{"id":704,"date":"2010-02-05T15:12:54","date_gmt":"2010-02-05T14:12:54","guid":{"rendered":"http:\/\/www.ikiru.ch\/blog\/?p=704"},"modified":"2025-05-08T19:05:38","modified_gmt":"2025-05-09T00:05:38","slug":"sunshine-lorsque-le-soleil-se-prend-pour-dieu","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/2010\/sunshine-lorsque-le-soleil-se-prend-pour-dieu","title":{"rendered":"Sunshine"},"content":{"rendered":"\n<p>Dany Boyle auteur inconstant, r\u00e9alisateur erratique, \u00e7a ne fait aucun doute. Que les m\u00eames mains soient capables de mouler \u00e0 la fois <span data-lum_link_maker=\"popup\" class=\"notneeded\">the Beach<\/span> et <span data-lum_link_maker=\"popup\" class=\"notneeded\">28 days later<\/span>, c&rsquo;est au mieux surprenant. Mais en se penchant avec plus d&rsquo;attention ces r\u00e9alisations, on retrouve un m\u00eame membrane commune : un certain mysticisme, des questionnements riches prenant hauteur et intelligence, bien que parfois noy\u00e9s dans un fatras de sc\u00e8nes d&rsquo;action illisibles. Au demeurant belles, ces sc\u00e8nes, mais qui desservent le propos. Et <span data-lum_link_maker=\"popup\" class=\"notneeded\">Sunshine<\/span>, malgr\u00e9 tout l&rsquo;int\u00e9r\u00eat que peut rev\u00eatir le sujet, \u00e0 la crois\u00e9 de film de monstre spatial et de mystique spatiale, n&rsquo;\u00e9chappe pas au pi\u00e8ge : on se perd dans les d\u00e9tails. Par manque d&rsquo;ambition et de concentration, Boyle se disperse et s&rsquo;\u00e9parpille : on aurait pu avoir un film majeur, br\u00fblant de philosophie, la mati\u00e8re explosive \u00e9tait l\u00e0. Si au final le film reste jouissif, on ne peut s&#8217;emp\u00eacher d&rsquo;\u00eatre d\u00e9\u00e7u en imaginant ce qu&rsquo;on aurait pu vivre si Boyle \u00e9tait Soderbergh ou&#8230; Kubrick.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft\"><a href=\"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/sunshine.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"600\" height=\"338\" src=\"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/sunshine-600x338.jpg\" alt=\"Movie Sunshine directed by Danny Boyle\" class=\"wp-image-4679\" srcset=\"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/sunshine-600x338.jpg 600w, https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/sunshine-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/sunshine-768x432.jpg 768w, https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/sunshine-1536x864.jpg 1536w, https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/sunshine.jpg 1920w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Mystique et contemplatif comme Solaris, froid et rationnel comme 2001, les sources d&rsquo;inspiration auraient pu \u00eatre plus mal choisies. Et le th\u00e8me ambitieux : le Soleil se meurt, on envoie donc une gigantesque bombe pour lui fournir un nouveau carburant. C&rsquo;est l&rsquo;ICARE I qui, myst\u00e9rieusement, ne finit pas sa mission. L&rsquo;ICARE II est envoy\u00e9, esp\u00e9rant r\u00e9ussir l\u00e0 o\u00f9 la premi\u00e8re mission a \u00e9chou\u00e9e. Apr\u00e8s quelques p\u00e9rip\u00e9ties et rencontre inopin\u00e9e, ils parviendront \u00e0 leur fin &#8211; apr\u00e8s leur tr\u00e9pas \u00e0 tous.<\/p>\n\n\n\n<p>Les scientifiques de l&rsquo;ICARE II donnent toute latitude \u00e0 l&rsquo;imaginaire du spectateur : adoration mystique du Soleil, source de vie &#8211; et de mort. Searle (Cliff Curtis, le Captain Ariel de <span data-lum_link_maker=\"popup\" class=\"notneeded\">The Fountain<\/span>), le psy de l&rsquo;exp\u00e9dition, voue ainsi un culte solaire en multipliant ses s\u00e9ances de solarium : hypnotis\u00e9 par l&rsquo;astre sur le d\u00e9clin, il augmente progressivement les doses de photons dans la salle d&rsquo;observation. Il en loue la vie, demande \u00e0 ses coll\u00e8gues si eux aussi voient \u00ab\u00a0des choses\u00a0\u00bb; acte ultime de v\u00e9n\u00e9ration, il fera le sacrifice de son existence \u00e0 son Dieu. Ces sc\u00e8nes contemplatives sont un r\u00e9el succ\u00e8s, le spectateur entre en transe.