Has Safari Club International just made an insightful mistake on Zambia’s ban of elephant trophies ?

Safari Club International is an extremely efficient lobbying organisation that may have made a mistake demonstrating how powerful they are. During the « African Wildlife Consultative Forum » in Arusha, the U.S. Fish and Wildlife Service lifted the ban on import of Zimbabwe elephant trophies. The problem is that Safari Club International announced the ban as aiming not only to Zimbabwe, but also to Zambia. Should we expect soon a new lift, due to the pressure of the hunter’s lobbying group?

Who is Safari Club International?

Safari Club International (SCI) is a powerful US lobbying organisation which promotes hunting worldwide. They claim to have more than 50,000 members and 180 local chapters. In its last fiscal year, the Club spent over USD 8 million in fundraising, out of 22 million of total expenses. They have a Foundation (SCIF) that is in consultative status with ECOSOC, meaning that SCIF can enter the United Nations and any specialised agency, lobby 193 member-states, and take the floor during any official event (if NGOs are given the floor). The NGO pretends that hunting equals to conservancy, since hunting regulates animal population and supports local community. Should you be tempted to believe this narrative, read the exhaustive National Geographic’s article « Is Trophy Hunting Helping Save African Elephants? ». For the lazy readers: it does not, since corruption prevents the local population to get the money spent by hunters.
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Féminisme: #metoo, un énième signe du changement de régime égalitariste

Au degré de culture auquel est parvenu le genre humain, la guerre est un moyen indispensable pour la perfectionner encore ; et ce n’est qu’après l’achèvement (Dieu sait quand) de cette culture qu’une paix éternelle nous serait salutaire et deviendrait possible.
Kant, Conjectures sur les débuts de l’histoire humaine

L’émergence du féminisme dans les années 60 est le plus grand bouleversement intellectuel depuis la pensée rationnelle socratique. Sauf que Socrate n’a « que » changé la manière de penser d’une élite, alors que les féministes ont redéfinis les rapports de forces entre homme et femmes, ont renvoyé des traditions millénaires aux oubliettes, ont émancipé l’humanité de son obsession de la nécessité naturelle. Ce n’est pas un hasard si le féminisme accouchera du respect des minorités sexuelles, du droit à l’avortement, de l’écologie, et surtout de la a pensée post-moderne : tout ce qui était inenvisageable jusqu’alors, car la société qui encadrait la reproduction (ou plutôt la survie de l’espèce), est balayé. La contingence s’impose et devient norme. Les femmes deviennent plus que de simples outils à procréer, et accèdent à la catégorie si enviée d’êtres pensants. Les femmes devenant plus qu’un simple utérus, les bases du patriarcat oligarchique sont soufflées. Un Etat total, avec pour nouvelle idéologie l’égalité totale, sort des cendres du vieux monde.
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C’est toi qui l’a voulu

C’est au milieu des souris qui dévorrent les miettes de pain rassi que j’ai eu la mauvaise idée de laisser traîner, et quelques fourmis qui parcourent l’écran comme de mauvais pixels, qu’une vague de nostalgie me prends. Les chiens de garde aboient au dehors, seule la pluie les interrompt. Quelques cafards se rappellent à mon bon souvenir de temps à autre, et mes habits séchés au soleil sentent la lessive bon marché. Est-ce qu’il s’agit là de lignes de plaintes, que je terminerai par un @SwissConfederation ? C’est en fait tout le contraire. Mes réflexions, mes voyages, mes discussion, et mes intuitions me poussaient à le faire. Recommencer à zéro, pour plus d’humilité. Restreindre mon train de vie, qui n’avait rien d’exhubérant, mais que je ressentais malgré tout comme de l’opulance. Travailler dans un nouveau combat perdu d’avance, non parce que je pense pouvoir le gagner, mais parce que si ne mène pas la lutte de toutes mes forces, la honte recouvrera mes derniers instants de lucidités. Expérimenter enfin l’Afrique, elle qui m’a tant donné, et à qui je ne pourrai jamais rembourser ma dette.
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La parole est d’or, le silence d’argent

C’est avec mes doigts que j’écris, avec mon cerveau que je réfléchis, mais la vrai révolution, elle est à chercher dans la langue. C’est avec elle que je communique avec l’autre, que je j’établis des ponts qui sont immédiatement empruntés par moi et par mes interlocuteurs.

Mes doigts sont sourds. Mon cerveau est muet. Ma bouche, elle, a la chance d’être connectée avec mon oreille. C’est un travail d’équipe: action et réaction. Je comprends, et je réagis en fonction. J’adapte, je précise, je compatis.

La parole révèle et crée. Le monde est non pas parce que la lumière fût, mais parce que la parole fut dite. Elle fut dite à quelqu’un. Un homme, une femme, était là pour écouter. Et recevoir. Et dire merci.
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Des géants décimés pour une poignée d’ivoire, les dessous du braconnage d’éléphants au Kenya

La Tanzanie en 6 ans a perdu 60% de ses éléphants. Si par conséquent rien n’est fait, il ne reste que 4 courtes années pour pouvoir voir des éléphants dans ce pays. La pauvreté, l’appât du gain mâtiné de corruption et l’ignorance forment le triptyque dévastateur menant à la ruine de la mégafaune en Afrique. Tous les pays africains, même les plus soucieux de préserver leur richesse naturelle, sont aujourd’hui confrontés au fléau du braconnage. Afin de mieux appréhender la réalité de la lutte pour sauvegarder ce qu’il reste de la vie sauvage en Afrique, je suis parti pour deux semaines afin de participer à un programme au Kenya de soutien aux Rangers. J’y ai rencontré des héros parfois inconscients des dangers auxquels ils font face, car pour une poignée de dollars ils risquent leur vie pour protéger les derniers géants de la savane. Une rencontre passionnée, marquée de respect pour des gens qui risquent tout sans avoir des moyens à la hauteur de leur tâche.

