Les invasions barbares

(message original du 16-11-2003 @ 01:48:59)

En francophonie, l’accent le plus méprisé est sans conteste le québécois. C’est presque devenu un sport national que de vanner les expressions et autres accent de la Belle-Province.

Pour dépasser ces a-priori somme toute assez primaires, le cinéma est un outil absolument formidable; la force que dégage de ce média, lorsqu’il est bien maîtrisé, est un défi à toute la méfiance que se construit notre espèce vis-à-vis de ce qu’elle ne connaît pas, ne comprend pas.

Les invasions barbares parlent de ce qui est commun à l’être humain : la superficialité, la spiritualité, l’amitié, la paternité, la vanité, l’amour et surtout la mort. On tente donc plus de rapprocher que d’éloigner.

Car les barbares, faut-il le rappeler, sont les étrangers, l’alter : on n’aime pas ce qui est différent, et est différent ce qu’on ne connaît pas. Des images chocs, distillées dans film comme de la nitroglycérine dans un jus de fruit trop doux, nous posent la question de savoir ce que nous comprenons réellement du monde qui nous entoure.

Il y a de nombreuses manières de tenter la quête du Pourquoi : les femmes, la lecture, l’action politique. D’autres de baisser les bras : la drogue, l’hédonisme. C’est une question de choix, mais un choix dans les limites des possibilités offertes par notre enfance, notre éducation. De toute manière, rien ne nous aide vraiment à trouver la raison de notre existence, ni même ne nous rapproche d’une solution à cette quête immémoriale; Denys Arcand semble d’ailleurs nous dire que l’on cherche le sens de la vie ou non, tout n’est que temporisation, on ne fait que repousser notre adieu à ce monde.

La religion, une réponse ? En socialiste convaincu, rationaliste acharné, le protagoniste principal (Rémy Girard) rejette la foi chrétienne aux oubliettes de l’histoire; tant mieux, l’attentat du 11 septembre, montré de près, est une histoire de religion. Ou du moins, la religion sert de faire-valoir, comme toujours depuis deux mille ans.
(suite…)

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Cube

(message original du 17-10-2003 @ 04:04:35) Un homme apparaît dans une salle, apeuré, et nous fait comprendre que l'endroit dans lequel il se trouve n'est pas aussi reposant qu'une semaine balnéaire. D'ailleurs, ça ne manque pas, il va se faire hacher menu dans la seconde qui suit, une centaine de fils à couper le beurre le réduisant en apéricubes pas exactement appétissants. J'ai jamais aimé les rouges, d'ailleurs, et maintenant je sais pourquoi. Les dés sont jetés, le décor se…

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