{"id":728,"date":"2010-07-29T09:35:47","date_gmt":"2010-07-29T07:35:47","guid":{"rendered":"http:\/\/www.ikiru.ch\/blog\/?p=728"},"modified":"2025-12-02T10:37:23","modified_gmt":"2025-12-02T09:37:23","slug":"les-4-quatre-accords-tolteques-la-voixe-coelho-de-lamerique-centrale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/2010\/les-4-quatre-accords-tolteques-la-voixe-coelho-de-lamerique-centrale","title":{"rendered":"Les 4 (quatre) accords tolt\u00e8ques : la voi(x)e Coelho de l&rsquo;Am\u00e9rique centrale"},"content":{"rendered":"\n<p>Aime-toi toi-m\u00eame avant d&rsquo;aimer ton prochain. Voil\u00e0 r\u00e9sum\u00e9s, mais je pense sans raccourci, les 4 accords tolt\u00e8ques tels que pr\u00e9sent\u00e9s par Don Miguel Ruiz Ruiz Don Miguel, Les quatre accords tolt\u00e8ques, Edition Jouvence, 2005. Une sagesse ancienne, que l&rsquo;on retrouve \u00e0 peu pr\u00e8s dans toutes les cultures. A chacun de trouver sa voie, de suivre sa propre initiation, car toute l&rsquo;humanit\u00e9 serait \u00ab\u00a0\u00e0 la recherche de la v\u00e9rit\u00e9, de la justice et de la beaut\u00e9\u00a0\u00bb. D&rsquo;autres remplaceraient ce triptyque par \u00ab\u00a0force, sagesse et beaut\u00e9\u00a0\u00bb, ce qui revient peu ou prou \u00e0 la m\u00eame chose. Ayons l&rsquo;illumination, suivons la lumi\u00e8re qui nous montre le chemin; Socrate ou un chaman tolt\u00e8que, apr\u00e8s tout, c&rsquo;est du pareil au m\u00eame. Le monde visible n&rsquo;est qu&rsquo;un reflet de la r\u00e9alit\u00e9, aussi bien chez les philosophes socratiques, que pour les chamans tolt\u00e8ques, pour qui la <em>mitote<\/em> nous emp\u00eache de \u00ab\u00a0vivre notre r\u00eave\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a \u00e9videmment beaucoup de bon sens. Passer de l&rsquo;avoir \u00e0 l&rsquo;\u00eatre, voil\u00e0 une filiation que ne renieraient pas J\u00e9sus, Bouddha ou Zarathoustra. On ne peut que se retrouver autour de tels objectifs : apprendre, grandir, exp\u00e9rimenter, ne pas souffrir. Faire le <em>bien<\/em> : voil\u00e0 qui relie les 5 continents, du nord au sud. Mais il existe deux p\u00f4les d&rsquo;influences et de m\u00e9thodes pour appr\u00e9hender ce parcours initiatique : la mani\u00e8re philosophique, et la mani\u00e8re religieuse. La premi\u00e8re est plus ardue, une pente qui ne fait que se r\u00e9p\u00e9ter \u00e0 l&rsquo;infini. C&rsquo;est le chemin qui compte. A l&rsquo;inverse, la version religieuse vous donne cl\u00e9s en main les solutions. Car il suffit de \u00ab\u00a0vouloir\u00a0\u00bb pour pouvoir. La volont\u00e9 abat les montagnes. Nous avons tous en nous le pouvoir d&rsquo;un dieu : le r\u00eave am\u00e9ricain dans toute sa splendeur.<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est sous cette deuxi\u00e8me version que se pr\u00e9sentent \u00ab\u00a0Les quatre accords tolt\u00e8ques\u00a0\u00bb. Des id\u00e9es tr\u00e8s sympathiques au premier abord; tr\u00e8s superficielles, au second. Car d\u00e8s que le doute survient, elles s&rsquo;\u00e9vanouissent : l&rsquo;\u00e9difice \u00e9tait fait de papier, de bons sentiments. Il nous \u00e9tait ext\u00e9rieur, et non patiemment construit par nous-m\u00eames. Ces 4 accords sont aussi solides que les pr\u00e9ceptes de \u00ab\u00a0l&rsquo;Alchimiste\u00a0\u00bb de Paolo Coelho. Tr\u00e8s peu de questions, surtout des r\u00e9ponses. Ce qui a pour effet de n&rsquo;\u00eatre utile que dans le court terme, \u00e0 moins de fonder une secte d&rsquo;individus qui vous rappellent tous les jours combien vos pr\u00e9ceptes sont dignes d&rsquo;int\u00e9r\u00eat. L&rsquo;esprit critique, qui se finit toujours par se rappeler \u00e0 notre bon souvenir, trouvera des failles. Le vent dissipera un jour ou l&rsquo;autre les mirages.