Gremlins

Selon l’âge dont dispose le lecteur enthousiaste de cet article, le titre a de grandes chances d’évoquer un conte aussi fort que sorti des frères Grimm. Et pourtant : à l’origine, Gremlins est tout juste de la bonne série B. Des personnages peaufinés, un scénario et une ambiance sympatoche, mais de la série B malgré tout.

J’en veux pour preuve l’humour décalé des monstres : les gremlins plante dans l’appendice charnu arrière des seringues, se déguisent en femelles gremlins (scène que l’on revoit dans le second opus), jouent aux cartes, s’émerveillent devant Blanche Neige et les 7 nains. Les gremlins ont des répliques que pourraient avoir des acteurs d’un film de Luc Besson :
– Gizmo caca !
– Miam miam !
– Glou glou ?

On peut encore citer les dialogues entre les différents personnages :
– Je ne fête plus Noël !
– Ah oui ?
– Oui, quand je pense qu’on se remplit l’estomac alors que des milliers de personnes n’ont pas de quoi fêter…
– Ca y est, je suis déprimé moi aussi, maintenant, fait avec une grimace penaude l’homme-adolescent héros du film.

Je l’affirme haut et fort, Gremlins n’est que de la série B. Joe Dante, réalisant son 8e film, et également à l’origine de « choses » telles que Piranha, Small Soldiers ou encore Innerspace (l’Aventure intérieure). Rien de bien folichon, et n’en déplaise aux adeptes de ce dernier, ça reste que du B. Même du Z, pour le premier d’entre eux 🙂

Pourquoi alors cela a-t-il prit ? Pourquoi le terme de gremlins est-il devenu un nom commun ? Qu’a donc ce film de plus accrocheur, qu’est-ce qui lui donne une saveur aussi particulière ?
(suite…)

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