Un week-end particulier

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Voilà , je suis à  nouveau sur sol colombien, après un week-end fort sympathique.

Le voyage commence jeudi matin à  4h, je devais rejoindre une défenseuse des droits de l’homme colombienne. Un petit bout de femme arrachée, qui se charge de la défense des victimes du conflit. Elle a été menacée 25 fois, et elle constamment sur écoute, pour sortir de Bogotà¡ elle est souvent accompagnée des brigades internationales1, sortir du pays est chaque fois un stress… encore plus pour aller aux US. Elle me donne donc deux numéro de téléphone au cas où elle se ferait embarquer à  la douane.
Le voyage se passe bien, le problème ne viendra pas de la douane sinon de la tempête de neige à  Chicago. Et finalement on arrivera à  Madison après 24h de trajet. Juste le temps pour dormir 4h et la conférence commence. Du monde et même du beau monde c’est fort sympathique. J’aligne les cafés (gringo et dégueu, rien à  voir avec le colombien) pour garder les yeux ouvert pour écouter tout le monde et faire mon speach. On parle de privatisation de la sécurité en Amérique Latine. Le panorama est moche et les points de vue diffère. Des proches du gouvernement chilien nous explique les possibilités de business préoccupante mais intéressante. Au Pérou ou en Equateur on discute des abus des gardes privés. En Colombie…

La Colombie reste un sujet polarisé. Il y a de tout, c’est (à  nouveau) le sujet qui concentre toutes les facettes du problème. On parle de mercenaires, de paramilitaires, de gardes privés, de violation, d’effets secondaire, de souveraineté, de manipulation de l’information. etc. etc.
La conférence termine après deux jours, tout le monde est content, les gens de l’ONU ont réglé leur compte, ceux de New York leur pub, l’uni de Wisconsin est ravie la conférence est une réussite, les latinos sont heureux mais congelé (il a fait moins 15º), le projet en cour devrait permettre d’emmener le sujet à  l’OEA et peut être avant la fin de l’année d’avoir une proposition de « norme modèle » pour essayer de réguler un peu ce phénomène peu respectueux des droits de l’homme: la sécurité privée.
Bref un week end intense où en résumer on a fait 48 heures de voyage pour rester 40 heures sur place et dormir en tout et pour tout 12h, heureusement le sujet n’était pas l’environnement, je crois que sinon j’aurais honte!!!

  1. un accompagnant non armé en général européen pour une protection pacifique contre les paramilitaires ou autre méchant qui n’aime pas les DDH [back]

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