<\/p>\n\n\n\n<p>Car lorsque \u00ab\u00a0l&rsquo;intentionnalit\u00e9\u00a0\u00bb est toute-puissante (r\u00e9cusant en cela deux si\u00e8cles de sciences humaines) comme le postule le chamanisme de Ruiz, tout n&rsquo;est plus qu&rsquo;affaire de choix : il suffirait de vouloir chanter pour chanter juste. Ainsi Ruiz de prendre pour illustration l&rsquo;exemple d&rsquo;une fillette \u00e0 qui, sous l&#8217;emprise de la col\u00e8re, on demande de se taire parce qu&rsquo;elle chante faux; l&rsquo;enfant en d\u00e9veloppera sa vie durant une image r\u00e9flexive qui chante faux. A moins d&rsquo;un effort de volont\u00e9, elle pensera toujours chanter faux. Mais comme le \u00ab\u00a0faux\u00a0\u00bb ou le \u00ab\u00a0juste\u00a0\u00bb ne sont que des notions <em>relatives<\/em>, n&rsquo;\u00e9tant que le produit d&rsquo;un esprit port\u00e9 au jugement, la fillette, une fois devenue femme, pourrait se lib\u00e9rer de la \u00ab\u00a0domestication\u00a0\u00bb (l&rsquo;habitus des sociologues) subie. Le <em>nagual<\/em> (le ma\u00eetre) Ruiz ne tire pourtant pas la cons\u00e9quence de cette th\u00e8se : personne ne chante faux; ce n&rsquo;est qu&rsquo;une affaire personnelle, <em>relative<\/em>. Si c&rsquo;\u00e9tait le cas&#8230; pourquoi apprendre \u00e0 chanter ? La contradiction, l&rsquo;opposition ne permettent-elles pas de progresser ? Pas \u00e0 en croire Ruiz, puisqu&rsquo;il faut nier toute r\u00e9sistance qu&rsquo;on nous pr\u00e9senterait. Soyons \u00e9go\u00efstes et aveugles.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais examinons plut\u00f4t le coeur de la pens\u00e9e chamaniste tolt\u00e8que, et ses accords qui, selon Ruiz, sont destin\u00e9s \u00e0 rompre les cha\u00eenes de la \u00ab\u00a0domestication\u00a0\u00bb et de vivre le paradis, d\u00e8s maintenant :<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Que votre parole soit impeccable<\/li>\n\n\n\n<li>Quoi qu&rsquo;il arrive, n&rsquo;en faites pas une affaire personnelle<\/li>\n\n\n\n<li>Ne faites pas de supposition<\/li>\n\n\n\n<li>Faites toujours de votre mieux<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/4-accords-tolteques-1024x576.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6999\" srcset=\"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/4-accords-tolteques-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/4-accords-tolteques-600x338.jpg 600w, https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/4-accords-tolteques-768x432.jpg 768w, https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/4-accords-tolteques-800x450.jpg 800w, https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/4-accords-tolteques.jpg 1280w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Ces 4 accords se d\u00e9composent en deux familles : celle des \u00ab\u00a0autonomes\u00a0\u00bb (les trois premiers) et celle \u00ab\u00a0transversale\u00a0\u00bb (le dernier). Les 3 premiers sont d\u00e9cisifs : il s&rsquo;agit, pour chacun d&rsquo;entre eux, d&rsquo;un mod\u00e8le, d&rsquo;une voie \u00e0 lui tout seul. Le dernier, \u00ab\u00a0faire de son mieux\u00a0\u00bb, englobe les pr\u00e9c\u00e9dents; il ne prend son sens que comme adjectif des 3 premiers, et n&rsquo;existe pas sans eux. Il faut \u00ab\u00a0faire de son mieux\u00a0\u00bb pour que la parole soit impeccable, \u00ab\u00a0faire de son mieux\u00a0\u00bb pour ne pas faire de supposition. En somme, le dernier est un gouvernail permettant de r\u00e9ajuster les grands principes dans la bonne direction.