República Originaria de Bolivia

Le grand rêve d’Evo est changer les règles de son pays, il veut donner la possibilité aux indigènes de vivre dans la dignité, sans avoir l’impression pesante qu’ils se font voler.

Pour cela Evo veut que la Bolivie profite plus des exploitations de gaz, cependant il tient des propos moins radicaux que beaucoup d’autres mouvements indigènes et syndicaux. Il veut accepter la participation étrangère en collaboration avec le gouvernement.

Le fait de vouloir augmenter la participation de l’Etat dans les hydrocarbures n’a rien de très surprenant, car à  chaque fois que les prix augmentent les Etats concernés cherchent à  augmenter leur revenu. Ce n’est pas une idée propre aux pays à  tendance socialistes.

Il aborde aussi le thème de la plantation de coca d’une manière douce. Il veut défendre le droit à  la plantation sans que son pays devienne une plate-forme du narcotrafic. Pour cela il est conscient qu’il a besoin de l’aide américaine. Le résultat d’une politique tolérante de la culture peut être intéressante, on peut espérer un effet de diminution de culture illégale destinée à  la production de drogue. C’est une affaire à  suivre.

Evo admire Chavez et Castro certes, mais il a aussi de nombreux contacts avec Lula du Brésil et Tabaré Và¡squez d’Uruguay. En ajoutant la dépendance de la Bolivie aux financements nord américain on peut largement imaginer Evo suivant les pas d’un Lula, qui est aussi entré dans le monde de la politique par la grande porte, en faisant des annonces fracassantes. Cependant Lula n’a pas suivi les pas de Chavez, la volonté du Brésil d’avoir une place au Conseil de Sécurité a sûrement joué dans ce sens.

Ce qui est sûr c’est qu’Evo est le seul, actuellement, à  posséder suffisamment de légitimité face aux mouvements sociaux de 2003 pour gouverner. Mais il n’a pas beaucoup de temps pour agir; Les entreprises l’accusent de démagogie, de ne pas avoir l’expérience de l’administration. Parmi la gauche on le prévient qu’il doit réaliser les réformes voulues par la masse : c’est à  dire la nationalisation sous peine de perdre l’appui d’une partie de ses troupes. De plus les USA le considèrent comme une menace pour l’équilibre de la région.

Sa tâche va être difficile, mais s’il arrive à  mener à  bout les réformes dont il rêve on devrait pouvoir d’ici quelques années parler de la « Repàºblica Originaria de Bolivia » comme d’un pays stable … ce qui n’est pas arrivé depuis longtemps!

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