Obama commence à gagner… contre McCain

Barack Obama ne gagne pas seulement des délégués. Il ne raffle pas seulement les super-délégués. Il provoque en plus des défections au sein des adversaires : cinq personnes, et aujourd'hui le responsable de la stratégie publicitaire, ont déjà déserté le camp de McCain, leur admiration pour Obama devenu incompatible avec leur tâche de défendre McCain. McKinnon, le responsable en question, avait déclaré, lors des joutes primaires républicaines, alors que l'avenir d'Obama était encore incertain : "[...] Je crois [que Barack Obama] est honnête et indépendant, et, si il est élu, je pense qu'il enverra un grand message au pays et…

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Obama et la continuité de la politique US; révolution programmée ?

Obama est certainement ce qui arrive de mieux aux USA depuis Kennedy. Un souffle d’air frais, une intelligence réellement idéale et non de circonstance uniquement, une empathie qu’on avait jamais vu parmi les politiciens de ces cinquante dernières années. Diplômé en relations internationales et en droit, il a su marier ses années d’éducation avec un militantisme tout d’abord éloigné des querelles politiques. Il est atypique dans l’univers politique étasunien; mais est-ce pour autant qu’un homme seul peut changer un pays tout entier ?

En matière de direction d’un Etat, la démocratie a tendance à placer des espoirs bien trop élevés sur ses dirigeants. Les attentes dépassent la marge de manoeuvre d’un leader politique, soumis à des contraintes invisibles; un homme politique, même élu, doit composer avec la situation crée par son (ses) prédécesseur(s), un contexte économique (et les moyens hérités de celui-ci), des alliances de circonstances, les promesses lancées durant sa campagnes, l’état des relations avec ses partenaires, etc. C’est pourquoi, à l’arrivée, l’électeur est parfois déçu du résultat, il ne comprend pas le décalage entre la volonté affirmer de procéder à des réformes, et le peu d’action entreprises par celui-là même qu’il a élu.

Ainsi, on a tendance à user de ce lieu commun du « ils sont tous pareils », prélude à un « tous des pourris ». Cela pour bien souligner que la classe politique, dans son ensemble, est peu courageuse, et qu’à droite comme à gauche, le statu quo est privilégié. Bonnet blanc ou blanc bonnet, au nom du réalisme, on approche les relations internationales comme une longue suite d’évènements qui se répètent plutôt que comme des ruptures. Et très souvent, c’est à juste titre, les réformes étant par définition plus hasardeuses que le statu quo; dans le premier cas, qui en dehors des devins serait à même de prédire avec certitude les résultats ?
(suite…)

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Communistes à New York

Mais qu'est-ce que c'est, à la fin, cette grève à New-York ? Comment ces gens, qui devraient être heureux d'avoir du travail, osent-ils empêcher toute la capitale financière de fonctionner ? Vous trouvez ça normal, vous, que les Newyorkais soient depuis deux jours maintenant obligés d'aller au travail à pied, en taxi ou en voiture ? Surtout que cette dernière possibilité est illusoire, à Big Apple. De quel droit des sinistres individus prennent-ils en otage toute une ville ? Se rendent-ils compte des dizaines de milliers de milliards de dollars qu'ils font perdre à l'économie américaine ? Bande de bolchéviques…

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