Ergo Proxy

Pour savoir penser, il faut savoir voyager.

Ergo proxyMalgré l’affirmation « je pense donc je suis » de l’animé Ergo Proxy, ses prétentions philosophiques sont relativement limitées. Bien que tel un Rousseau, Ergo Proxy clame « c’est de l’homme que j’ai à parler » et que ses références aux philosophes occidentaux s’accumulent tout le long des 23 épisodes (Descartes bien sûr, mais Derrida, Lacan, Husserl, Platon, Rousseau, Sartre, et tant d’autres sont de la partie), le film d’animation japonais n’explore pas sérieusement les différents maîtres à penser qu’il mentionne, sauf Descartes bien entendu. Des hommages artistiques appuyés sont rendus à Michelangelo (son épitaphe, ses sculptures), le Cuirassé Potemkin (les escaliers en colimaçon interminables), 2001: A Space Odyssey (le plus grand raccord de l’histoire du cinéma, lorsque l’os portée vers le ciel devient vaisseau spatial). Ils sont légion à vrai dire, mais ils sont décoratifs et non explicatifs. Toutefois, loin d’être une pensée superficielle, si l’animé Ergo Proxy ose le syncrétisme c’est pour mieux rappeler que derrière toute la verbosité philosophique (la logorrhée?), un dénominateur commun nous unit tous : nous cherchons tous autant que nous sommes à grandir, évoluer, progresser.

Il est donc difficile de justifier une telle pièce maîtresse de l’animation japonaise qui a pour parti pris de n’accéder qu’en surface et émotionnellement à la pensée. Néanmoins, parce qu’Ergo Proxy est paradoxal, et reste une série bavarde, cumulant des références et des positions pour mieux les détruire, il paraît acceptable d’en décrypter les contours. L’arroseur est arrosé, certes, mais c’est le lot de toute oeuvre d’art qui utilise le support même qu’elle dénonce. Paradoxe, disions-nous. Il ne nous reste qu’à commettre l’impair d’être compliqué pour expliquer le simple.
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How Cuba undermines human rights: A true human rights defender can’t support Cuba

UPR of CubaA long time ago, I considered Cuba as a power against a uniform, unequal and tough Western-driven world. Cuba was the sand in the gears, reminding everybody that women’s rights and minorities’ rights have to stay high on the agenda. This was my belief until I started working in the human rights field. Whilst it is true that Cuba is facing one of the most prominent long-lasting injustices of our time (the US Embargo), the Caribbean Island is also creating more injustice for people both at home and abroad. It came as a shock when I realised the extent to which Cuba was pro-actively engaged in undermining human rights. One should consider this: all states are following their own national interest. However, as long as this interest does not conflict with human rights, they should not undermine the latter. In many Western countries, human rights are even considered as a national interest. In the case of Cuba, however, diplomats behave like employees of all dictators: they mix the ruler’s interests with the country’s interests. They lie, cheat, and see civil society as a threat, and refuse to engage into any dialogue. How could one see them as a voice of the poor? Cuba is the voice of dictators. Only a fool could see Cuba as a defender of the poor and excluded. At least this is my perspective from Geneva, the worldwide capital of human rights, and my view is based on how Cuba is dealing with international mechanisms, notably the Universal Periodic Review (UPR).
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