<\/p>\n\n\n\n<p>Car grands principes, il y a : \u00ab\u00a0Que votre parole soit impeccable\u00a0\u00bb, tout d&rsquo;abord, renvoie \u00e0 la notion de \u00ab\u00a0parole cr\u00e9atrice\u00a0\u00bb, puis aussi de \u00ab\u00a0v\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb. La \u00ab\u00a0parole\u00a0\u00bb qui f\u00e9conde de par sa simple articulation, acte magique pour Ruiz, demande une foi in\u00e9branlable pour \u00eatre accept\u00e9. Pour Ruiz (pour les Tolt\u00e8ques ?), parler correspond \u00e0 jeter des sorts. Selon que les mots soient bons ou mauvais, l&rsquo;interlocuteur sera ensorcel\u00e9 positivement ou n\u00e9gativement. Quand bien m\u00eame on prendrait cette th\u00e9orie sous l&rsquo;angle all\u00e9gorique (ce qui, vraiment, \u00e0 la lecture ne m&rsquo;a jamais sembl\u00e9 \u00eatre le cas), il devient difficile de ne pas parler de l&rsquo;\u00e9crit, cette forme de communication \u00e0 laquelle on ne peut rattacher une \u00ab\u00a0onde\u00a0\u00bb qui viendrait modifier la matrice de l&rsquo;existence, sa continuit\u00e9 &#8211; ainsi que postul\u00e9 par le <em>nagual<\/em>. Pr\u00e9cisons que les Tolt\u00e8ques ne connaissaient que des syst\u00e8mes de notation (pictogrammes, \u00e9l\u00e9ments parfois phon\u00e9tiques) qui n\u00e9cessitaient une explication orale Goody Jack, \u00ab\u00a0Alphabets et \u00e9criture\u00a0\u00bb, Thomas and Hudson (trad. Zeitlin Edith) <em>in<\/em> Sociologie de la communication, 1997, volume 1 n\u00c2\u00b01, pp. 170; seul la parole (et non l&rsquo;\u00e9criture) exer\u00e7ait une pression, une influence dans l&rsquo;entourage. Facile \u00e0 dire, pour un peuple qui ne connaissait pas l&rsquo;\u00e9criture phon\u00e9tique, d\u00e9positaire d&rsquo;histoire(s)&#8230; mais on ne saurait abdiquer dans nos civilisations de l&rsquo;\u00e9crit, ou un tel postulat appara\u00eet comme d\u00e9pass\u00e9, dat\u00e9.<br \/>Quant \u00e0 \u00ab\u00a0impeccable\u00a0\u00bb, on ne saurait faire l&rsquo;\u00e9conomie d&rsquo;une interrogation proprement philosophique pour en chercher le sens, ce \u00e0 quoi se refuse Ruiz. Pourtant, \u00ab\u00a0impeccable\u00a0\u00bb se rapporte \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9; mais qu&rsquo;est-ce que la v\u00e9rit\u00e9 ? Depuis 2&rsquo;500 ans, l&rsquo;Europe s&rsquo;interroge sur le sujet; et il suffirait, comme le fait l&rsquo;h\u00e9ritier des Tolt\u00e8ques, d&rsquo;affirmer qu&rsquo;\u00eatre impeccable (renvoy\u00e9 \u00e0 la notion de p\u00e9cher, dans son ouvrage) c&rsquo;est ne pas se rejeter ? Soit le vrai existe, il peut \u00eatre saisi, existe objectivement et en dehors de notre \u00eatre; mais il ne saurait \u00eatre unique, individuel et personnel, sinon la notion de v\u00e9rit\u00e9 n&rsquo;existe plus. La v\u00e9rit\u00e9 est soit pr\u00e9existante (vision divine) soit issue d&rsquo;un accord commun (vision moderniste et sociologique); mais si elle est individuelle, la soci\u00e9t\u00e9 n&rsquo;existe plus. Et justement, chez Ruiz, la soci\u00e9t\u00e9 est plut\u00f4t \u00e9vanescente.