Cazuela de Mariscos

Je poursuis la présentation de la gastronomie Colombienne, étonnamment riche et savoureuse. La Cazuela de Mariscos est une autre grande spécialité, et comme l’Ajiaco il existe plusieurs variantes.

Ingrédients:

9 tasses d’eau
750 gr de langoustines
500 gr de crevettes tigres, bien lavés
750 gr de filet de corvina (ou du pargo rouge), coupé en morceau
1 Kg de palourdes avec la coquilles
500 gr de calamars, coupés en lamelles avec les pattes
3
céleris en branche, coupés très fins
250 gr de carottes râpées
2 poivrons, un rouge un vert, coupés très fins
¾ de tasse de sauce tomate
1 tasse de crème de lait
1 tasse de vin blanc

 

Préparation:

Mettre les palourdes à  cuire à  la vapeur avec une tasse d’eau (5 minutes). Bien mélanger pour qu’elles soient toutes chaudes de manière uniforme. L’eau se filtre pour enlever le sable et se garde. Les palourdes se sont ouvertes, il faut alors sortir la viande. Mettre les langoustines et les crevettes dans le reste d’eau chaude et se laisse cuire 4 minutes, ensuite il faut les sortir et les peler. Les carapaces des crevettes se moulent très fines et se remettent dans le bouillon. Ajouter les carottes, céleris, les poivrons et les calamars et laisser cuire 15 minutes a feu moyen. Frire les langoustines, les crevettes, las palourdes et le poisson 5 minutes dans l’hogao et ensuite les mettre dans le bouillon avec la sauce tomate et le bouillon des palourdes et laisser cuire à  feu doux 10 minutes. Lorsque la consistance désirée est obtenue on ajoute le vin et on laisse une minute avant de le diminuer. C’est prêt pour être servit, dans des bols préchauffés. Juste avant de servir on ajoute la crème et on fait bouillir une minute.

En Avant!!!

Il y a quelques années Bogotà¡ était encore un lieu vraiment hostile pour les homosexuels. L’homosexualité était considérée comme un délit, alors la police pouvait les embarquer. C’est bien connu: les forces de l’ordre travaillent avec zèle lorsqu’il s’agit de “tare social”.

Selon certains témoignages les homos se faisaient embarquer et emmener dans les montagnes environnantes pour être déshabillé et lavé à  l’eau froide (à  3000 mètres d’altitude). Ensuite la police les abandonnait laissant avec leurs habits quelques kilomètres plus bas.

Dans certains quartiers où la présence paramilitaires reste forte les homos sont susceptibles de se faire tuer… ils appellent ça le nettoyage social. L’extrême droite a toujours eu beaucoup d’imagination.

Petit à  petit les choses changent, jamais assez vite bien sûr, mais au moins elle change. La mairie de Bogotà¡ a lancé une nouvelle politique publique en faveur des droits des homos : “Bogotà¡ Territoire de Diversité”

Même s’il ne faut pas espérer de changement du jour au lendemain on peut se réjouir de la reconnaissance officielle d’une transformation de la mentalité déjà  en cour.

On a déjà  pu voir une campagne d’affichage dans toute la ville appelant au respect malgré les protestations de l’église catholique.

La liberté avance, l’église recule.

On pourrait utiliser la même phrase de conclusion pour le résultat du jugement qui opposait l’église et la revue pour homme Soho. Une photo représentant la dernière cène avec une femme au sein nu à  la place de Marie Magdeleine (ou Jean selon la version) était à  l’origine de la discorde. Le tribunal a préféré la liberté d’expression comme valeur de la société colombienne … on ne peut que s’en réjouir.

Dans le même ordre d’idée la cour constitutionnelle, ultime instance juridique du pays, avait autorisé l’avortement il y a peu de temps, elle va un peu plus loin aujourd’hui en enlevant la possibilité aux institutions médicales de refuser l’avortement pour raison de conscience dans les cas de viols, malformation du fétus et de danger pour la femme.

Les choses bougent et on ne peut que s’en réjouir!

