Les coïncidences qui trahissent

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Petro est le sénateur fauteur de trouble dans la république colombienne, il est responsable du plus grand scandale qui touche le gouvernement d’Uribe. Responsable d’avoir raconté, argumenté et démontré le lien de nombreux sénateurs avec les paramilitaires. Responsable de vérité. Coupable même.

Il a été élu « homme de l’année 2006 » par les lecteurs des journaux El Tiempo et Semana pour son immense travail.

Mais voilà  son travail ne plaît pas à  tout le monde, non seulement il raconte des vérités mais en plus il est de gauche, il est même très à  gauche, et en Colombie c’est très mal vu. Il fut même un temps où être de gauche était puni. La peine de mort était le traitement infligé. Les temps ont plus ou moins changé, il existe encore plusieurs endroits où être syndicaliste ou défenseur des droits de l’homme ne sont pas franchement des métiers sûrs, mais il faut reconnaître un progrès en la matière.

Par contre être de gauche reste quelque chose de suspicieux, et les dernières coïncidences qui touchent le sénateur Petro le montre très bien.
Il faut savoir que depuis qu’il a commencé à  dénoncer les liens entre le gouvernement et les paramilitaires il est menacé de mort, ainsi que les membres de sa famille.
Il a reçu diverses intimidations, autant de la part de groupes inconnus que la nouvelle générations des groupes paramilitaires et (encore plus grave!) des forces publiques.
Mais les menaces de Mort n’ont pas suffit à  calmer les ardeurs de Petro, qui continue à  dénoncer les liens paramilitaires/Etat.

D’autres faits sont venus troubler les avancées du débat pacifique. D’abord le président, Mr Uribe, a annoncé lors d’une conférence de presse que des membres de l’opposition étaient suivis par les services secrets militaires. Deux semaines plus tard le bureau de Petro était « fouillé » par la justice parce qu’une juge a eu une soudaine envie… en toute illégalité. Cette fois c’est directement les services secrets militaires qui sont prit en flagrant délit de « enquête » sur la famille de Petro … d’une manière pas très commune. Téléphone anonyme à  la maman, pour avoir l’adresse de l’ex-femme et s’approcher dangereusement de son logis (voisin de la maison de Petro), ils se feront attrapé par les escortes… les deux suspects étaient armés et en civil.

Les généraux de l’armée ont demandé des excuses à  Petro. C’est, selon eux, une erreur. Les deux militaires étaient en train de faire une enquête sur des liens supposés de l’ex-femme de Petro avec les bolivariens… et il ne connaissait pas ses liens avec le sénateur et encore moins le fait que c’était sa voisine…

Pour de l’intelligence militaire cela fait peur, s’ils ne savent même pas qui ils suivent c’est pas étonnant qu’il ne fasse pas la différence entre des paramilitaires et leur compagnons de combat, ou qu’ils aient pu bombarder des villages, tué des policiers etc …par erreur!

La triste conclusion de ses coïncidences est que faire partie de l’opposition n’est toujours pas un métier très sûr…

2 réflexions sur « Les coïncidences qui trahissent »

  1. effrayant tout ca…
    ON peut penser ce qu on veut de Petro, l’ex du M19, mais quel couillu en tout cas!quel travail!
    quand on voit les 31 000 corps qui gisent dans des fosses communes, et qu’il n’y a que 5 ficales-juges pour travailler ces cas…on comprned sa rage.
    la colombie reste le pays de cet etrange cohabitation, pour ne pas dire surrealiste, entre le plus feodal des systemes politiques et le plus sophistique des cadres juridiques.
    la, en tout cas, ca fait beaucoup en 2 mois…beaucoup…

  2. Comme tu le dis Patxi, on pense ce qu’on veut du sénateur Petro, mais ce qui est sûr c’est qu’on préfère le voir parler, crier ou même s’énerver au Sénat que de le voir avec une arme à la main.
    Petro symbolise beaucoup pour la démocratie colombienne, alors on peut espérer qu’il continuera librement son travail de sénateur!

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