<\/p>\n\n\n\n<p>Venons-en au second grand principe : \u00ab\u00a0Quoi qu&rsquo;il arrive, n&rsquo;en faites pas une affaire personnelle\u00a0\u00bb. L\u00e0, il faut avouer, on se perd dans le paradoxe. Car si les id\u00e9aux anarchistes sont vitaux, ils sont pouss\u00e9s ici \u00e0 l&rsquo;extr\u00eame. Chacun est responsable de lui-m\u00eame, soit, mais lorsqu&rsquo;on lit comme justification de ce principe que \u00ab\u00a0ce que vous ressentez, ce que vous pensez, c&rsquo;est votre probl\u00e8me, pas le mien\u00a0\u00bb, on sombre dans des travers individualistes r\u00e9voltants. Les derni\u00e8res pages du livre contiennent le mot \u00ab\u00a0amour\u00a0\u00bb toutes les 2 lignes; comment peut-on parler d&rsquo;amour, lorsqu&rsquo;on ne se pr\u00e9occupe plus du tout d&rsquo;autrui ? Poussons la logique : avec une telle philosophie de l&rsquo;\u00e9go\u00efsme, la m\u00e8re peut ne pas se soucier de ses enfants en bas-\u00e2ge ? Les jeunes des vieux ? Les biens-portants des handicap\u00e9s ? Il n&rsquo;y a plus de pacte social possible. C&rsquo;est le chacun pour soi. Ruiz ne fait pas la distinction entre l&rsquo;\u00eatre individuel et l&rsquo;\u00eatre social. Les deux sont fusionn\u00e9s, ou plut\u00f4t le dernier se dissous dans le premier; \u00eatre heureux, c&rsquo;est \u00eatre \u00e9go\u00efste. La pens\u00e9e du <em>nagual<\/em> c&rsquo;est la n\u00e9gation pure et simple de la politique.<br \/>D&rsquo;ailleurs, Ruiz nie ce principe, par le fait de l&rsquo;\u00e9crire : il a produit un livre. Il tente ainsi d&rsquo;agir dans les \u00ab\u00a0r\u00eaves\u00a0\u00bb (sortes de bulles de subjectivit\u00e9s chez les Tolt\u00e8ques) de chacun, d&rsquo;influencer les autres \u00e0 travers un livre : il veut illuminer un chemin. Mais&#8230; pourquoi vouloir intervenir dans notre propre r\u00eave ? N&rsquo;est-ce pas la n\u00e9gation de sa sublime subjectivit\u00e9, telle que revendiqu\u00e9e comme source de bonheur ? Il veut permettre \u00e0 autrui d&rsquo;acc\u00e9der au bonheur, c&rsquo;est que le bonheur d&rsquo;autrui lui importe. Qu&rsquo;autrui soit heureux ou non est important, donc; comment marier cette conclusion avec \u00ab\u00a0ce que vous ressentez, ce que vous pensez, c&rsquo;est votre probl\u00e8me, pas le mien\u00a0\u00bb ? La position radicale que repr\u00e9sente ce second principe ne peut \u00eatre qu&rsquo;intellectuelle; on ne saurait en faire une mani\u00e8re de vivre.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, le troisi\u00e8me et dernier grand principe de la premi\u00e8re famille est \u00e0 prendre sous l&rsquo;angle \u00e9motionnel : ne pas s&rsquo;imaginer \u00eatre compris, ne pas croire que le futur avec l&rsquo;\u00eatre aim\u00e9 sera tel qu&rsquo;on le souhaite. Il postule notamment que l&rsquo;individu est toujours clair sur ses motivations et ses envies; qu&rsquo;il doit les communiquer, quitte \u00e0 blesser; qu&rsquo;au lieu de pr\u00e9voir, il doit s&rsquo;inscrire pleinement dans le pr\u00e9sent. On est dans une notion de temporalit\u00e9 et d&rsquo;imm\u00e9diatet\u00e9 qui, encore une fois, nie l&rsquo;action politique, l&rsquo;action collective.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour r\u00e9sumer, nous avons un premier principe qui en appelle \u00e0 la morale (donc d&rsquo;ordre g\u00e9n\u00e9ral et objectif), un second qui invite \u00e0 plus d&rsquo;\u00e9go\u00efsme (donc sp\u00e9cifique et subjectif) et un dernier qui inscrit ces notions dans le temps imm\u00e9diat. Le tout est mitig\u00e9 par le quatri\u00e8me consistant \u00e0 faire de son mieux (ni trop ni pas assez) simple correctif aux pr\u00e9c\u00e9dents. Contrairement \u00e0 ce qu&rsquo;on pourrait penser, on ne vient que de d\u00e9couvrir un point de d\u00e9part, et non la case d&rsquo;arriv\u00e9e; une fois ces points pos\u00e9s, il reste&#8230; \u00e0 d\u00e9finir une soci\u00e9t\u00e9. Des raisons pour vivre ensemble; pour faire des concessions; pour dire \u00e0 l&rsquo;autre qu&rsquo;on l&rsquo;aime; pour donner unilat\u00e9ralement. Nous savons seulement que nous avons besoin d&rsquo;une morale commune, qui satisfasse les int\u00e9r\u00eats des individus, et dont les effets se constatent rapidement; et que des hommes politiques sachent marier les avantages et inconv\u00e9nients. Nous comprenons donc le besoin de s&rsquo;organiser, mais tout ce qu&rsquo;expliquent les quatre accords, c&rsquo;est pourquoi il ne faut pas s&rsquo;organiser !