Blogs du continent

 

Pour celles et ceux qui ne s’intéressent pas qu’à  la Colombie mais à  l’Amérique Latine d’une manière plus générale je me suis dit que cela pouvait vous intéresser d’autres blogs francophones. Alors vous pouvez aller voir au Pérou, au Chili, en Argentine, au Brésil, et un que j’aime beaucoup à  Cuba… Il y en a surement d’autre mais je vous donne seulement ceux que je suis à  peu près. Sinon il existe un site qui veut référencer tous les sites sur l’Amérique Latine: millionpixel, au milieu de la publicité on trouve des trucs intéressants. Il existe aussi un annuaire de blog d’expat.

Alors bonne lecture!

 

11/9 en Colombie

Une petite revue de la presse ce matin de 11 septembre attire particulièrement mon attention.

Le Figaro dresse un bilan de ces 5 années en 5 points: l’Amérique en alerte, un monde en noir et blanc, deux guerres pour le prix d’une, sécurité contre libertés et le prestige terni de l’Amérique. Les titres parlent d’eux même.

Le Monde consacre son édito sur les erreurs des Bush et un article parle de l’hommage rendu mais conclu sur la division de l’Amérique face à  la guerre en Irak et aux agissements de Bush.

Le Temps (Suisse Romande) dresse aussi un bilan bien triste de ces 5 années, parle des mensonges et des échecs. Interview un diplomate qui démissionne lors de l’attaque contre l’Irak et va même jusqu’à  expliquer les thèses révisionnistes.

D’autres exemples comme Le Devoir (Québec), La libre Belgique, nous montrent une tendance de la presse plutôt à  la critique d’un Bush, au plus bas dans les sondages qui poursuit une guerre impopulaire. Même le New York Times critique la responsabilité de Cheney dans le lancement de la guerre en Irak; La BBC aussi nous parle des protestations qui ont eu lieu à  New York au moment où Bush déposait une gerbe de fleur.


En Colombie, l’unique quotidien national, El Tiempo, continue son chemin en restant bien fidèle à  son gouvernement chéri. Or le gouvernement Uribe, comme on le sait bien est un fidèle allié des Etats Unis. Une critique pour commérer ce jour serait très mal venue. L’ambassadeur des Etats- Unis ne se lèverai pas du bon pied; alors El Tiempo nous offre un dossier complet sur le 11 septembre : Le déroulement, les images, la vidéo, des témoignages… etc.

Un petit article pour nous rappeler que la menace terroriste existe encore, et, est même très forte au Etats Unis. Un autre pour nous dire que New York reste la capitale du monde et que l’économie a réussit à  surpasser l’horreur des attentats…
Seul point noir: la construction du monument qui va remplacer les tours, le thème est sujet de dispute entre les promoteurs et le pouvoir local.
Comme d’habitude les analystes de El Tiempo ne cassent pas des briques et suivent bien sagement les commentaires du gouvernement colombien.
C’est triste, ou en tout cas dommage car les grandes armées du monde et leurs dirigeants auraient beaucoup à  apprendre du cas colombien. Les Etats Unis et Israà«l ont montré, à  nouveau, qu’une armée (même super équipée) n’arrive pas à  anéantir une guérilla riche et bien organisée. Le résultat de la guerre au Liban, où finalement on peut conclure à  une victoire de Hezbollah face à  l’armée régulière d’Israà«l, ainsi que le déroulement de la guerre en Irak envoient un message bien clair aux terroristes: “nous ne sommes pas invincibles”.

Or ce message est le pire qu’une armée peut envoyer à  son ennemi…

Le cas colombien est un cas école dans le domaine, l’armée colombienne n’ayant jamais réussit à  vaincre la guérilla. Pourtant l’élite de l’armée colombienne n’est pas née de la dernière pluie; elles gagnent régulièrement des concours d’intervention anti-terroriste, devant les US… Même avec tout l’équipement imaginable comme des avions avec détecteur de chaleur humaine (pour repérer les campements guérilleros dans la jungle) l’armée n’arrive pas à  suivre les guérilleros.