Elephant braconné dans le parc de Tsavo, KenyaLes éléphants disparaissent de l’Afrique, mais pour la plupart d’entre nous cela ne reste que des chiffres qui se soustraient. Car on ne prend conscience de la valeur d’un éléphant que lorsqu’on voit le cadavre de l’un de ces mastodontes. Un immense sentiment de gâchis se mêle à l’odeur insupportable de la putréfaction. Tout ça pour ça ? 5 tonnes ou plus de viande qui ne seront pas même consommées, des mouches qui s’activent avec frénésie, et l’on remarque à peine la défense manquante de l’éléphant trépassé. Pour quelques kilos d’or blanc (environ 2’000 dollars le kilo sur le marché, mais le prix de vente peut atteindre 30 fois cette somme !), les vrais rois de la jungle se font mettre à mort. Car les braconniers, soucieux d’opérer rapidement, tuent la plupart du temps les éléphants pour une seule défense. Ce n’est que s’ils pensent ne pas avoir été repérés par les rangers qu’ils reviennent par la suite sur le lieu de leur méfait pour s’emparer de la défense restante. Les scrupules, les regrets appartiennent au monde de ceux qui observent les éléphants évoluer sans un bruit dans leur milieu naturel, émerveillés que de si grands animaux puissent se déplacer en silence. C’est cet univers, fermé aux braconniers vénaux, que les rangers du Kenya s’acharnent à préserver.

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Virunga, SOCO, complicité des banques

(English version of the letter to UBS is available here)

Le parc des Virunga est le plus ancien parc naturel d’Afrique. Il abrite les derniers gorilles des montagnes, des pêcheurs qui vaquaient en toute quiètude à leurs activités, et foule d’animaux en voie d’extinction, comme les éléphants. Je ne saurais trop conseiller le documentaire « Virunga », un documentaire qui fait figure de manifeste de combat pour une région où les convoitises de l’entreprise pétrolière « SOCO International » sèment la mort et la corruption, et augmente le braconnage des espèces animales menacées.

L’une des manières de venir en aide à cette région qui n’a franchement pas besoin d’aide extérieure pour avoir des problèmes, c’est d’écrire systématiquement à tous les actionnaires de « SOCO International ». La liste intégrale est disponible ici. Ma banque faisant partie de ces actionnaires, voici ce que je lui ai écrit ce jour. N’hésitez pas à vous en inspirer, mais ce type d’action a déjà mené l’Eglise d’Angleterre à réagir (oui, elle fait partie des actionnaires!). A vous de jouer.
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La réponse de la Jordanie sera ferme, terrible et forte

Daech, l’Etat autoproclamé islamique, vient une fois encore de nous rappeler combien de chemin a été parcouru en Occident dans son rapport à la violence. A la suite des deux assassinats des reporters japonais, l’Etat totalitaire islamique, l’Etat totalisant islamique, a brûlé vif dans une cage un pilote jordanien capturé. Le procédé d’exécution est insoutenable, il est difficile de garder son sang-froid face à la bestialité dont fait preuve le gang à la tête de Daech. Semaines après semaines, les tweets, les messages enregistrées, des vidéos atroces mises en scène nous confortent dans le choix des sociétés basé sur l’égalité et la liberté. Nous n’avons plus le goût du spectacle de la sorcière que l’on met à mort sur un bûcher.

Seulement voilà, malgré tout ce que peuvent avoir d’odieux et d’exécrable nos barbus du Moyen Orient, il convient d’éviter de verser dans l’angélisme, ou au contraire dans la diabolisation. Point d’angélisme, car ces désaxés sont nos ennemis; ils nient toute humanité et réfutent toute différence possible pour l’humanité. Ils combattent pour un monde uniforme, soumis à des règles divines définies par une poignée de leaders à la tête du gang. Ils meurent par grappes parce que le principe même d’une universalité qui ne se plierait pas à leurs préceptes est inacceptable. Cette forme de totalitarisme ne (re)connaît pas l’autre, et lorsque l’autre est inexistant, la table des négociations n’est occupée que par une partie sur deux. La négociation n’étant plus une option, il convient de mettre fin au cancer nihiliste qui nous ronge. Daech doit disparaître, et cela physiquement. En dehors de la solution militaire, on voit mal quelle stratégie pourrait voir le jour pour remplir le cahier des charges.
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De la liberté d’expression (totale) expliquée

On a commencé à mourir sur le champ de bataille de la liberté d'expression, aussi bien du côté de ceux qui l'aiment que du côté de ceux qui ne la connaissent pas. On a commencé à mourir à des milliers de kilomètres de l'endroit où le prophète de l'Islam a été caricaturé; ces morts seront suivis, à n'en pas douter, par d'autres qui seront bien plus proches du lieu de l'acte blasphématoire, et qui mettront tout en oeuvre pour ne pas passer de vie à trépas sans emmener avec eux des innocents. La mondialisation exporte et importe l'idéologie tout comme…

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