Articles qui ont été publié ou auraient pu l’être. La valeur informative devrait être supérieure aux autres billets.

Et parfois c’est le style qui compte.

Joaquí­n José Martínez, un témoignage essentiel sur la réalité des couloirs de la mort aux USA

La peine de mort, tout le monde a son avis sur le sujet, variant entre l'inacceptable, "l'inacceptable mais" ou le carrément justifié. Le sujet est si sensible, si profond que tout un chacun se sente légitimé à se prononcer. Et souvent de manière tranchée. Joaqui­n José Marti­nez était à Genève à l'occasion de la journée des villes pour la vie et contre la peine de mort, en ce vendredi 30 novembre 2007. Survivant des couloirs de la mort, son témoignage…

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De l’impossibilité des races

Sus au politiquement correct, appelons un chat un chat, et cessons de prendre des pincettes pour exprimer ce que nous savons tous être vrai ! Les races existent, et ce n'est pas être raciste que de dire qu'il existe des différences entre les hommes ! Sous ce cris du coeur lancé périodiquement dans le débat politique ou dans le cercles des proches, que nous avons tous entendu - voire auquel nous avons participé - se cachent sans coup férir les…

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Prague, capitale impériale

Il est presque aussi difficile d'entendre parler tchèque au centre ville de Prague, que d'obtenir un sourire d'un indigène. On ne saurait dire qui de l'héritage communiste ou de la mentalité slave est le plus responsable du manque de courtoisie en Bohème. Le résultat est assurément une absence de sens commercial et d'égards pour les touristes, qui malgré tout ne se privent pas de visiter une si ensorcelante cité. On est tenté de fuir les lieux touristiques, de se mettre…

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La solennité en concentré

Theresienstadt était l'un des innombrables villages qui fût transformé en ghetto il y a de cela sept décennies. Avec son propre camps de concentration, une forteresse de l'époque des Habsbourg, il répondit aux critères de salubrité voulus par les geôliers à la brune chemise : typhus principal compagnon de chambrée des prisonniers, une toilette pour 100 à 600 locataires forcés, pas de matelas, pas de nourriture; en comptant les pertes consécutives aux déportations vers Auschwitz, une personne sur mille survivait…

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Il y a 10 ans, le sommet de la Terre s’ouvrait à New-York. Qu’en reste-t-il ?

Dans le grand théâtre mondial, certains comédiens changent de costume aussi rapidement que dans une représentation de Kabuki. Prenons par exemple le sommet de la Terre à New-York, qui s'est tenu du 23 au 27 juin 1997. Cinq ans après le sommet de Rio, les leaders politiques des quatre coins de la planète se retrouvent pour parler de l'état de la planète. Et à nous plonger dans les archives, il est difficile de garder l'image d'une administration Clinton mettant tout…

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Peine de mort : « Et si c’était votre enfant ? »

"En tuant un criminel", disait Rousseau, "nous détruisons moins un citoyen qu'un ennemi"; on ne compte pas le nombre de célèbres intellectuels qui, à l'instar du théoricien de la Révolution française, se sont faits les défenseurs de la peine capitale, une sanction héritée d'une époque où l'agitation sociale était d'un tout autre ordre. Elle n'est pas, comme on se plaît à le montrer, l'apanage d'extrémistes haineux étasuniens ou d'anti-démocrates chinois; la peine de mort est une question de portée universelle,…

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Big Fish

Dans tout mensonge, il existe une part de vérité.

Jouons franc jeu : il m’est totalement impossible d’être calme, objectif ou dans un état mental serein requis pour l’écriture d’un commentaire cinématographique qui se voudrait neutre sur Tim Burton. Complètement déjanté, il fait partie de cette clique de réalisateurs qui, depuis Eisenstein, n’ont cessés de développer le vocabulaire et la grammaire du 7ème art. Il a compris, aux côté des Fritz Lang, Kubrick ou Welles, que le cinéma n’est pas simplement un montage de photographies superposées les unes sur les autres. Il existe un cadrage, oui, mais les interstices calés entre les scènes sont des univers que « quelques uns » ne savent exploiter; Burton fait partie des « quelques autres », raison pour laquelle il restera, sans doute, parmi les quelques 50 ou 100 réalisateurs qui auront marqués le XXème siècle, le siècle du cinéma. Souvent subversif, anti-conventionnel, sensible, il fait voyager un spectateur qui oublie à chaque fois combien il va cruellement souffrir, lors de l’immanquable retour à la réalité de fin de projection; le monde semble si monochrome, en comparaison, et manque tellement de merveilleux.
(suite…)

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