Les exemples historique sont nombreux; Fidel est une preuve vivante, Mao, Hô Chi Minh sont d’autre exemple, le Vietnam n’est pas si loin … pourtant les armées continuent de se battre.

Avec ces différents constats la négociation ne serait-elle pas la meilleure solution?

L’Ajiaco

Je continue ma présentation de la gastronomie colombienne, après les fourmis voici la recette d’un plat typique de Bogotà¡, largement plus normal pour nos papilles gustatives européennes.

L’Ajiaco est LA spécialité de Bogotà¡, il se prépare de différentes façon mais généralement avec les mêmes ingrédients en proportions différentes. On peut simplement changer le poulet pour un morceau de viande.

Ingrédients :

16 tasses d’eau (on peut échanger 4 tasses d’eau pour 4 de lait)
500 gr de patate criollas, pelées et coupées en rondelles
1 Kg de patates paramunas, pelées et coupées en rondelles
750 gr de patates sabanerass, pelées et coupées en rondelles
1,5 Kg de poitrine de poulet (ou blanc de poulet)
4 maïs tendres, coupés en morceaux
3 oignons long
4 gousses d’ail
1 bouquet guascas (herbe aromatique de Bogotà¡)
1 bouquets de cilantro (autre herbe aromatique, ressemble à  du persil avec le goût de la coriandre)
1,5 tasse de crème de lait
4 avocats, coupés
1 tasse de câpres
Sel et poivre

Préparation :

Mettre les poitrines, les patates, les oignons longs, sel et poivre à  cuire dans l’eau et le lait. Mélanger régulièrement et laisser entre 45 min et 1 heure, jusqu’à  ce que la viande et les patates soient cuites, qu’elles commencent à  se morceler. Ensuite enlever le poulet et les oignons et mettre le maïs, qui ont été cuit préalablement, et conserver le tout à  feu doux jusqu’à  obtenir la texture souhaitée. On ajoute la guascas 5 minutes avant de servir.
Juste avant de servir remettre le poulet (il peut aussi se servir à  coté) et servir comme une soupe avec le maïs, le poulet et le reste. Mettre dans un bol la crème et dans un autre les câpres. Chacun les ajoute dans son assiette à  son goût. De même avec les avocats.

Et voilà  un bon plat, idéal le dimanche après une bonne fête…

Me revoilà!

Après quelques semaines d’absence me voilà  de retour sur la toile, c’est impressionnant comme le temps passe vite, quelques jours de vacances, un déménagement et hop un mois de passé. Mais le temps ne s’arrête pas pour autant, Bogotà¡ est une ville qui bouge et rebondit, pour ne pas parler du pays qui lui avance à  mille.

Il est bien sûr impossible de reprendre tout ce qui s’est passé mais je voulais quand même signaler une ou deux bonnes anecdotes.

La première est une histoire de bidons, une de ces histoires qui nous permet de ne pas oublier que Garcà­a Marquez est colombien. La scène débute il y a environ 6 mois, en pleine jungle un groupe de militaires découvre un certain nombre de bidons remplis de dollars appartenant au FARC. Les militaires, pas fous, les récupèrent; ils les cachent dans un autre lieu qu’ils entourent de mines antipersonnelles. Quelques temps plus tard les problèmes commencent car ils mènent une vie qui n’a pas grand chose à  voir avec les salaires des soldats de la nation. Des hauts colonels s’en mêlent, et tout le monde est plus au moins fâchés car chacun n’a pas eu sa part du gâteau. Finalement cela arrive aux oreilles du grand chef réputé très honnête, le président est aussi mis au courant; ensemble ils préparent une expédition pour récupérer les millions. Etrangement la préparation prend beaucoup de temps. Le partage a du être aussi chaotique que la nomination du gouvernement.

Ce serait vraiment sous estimer les FARC que de penser qu’ils ne vont rien faire, bien qu’ils ne soient pas à  quelques centaines de millions près. Pendant que les grands se chamaillent, les rebelles retrouvent deux soldats devenus riche; ils leur promettent la lune. Ils récupèrent les bidons, tuent les 2 pauvres militaires et s’en vont.

