Ah bon, il était parti ?

A en croire les économistes qui font volte-face sans tabou depuis le mois septembre 2008, les règles du jeu national, voire internationale vont s’en retrouver changées. L’Etat, longtemps absent grâce au consensus néo-libéral regano-thatchérien de la fin des années 70 – début 80, va réimposer des règles et même une morale à ses citoyens. Terminé le désengagement et le laisser-faire, voici venu à nouveau le temps des politiques keynésiennes (investissement de l’Etat dans l’économie) et du grossissement étatique propre aux périodes de crises. L’Etat va enfler, se boursouffler sous les nouvelles tâches; mais le régime alimentaire de ces dernières années était-il vraiment si frugal ? Ou au contraire, n’est-ce qu’une obésité plus prononcée qui se profile à l’horizon ?
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La constitution suisse est plus morale que ses habitants

Extraordinaire victoire pour les défenseurs de l'équité et l'égalité fiscale en Suisse : l'impôt dégressif, a décidé le Tribunal fédéral ((Plus haute instance juridique suisse )), est contraire à la Constitution suisse. Tout le monde devrait s'en féliciter, au vu des problèmes posés par un tel impôt précédemment abordés ici. C'est le résultat du combat d'un seul homme, Josef Zisyadis (Parti ouvrier populaire, communiste), qui a passé outre les pressions exercées à son encontre, des pressions qui avaient découragé en…

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Réponse à un vrai libéral français, Jacques de Guénin

jacques de guenin portraitC’est avec beaucoup d’attention que j’ai lu et relu le discours Oui, le libéralisme est social, prononcé le 10 septembre 2005 par Jacques de Guénin, qu’un ami m’a transmis. Les vrais libéraux se font de plus en plus rares, aspirés par les tendances conservatrices et/ou nationalistes, et s’éloignent progressivement de l’idéologie des Adam Smith, John Locke ou Alexis de Tocqueville. La France, avec sa droite étatiste, est peut-être l’exemple le plus patent que, contrairement aux idées reçues, l’identité « droite » = « néo-libéralisme » est fausse. Ce que n’empêche pas aux méthodes libérales d’être, depuis une vingtaine d’années, au coeur de l’action politique occidentale (y.c. Japon).

Cet article se veut une réponse non pas point par point, mais générale à ce discours. Il n’a pas pour but de tourner en dérision l’auteur, car les hommes défendant ainsi le libéralisme sont rarement de mauvaise foi. Mais lorsqu’il s’agit d’exposer ce qu’est le libéralisme, la tentation d’en appeler aux pères fondateurs est si grande qu’une cécité idéologique vient fausser la bonne foi de départ.

Pourquoi le libéralisme économique doit-il être combattu, comment est-ce que la gauche s’adapte aux défis comtemporains, je vais tenter de répondre brièvement aux critiques théoriques et pratiques de M. Jacques de Guénin. Histoire de « donner des armes », comme dirait celui-ci, pour combattre l’idéologie libérale.
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La concurrence « sauvage » des cantons suisses

La concurrence fiscale bat son plein de la petite Helvétie : après les cantons - subdivision administrative suisse - de Schaffhouse, Schwytz et Nidwald lors de ces deux dernières années, Obwald au mois de janvier 2006 et peut-être prochainement Lucerne et Zoug, l'est suisse s'est lancé dans une concurrence effrénée dans la baisse d'imposition. Pourquoi choisir le terme "sauvage" pour décrire la concurrence fiscale que se livre les différents cantons suisses ? Parce qu'il reste toujours aussi étonnant qu'une majorité…

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Le prix de l’essence…

… et ses réactions stupides.

Le prix de l’essence atteint des records, bien qu’en termes relatifs, il est encore bien en deçà des années 70, lors des crises pétrolières. Il devient cher de se déplacer, cher de se chauffer, et même si pour l’instant, cela ne s’est pas répercuté en inflation, ça ne devrait pas tarder avec le prix actuel.

Le symptôme est visible, et les causes connues : entrée de l’Inde et de la Chine dans les pays massivement consommateurs de pétrole (pression de la demande), peur de la raréfaction de la matière première (toujours pression sur la demande), vaguement une raréfaction de l’approvisionnement, avec l’Irak devenu simple petit exportateur depuis 1991 (phénomène renforcé depuis 2003, raréfaction de l’offre), et plus récemment le cyclone Katrina qui dévaste des rafineries dans le sud des USA (toujours raréfaction de l’offre). Ces 2 derniers phénomènes sont toutefois à relativiser, puisque l’Arabie saoudite ne cesse d’augmenter son exportation de brut, et peut combler quelques déficits passagers. Toutefois, ce n’est pas parce que aujourd’hui la pétromonarchie peut augmenter sa production et obtenir un résultat, que demain ce sera le cas. Ses capacités productives sont quasiment au maximum, et elle ne pourra pas, quelques soient les gémissements occidentaux, quelques soient les pressions exercées par les USA, aller au-delà.

Conclusion ? Le prix de l’essence va augmenter. L’offre peut encore augmenter, l’Irak peut à nouveau redevenir un grand pays exportateur, mais il faut se rappeler qu’au faîte de sa gloire, le pays ne dépassait pas le 10 % de la production mondiale. L’Arabie saoudite, c’est près de 25 %, et elle est en panne. Donc l’offre aura beau monter d’un chouillat, elle ne comblera pas les problèmes matériels de surplus de demande et psychologique de crainte du consommateur. L’essence, plus que jamais, va être chère.
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