Oui, je sais trois posts dans la même journée c’est beaucoup, mais là j’ai une question existentielle qui me trotte dans la tête et je n’arrive pas à m’en défaire. Patrick m’a gentiment envoyé un article pour m’annoncer la nouvelle, je l’ai ensuite lue dans El Tiempo. Un truc fou.
Un paramilitaire démobilisé confesse que pendant sa “formation” pour devenir un paramilitaire on lui fait boire du sang humain. “parfois on nous faisait boire des verres de sang, et quand il n’y avait pas de viande, bin, pour manger on la prenait des morts”
Oui oui, vous avez bien lu… du cannibalisme chez les paramilitaires. J’avais déjà entendu le coup comme quoi ils utilisaient les têtes de leur victimes pour jouer au foot mais là ça va encore plus loin. Maintenant on prétend que ces gens là reviennent à la vie normale en 1 an ou 2, et on a pas les moyen de leur payer beaucoup de psy.
Franchement y’a de quoi avoir quelques frissons… ça me ferait tout drôle de savoir que le gardien de mon immeuble ou le chauffeur du taxi ou je ne sais pas quoi soit un ex-para qui en a bouffé deux trois ….



Raul Reyes, un personnage tout petit, loin d’être con, vociférant toute les banalités du monde depuis son estrade. C’était courant 2001, en Europe. A l’époque je connaissais pas grand chose de la Colombie, j’y avais déjà mis les pieds mais la situation me paraissais encore assez floue. Pourtant ça m’intéressais, alors j’ai été à cette conférence, gratuite en plus. Mes potes colombiens m’ont fait sortir au moment où le public commençait a râler…”ça chauffe, on se casse”…
Au milieu des caraïbes, l’ile vit dans un autre temps. Le rythme est donné par le reggae, les horaires par le soleil. Ici rien ne bouge inutilement, pas de bruit de voiture, pas de pollution… Les mangues tombent des arbres, les poissons pullulent, on mange des langoustes en regardant la mer et en se rappelant les exploits de Sir Henry Morgan. Le très fameux pirate qui se fit connaître grâce un son coup d’éclat contre la ville de Panama en 1671 d’où il repartit avec 175 mules chargées d’or et de pierres précieuses. La légende raconte qu’il est venu caché son trésor dans la grotte “Morgan” à San Andrès. Mais il avait aussi un fort à Providencia, protégé par de nombreux canons encore présent sur l’ile, à peine rouillé.