Finalement c’est un peu comme s’il ne s’était rien passé, juste deux morts au combat, seulement voilà  les capitaines, colonels et autres ont commencé à  parler, fâchés de ne pas avoir eu leur part…

C’est pour ce genre d’histoire que la Colombie est parfaite pour organiser la coupe du monde de football en 2014. Elle a peu de chance car les pays d’Amérique Latine vont certainement soutenir le Brésil. Pourtant ce serait l’occasion de voir des miracles: la France gagner au tir au but, Zidane prenant de l’élan sur 50 mètres, Rooney faisant une grande omelette sur le terrain… Bref du vrai spectacle.

Je sais que cela va être dur, surtout en voyant les réactions des gens qui ne connaissent rien à  la Colombie, mais on a encore le temps de faire évoluer un peu les footeux.

La “hormiga culona”

Je reproduis ici un article paru dans le Nouvel Observateur sur une des nombreuses richesses de la Colombie. J’ajoute une petite photo pour que vous vous fassiez une idée concrète de la chose. En tout cas c’est succulent et très fin mais bien sûr il faut supporter l’idée.

La “hormiga culona”, une fourmi de Colombie qui séduit les gourmets –par Joshua Goodman—


BARICHARA, Colombie (AP) –Hormiga culona-photo par Fab.

Le mets a ce goût d’exotique qui ravit les gastronomes aux papilles en mal de sensations nouvelles et d’agapes raffinées venues de l’étranger. Appréciée depuis des siècles par les habitants d’une région du nord de la Colombie, la “hormiga culona”, fourmi à  laquelle on prête aussi des vertus médicinales, commence à  franchir les frontières pour atterrir dans les assiettes occidentales.

Si nombre de personnes éprouvent de la répulsion à  l’idée de consommer cet insecte à  l’abdomen très développé, qui agirait naturellement contre les troubles de l’érection et dont les protéines renforceraient les défenses contre le cancer, certains ont humé les parfums agréables de l’argent qu’ils pourraient retirer de l’exportation de ce plat très populaire dans la province ensoleillée de Santander.

Ainsi, l’an dernier, un commerçant local a exporté plus de 400kg de ces grosses fourmis, dont une grande partie avaient été enrobées de chocolat belge pour être vendues comme friandises à  6 euros la demi-douzaine dans des magasins londoniens comme Harrods ou Fortnum & Mason.

Mais à  l’heure où la fourmi gagne ses galons hors des frontières colombienne, elle semble perdre du terrain à  Santander, où sa population diminue de façon inquiétante.

Cette année, la “récolte” -qui commence généralement aux environs de Pâques et s’étend jusqu’à  juin- a été l’une des plus mauvaises, les paysans de la colonie de Barichara faisant état d’un butin inférieur de moitié à  la normale.

Des entomologistes colombiens remarquent qu’un changement de climat, attribué à  un hiver rigoureux et d’un retard des pluies du printemps, pourrait gêner le vol nuptial de la reine des fourmis. Mais le coupable est plus probablement à  rechercher du côté des champs de haricots, tomates et tabac, qui ont remplacé les dernières régions sauvages. C’est un “dilemme pour le fermier: ‘Dois-je la tuer ou la manger?”‘, explique Andres Santamaria, qui a reçu l’équivalent de 40.000 dollars (environ 31.100 euros) de subvention du gouvernement de Santander pour développer un programme d’élevage des fourmis orienté vers l’exportation.

Une chose est sûre, ce n’est pas leur découverte à  l’étranger qui menace la survie de ces insectes. “Nous n’allons jamais manger toutes les fourmis des Colombiens”, observe Todd Dalton, un chef londonien de 30 ans amateur d’exotisme et créateur de la marque de produits alimentaires Edible. Il a vendu l’an dernier une centaine de kilogrammes des fameuses fourmis, la plupart enrobées de chocolat, avec d’autres spécialités comme des sucettes renfermant un scorpion.