<\/p>\n\n\n\n<p>Les livres de d\u00e9veloppement personnel, dont Paulo Coelho est une version grand public &#8211; car en plus, romanc\u00e9 &#8211; sont \u00e0 l&rsquo;image de ces publicit\u00e9s racoleuses, promettant une perte de poids massive et sans effort. A l&rsquo;arriv\u00e9e, on d\u00e9chante : c&rsquo;est moins facile que sur l&#8217;emballage. L&rsquo;interrogation ne fait que d\u00e9buter, et pour \u00eatre utile, produire des effets concrets et d\u00e9finitifs, ne devra plus s&rsquo;arr\u00eater. L&rsquo;initiation n&rsquo;est pas un but en soi, mais le commencement d&rsquo;une aventure palpitante, excitante et mettant du sel dans sa vie. Elle ouvre les yeux sur l&rsquo;avenir, et non sur le pass\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e8gles simples d&rsquo;une farouche envie de vivre, ces accords tolt\u00e8ques doivent \u00eatre pris pour ce qu&rsquo;ils sont : des extr\u00eames, des pistes de r\u00e9flexion. Mais ils ne constituent pas le point d&rsquo;arriv\u00e9e, ou un aboutissement quelconque. En cela, cette m\u00e9thode initiatique a tout faux. Il est vrai que la divinit\u00e9 occupe une place si importante (le livre se conclut avec des pri\u00e8res) que l&rsquo;on n&rsquo;est plus \u00e0 un paradoxe pr\u00e8s.<\/p>\n<div class=\"pld-like-dislike-wrap pld-template-1\">\r\n    <div class=\"pld-like-wrap  pld-common-wrap\">\r\n    <a href=\"javascript:void(0)\" class=\"pld-like-trigger pld-like-dislike-trigger  \" title=\"Super article!\" data-post-id=\"728\" data-trigger-type=\"like\" data-restriction=\"cookie\" data-already-liked=\"0\">\r\n                        <i class=\"fas fa-thumbs-up\"><\/i>\r\n                <\/a>\r\n    <span class=\"pld-like-count-wrap pld-count-wrap\">0    <\/span>\r\n<\/div><div class=\"pld-dislike-wrap  pld-common-wrap\">\r\n    <a href=\"javascript:void(0)\" class=\"pld-dislike-trigger pld-like-dislike-trigger  \" title=\"Pas terrible...\" data-post-id=\"728\" data-trigger-type=\"dislike\" data-restriction=\"cookie\" data-already-liked=\"0\">\r\n                        <i class=\"fas fa-thumbs-down\"><\/i>\r\n                <\/a>\r\n    <span class=\"pld-dislike-count-wrap pld-count-wrap\">0<\/span>\r\n<\/div><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Aime-toi toi-m\u00eame avant d&rsquo;aimer ton prochain. Voil\u00e0 r\u00e9sum\u00e9s, mais je pense sans raccourci, les 4 accords tolt\u00e8ques tels que pr\u00e9sent\u00e9s par Don Miguel Ruiz Ruiz Don Miguel, Les quatre accords tolt\u00e8ques, Edition Jouvence, 2005. Une sagesse ancienne, que l&rsquo;on retrouve \u00e0 peu pr\u00e8s dans toutes les cultures. A chacun de trouver sa voie, de suivre [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":6999,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"ocean_post_layout":"","ocean_both_sidebars_style":"","ocean_both_sidebars_content_width":0,"ocean_both_sidebars_sidebars_width":0,"ocean_sidebar":"","ocean_second_sidebar":"","ocean_disable_margins":"enable","ocean_add_body_class":"","ocean_shortcode_before_top_bar":"","ocean_shortcode_after_top_bar":"","ocean_shortcode_before_header":"","ocean_shortcode_after_header":"","ocean_has_shortcode":"","ocean_shortcode_after_title":"","ocean_shortcode_before_footer_widgets":"","ocean_shortcode_after_footer_widgets":"","ocean_shortcode_before_footer_bottom":"","ocean_shortcode_after_footer_bottom":"","ocean_display_top_bar":"default","ocean_display_header":"default","ocean_header_style":"","ocean_center_header_left_menu":"","ocean_custom_header_template":"","ocean_custom_logo":0,"ocean_custom_retina_logo":0,"ocean_custom_logo_max_width":0,"ocean_custom_logo_tablet_max_width":0,"ocean_custom_logo_mobile_max_width":0,"ocean_custom_logo_max_height":0,"ocean_custom_logo_tablet_max_height":0,"ocean_custom_logo_mobile_max_height":0,"ocean_header_custom_menu":"","ocean_menu_typo_font_family":"","ocean_menu_typo_font_subset":"","ocean_menu_typo_font_size":0,"ocean_menu_typo_font_size_tablet":0,"ocean_menu_typo_font_size_mobile":0,"ocean_menu_typo_font_size_unit":"px","ocean_menu_typo_font_weight":"","ocean_menu_typo_font_weight_tablet":"","ocean_menu_typo_font_weight_mobile":"","ocean_menu_typo_transform":"","ocean_menu_typo_transform_tablet":"","ocean_menu_typo_transform_mobile":"","ocean_menu_typo_line_height":0,"ocean_menu_typo_line_height_tablet":0,"ocean_menu_typo_line_height_mobile":0,"ocean_menu_typo_line_height_unit":"","ocean_menu_typo_spacing":0,"ocean_menu_typo_spacing_tablet":0,"ocean_menu_typo_spacing_mobile":0,"ocean_menu_typo_spacing_unit":"","ocean_menu_link_color":"","ocean_menu_link_color_hover":"","ocean_menu_link_color_active":"","ocean_menu_link_background":"","ocean_menu_link_hover_background":"","ocean_menu_link_active_background":"","ocean_menu_social_links_bg":"","ocean_menu_social_hover_links_bg":"","ocean_menu_social_links_color":"","ocean_menu_social_hover_links_color":"","ocean_disable_title":"default","ocean_disable_heading":"default","ocean_post_title":"","ocean_post_subheading":"","ocean_post_title_style":"","ocean_post_title_background_color":"","ocean_post_title_background":0,"ocean_post_title_bg_image_position":"","ocean_post_title_bg_image_attachment":"","ocean_post_title_bg_image_repeat":"","ocean_post_title_bg_image_size":"","ocean_post_title_height":0,"ocean_post_title_bg_overlay":0.5,"ocean_post_title_bg_overlay_color":"","ocean_disable_breadcrumbs":"default","ocean_breadcrumbs_color":"","ocean_breadcrumbs_separator_color":"","ocean_breadcrumbs_links_color":"","ocean_breadcrumbs_links_hover_color":"","ocean_display_footer_widgets":"default","ocean_display_footer_bottom":"default","ocean_custom_footer_template":"","ocean_post_oembed":"","ocean_post_self_hosted_media":"","ocean_post_video_embed":"","ocean_link_format":"","ocean_link_format_target":"self","ocean_quote_format":"","ocean_quote_format_link":"post","ocean_gallery_link_images":"on","ocean_gallery_id":[],"footnotes":""},"categories":[13],"tags":[139,656,709],"class_list":["post-728","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-livres","tag-liberte","tag-spiritualite","tag-tolteque","entry","has-media"],"aioseo_notices":[],"language":"fr","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/728","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=728"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/728\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7001,"href":"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/728\/revisions\/7001"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6999"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=728"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=728"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=728"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}