C’est toi qui l’a voulu
C’est au milieu des souris qui dévorrent les miettes de pain rassi que j’ai eu la mauvaise idée de laisser traîner, et quelques fourmis qui parcourent l’écran comme de mauvais pixels, qu’une vague de nostalgie me prends. Les chiens de garde aboient au dehors, seule la pluie les interrompt. Quelques cafards se rappellent à mon bon souvenir de temps à autre, et mes habits séchés au soleil sentent la lessive bon marché. Est-ce qu’il s’agit là de lignes de plaintes, que je terminerai par un @SwissConfederation ? C’est en fait tout le contraire. Mes réflexions, mes voyages, mes discussion, et mes intuitions me poussaient à le faire. Recommencer à zéro, pour plus d’humilité. Restreindre mon train de vie, qui n’avait rien d’exhubérant, mais que je ressentais malgré tout comme de l’opulance. Travailler dans un nouveau combat perdu d’avance, non parce que je pense pouvoir le gagner, mais parce que si ne mène pas la lutte de toutes mes forces, la honte recouvrera mes derniers instants de lucidités. Expérimenter enfin l’Afrique, elle qui m’a tant donné, et à qui je ne pourrai jamais rembourser ma dette.
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