A Barichara et dans la province de Santander, les “fourmis à  gros cul” sont traditionnellement consommées grillées avec du sel en guise d’en-cas. “En France, on les apprécie tellement qu’on commence à  les appeler ‘le caviar de Santander”‘, souligne Stephane Le Tirant, conservateur à  l’Insectarium de Montréal.

Quel que soit son avenir à  l’étranger, la “hormiga culona”, source de fierté locale, peut se vendre jusqu’à  24 dollars (19 euros) le kilo dans la région de Santander où les images de la fourmi se déclinent partout, du logo d’une société d’autocars à  la loterie de la province, baptisée “La Culona”.

Marc Beltra

Il y a quelque temps je parlais des chiffres et de la Colombie, affirmant que le pays ne se résumait pas à  de telles statistiques. Il me semble pourtant que de la même manière il ne faut pas voir la Colombie qu’à  travers des chiffres on ne peut pas oublier que derrière chaque chiffre il existe des histoires souvent déchirantes.

On parle souvent d’Ingrid Betancourt par solidarité nationale. Elle est française par alliance. Mais on oublie, ou on ne connaît pas, l’histoire de Marc Beltra, jeune français disparu en Colombie. Un petit hommage donc à  cet étudiant français de 23 ans, disparu en décembre 2003 dans le sud de la Colombie.

Il était assistant de français à  l’Université Javeriana de Bogotà¡, et il a disparu après avoir franchi la frontière brésilienne à  Leticia, chef-lieu du département de l’Amazone.

Il comptait se rendre dans des villages indiens à  bord d’une pirogue. Il n’y a depuis aucune nouvelle, on a retrouvé ses affaires abandonnées au bord d’un chemin.

En espérant une belle fin à  cette histoire je vous recommande le blog réalisé à  son honneur.

Uribe: seul au Monde!

UribeBogotà¡, lundi 7 août.

La ville est déserte et il pleut, c’est un jour idéal pour rester au lit et regarder des vieux films comme Amores Perros, un classique Mexicain absolument génial.

Aujourd’hui est un jour férié, mais contrairement à  d’habitude il n’y a ni ciclovia ni fiesta… La ley seca fait rage et tous les resto et boite de nuit sont fermés. Les seuls qui traînent dans les rues sont les militaires, ils n’arrêtent pas de patrouiller, de fouiller plus ou moins toutes les voitures, à  tous les coins de rue. Cela fait une semaine que l’ambiance a tourné au vinaigre, les forces de l’ordre sont sur les dents, les hélicoptères et les tanks mènent un balai incessant l’investiture du président a lieu aujourd’hui.

Plusieurs attentats ont déjà  eu lieu, les FARC ont annoncé qu’ils allaient faire du bruit, et leur bruit fait souvent des morts, la semaine dernière un attentat à  la voiture piégée a tué un mendiant et blessé une vingtaine de militaires dans le sud de Bogotà¡. Au Nord-est du pays 15 militaires ont été tués dans une embuscade.

Il y a quatre ans la première investiture du président Uribe s’est soldée par une vingtaine de morts lors du vague de roquettes sur le centre ville.

Bref le jour de l’investiture du président colombien n’est pas un jour où on met le pied dehors. On essaye même de quitter cette ville, si sympathique d’habitude, pour aller voir la campagne colombienne, encore plus riche qu’on ne l’imagine.

Pourtant la journée fut calme, les arrestations ces derniers jours et les prises d’explosif aurait-elles suffit à  faire taire la guérilla en ce jour historique ?

Il faut croire.

Uribe a pu succéder à  lui même en toute tranquillité. Voir même un peu seul. La majorité des dirigeants d’Amérique Latine se sont excusés, ne donnant pas forcément d’explication. Les Etats-Unis, soi disant le plus grand allié n’ont envoyé que le secrétaire au commerce. Le message est un peu dur pour le président qui voudrait donner a son second mandat un axe plus internationaliste.

Son gouvernement est considéré par les voisins comme un vassal des Etats-Unis proche des paramilitaires. La Colombie risque de rester encore isolée quelques années.