L’espoir suisse d’un apostat algérien – Atef Khelili

(cet article, en version éditée, est paru sur Heidi.news - archive - 2) En Algérie, alors que l’écrivain Boualem Sansal et le journaliste Christophe Gleizes sont emprisonnés pour des déclarations qui ont déplu au gouvernement, l’absence de liberté d’expression frappe de plein fouet aussi des apostats et des blasphémateurs. Dans le pays maghrébin, remettre en question l’islam peut mener à l’incarcération. C’est l’amère expérience faite par Atef Khelili qui, bien que sorti de prison aujourd’hui, continue à faire face au…

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La fin de l’ordre libéral – un appel à la mobilisation

L'élection de Trump n'est pas qu'une catastrophe pour les Étasuniens, qui auront à subir le programme du Projet 2025; elle est, également, la fin de l'ordre libéral. L'ordre libéral est la structure mise en place dans l'Après-Guerre destinée à résoudre les conflits entre Etats : au moyen d'institutions comme l'ONU, l'OMS, l'UE même, il était ambitionné de mettre fin au cercle vicieux de la guerre. Inspirés par le libéralisme économique des Britanniques, ou le libéralisme politique des Lumières, on pensait avec Bentham…

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La fin du libéralisme et la fin de la culpabilité – Israël perdra la guerre

Le sentiment culpabilité vis-à-vis des victimes, qui a conduit à la construction de l'ordre libéral mondial après la Seconde Guerre Mondiale, est en perte de vitesse depuis un peu plus d'une décennie en Occident. Il n'est pas étonnant que l'ordre libéral soit lui aussi mis à mal. Les événements qui s'accélèrent au Proche Orient depuis le 7 octobre 2023 nous le démontrent sans détour, il n'est plus question d'avoir honte des crimes commis lors de l'holocauste par exemple. Ainsi, si…

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Coronavirus, le monde d’après : La liberté des uns passe par la liberté des autres

Il est temps de réfléchir. Pour tous les pays où l'Etat d'urgence ou de nécessité a été déclaré, nous n'avons plus que ça à faire. Penser le monde, nous penser nous-même. On nous enlève le bien le plus précieux qui soit - au nom du bien commun - notre liberté chérie. Notre droit de profiter du soleil radieux, de l'échange impromptu avec un voisin, et de rire de l'enfant qui pose une question brute et déplacée dans la rue. Jouïr…

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De la liberté d’expression (totale) expliquée

On a commencé à mourir sur le champ de bataille de la liberté d'expression, aussi bien du côté de ceux qui l'aiment que du côté de ceux qui ne la connaissent pas. On a commencé à mourir à des milliers de kilomètres de l'endroit où le prophète de l'Islam a été caricaturé; ces morts seront suivis, à n'en pas douter, par d'autres qui seront bien plus proches du lieu de l'acte blasphématoire, et qui mettront tout en oeuvre pour ne…

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Et surtout… la santé !

Charlie est mort, vive Charlie. La France se réveille avec la gueule de bois du pays touché par le terrorisme. Au même moment où des esprits libres se sont évanouis pour de bon, 2'000 morts au Nigeria victimes des djihadistes de Boko Haram nous rappellent que c'est un combat contre lequel nous ne sommes pas tous également armés. Les Français, eux, avaient des plumes; les Nigériens, eux, auraient peut-être souhaité en posséder. Quant à Breivik, lui, il se marre dans…

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Les 4 (quatre) accords toltèques : la voi(x)e Coelho de l’Amérique centrale

Aime-toi toi-même avant d'aimer ton prochain. Voilà résumés, mais je pense sans raccourci, les 4 accords toltèques tels que présentés par Don Miguel Ruiz Ruiz Don Miguel, Les quatre accords toltèques, Edition Jouvence, 2005. Une sagesse ancienne, que l'on retrouve à peu près dans toutes les cultures. A chacun de trouver sa voie, de suivre sa propre initiation, car toute l'humanité serait "à la recherche de la vérité, de la justice et de la beauté". D'autres remplaceraient ce triptyque par…

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Michel Foucault « Surveiller et punir », ou la prison normalisatrice : une allégorie sociétale

Souvenez-vous : il y a 35 ans, Foucault s’en prenait à l’univers carcéral. Incapable de répondre aux attentes des politiciens, de la société ou des prisonniers eux-mêmes, la prison française était victime de la révolte de ses occupants, du défaitisme politique et de l’incompréhension du grand public. C’était 6 ans avant l’abrogation de la peine de mort (et donc de l’adhésion pleine et entière à la prison comme seule réponse à la délinquance), mais aussi 150 ans après ses premiers essais à grande échelle en Hexagone. Foucault écrivait alors que rien n’était vraiment nouveau, que les problèmes de l’univers carcéral étaient structurels, presque ontologiques à la prison; pour preuve, presque 4 décennies plus tard, les questions sont rigoureusement les mêmes, et les réponses aussi – comprendre, inexistantes. La seule différence, c’est que l’emprisonnement – la privation de liberté – comme riposte à l’illégalité pénale s’est encore plus engoncée dans ses certitudes, à peine effleurée par les complications endémiques que sont la criminalisation des petits délinquants et de la surpopulation des établissements pénitentiaires; rien, ou presque, n’a changé en deux siècles, les attentes contradictoires sur ce que doit être la prison sont rigoureusement identiques, et les échecs tout aussi patents.

Dans son « Surveiller et punir » de 1975, Michel Foucault ouvre la réflexion sur l’artifice du supplice : grand déballage qu’on qualifierait aujourd’hui « d’évènement médiatique », les scènes de tortures n’avaient pas pour objectif – selon le philosophe – de décourager seulement la reproduction de l’acte condamné, mais principalement de rappeler quelle était la puissance du prince, seul habilité à décider du bien et du mal. Atteint dans les fondements de sa légitimité par le forfait accompli, il livrait en place publique un combat contre le criminel – un combat joué d’avance. La crainte du peuple n’était pas seulement un effet de bord, mais bien l’objectif recherché; la cohésion dont faisait preuve la populace lors de ces démonstrations soudaient autour du souverain re-légitimisé, garantissait la pérennité de la soumission de ses sujets.

(suite…)

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