<br \/>Tout au contraire, Capa (Cillian Murphy, h\u00e9ros de <span data-lum_link_maker=\"popup\" class=\"notneeded\">28 days later<\/span>) est le rationnel de l&rsquo;\u00e9quipe. Investit par le poids d\u00e9mesur\u00e9 de sa mission, le gigantesque fardeau d&rsquo;assurer la survie de l&rsquo;humanit\u00e9 toute enti\u00e8re, son r\u00f4le est celui du soldat scientifique. Il ira jusqu&rsquo;au bout, quelques qu&rsquo;en soient les cons\u00e9quences, pour sauver sa race. Car il est le sauveur : un messie, mourant pour sauver l&rsquo;humanit\u00e9 &#8211; de ses p\u00e9ch\u00e9s ? Sans aucun doute le personnage le plus \u00e9volutif du film de Boyle, il manque n\u00e9anmoins d&rsquo;\u00e9paisseur, le r\u00e9alisateur n&rsquo;ayant ni eu beaucoup de nez en mettant Murphy, au visage inexpressif de jeune premier, ni en \u00e9crivant son r\u00f4le, tr\u00e8s effac\u00e9. Le choix de mettre dans la peau de J\u00e9sus un scientifique froid est peut-\u00eatre d\u00e9lib\u00e9r\u00e9, peut-\u00eatre cherchait-il l&rsquo;opposition de l&rsquo;illumin\u00e9 et du raisonnable; il n&#8217;emp\u00eache, on en passerait presque \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la m\u00e9taphore.<br \/>Enfin, Boyle y ajoute un m\u00e9chant : Pinbacker, capitaine de l&rsquo;ICARE I, sorte d&rsquo;ant\u00e9christ qui a surv\u00e9cu \u00e0 l&rsquo;arr\u00eat du premier vaisseau destin\u00e9 \u00e0 red\u00e9marrer le Soleil moribond. La deuxi\u00e8me mission ICARE II, va faire la rencontre de cet homme aux pouvoirs surhumains, capable de survivre aux feux solaires. Comment, c&rsquo;est le flou artistique. Mais on voit que Pinbacker est le contraire de Capa, et repr\u00e9sente l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment irrationnel. Sa folie ajout\u00e9e \u00e0 ses superpouvoirs, \u00e0 ses harangues anti-progressistes en font un personnage plus coh\u00e9rent. On comprend le discours de Boyle, plaquant toutes les peurs face au progr\u00e8s dans Pinbacker : le diable, c&rsquo;est celui qui a peur et refuse la connaissance. Et non le serpent qui l&rsquo;apporte.<\/p>\n\n\n\n<p>La m\u00e9taphore christique contient ainsi tous les protagonistes des \u00e9vangiles : le Christ, l&rsquo;ap\u00f4tre et l&rsquo;ant\u00e9christ. Elle est plut\u00f4t subtile, men\u00e9e avec adresse, ne serait-ce le manqu\u00e9 du r\u00f4le de J\u00e9sus. Les images du film sont splendides et le suspense ma\u00eetris\u00e9 &#8211; la sortie spatiale pour r\u00e9parer les panneaux endommag\u00e9s est \u00e0 ce titre un r\u00e9gal &#8211; jusqu&rsquo;\u00e0 ce que l&rsquo;ange d\u00e9chu, Satan, fasse son entr\u00e9e. A ce moment de l&rsquo;histoire, les courses-poursuites prennent le pas sur la m\u00e9taphore, et des sc\u00e8nes d&rsquo;action illisibles dans lesquelles d\u00e9m\u00ealer qui poursuit qui et dans quel vaisseau se trouve-t-il tient de la gageure. Ces sc\u00e8nes, qui se perp\u00e9tuent jusqu&rsquo;aux derniers instants (jusqu&rsquo;\u00e0 la fusion du p\u00e8re et du fils) du film, le desservent totalement. Elles n&rsquo;ont aucun int\u00e9r\u00eat, elles sont un corps \u00e9tranger qui provoquent la cr\u00e9ation d&rsquo;anticorps. La greffe entre l&rsquo;action et le m\u00e9taphysique ne peut pas prendre dans ces conditions, et c&rsquo;est fort dommage. Soderbergh lui, sur un th\u00e8me tr\u00e8s semblable dans Solaris (bien que prenant trop de hauteur pour se cantonner au christianisme seul), et bien qu&rsquo;expert des sc\u00e8nes d&rsquo;action, avait fait le choix bien plus raisonnable de refuser d&rsquo;accorder le moindre espace \u00e0 celles-ci dans sa r\u00e9alisation. Choix tr\u00e8s sage, au vu du r\u00e9sultat manqu\u00e9 dans Sunshine.<\/p>\n\n\n\n<p>Sunshine n&rsquo;est pas un mauvais film en soi &#8211; encore une fois, il conna\u00eet de tr\u00e8s bons passages -, mais au regard des possibilit\u00e9s d&rsquo;un tel sc\u00e9nario on reste d\u00e9\u00e7u de l&rsquo;exploitation de Boyle. Car Sunshine se pr\u00eate \u00e0 de nombreuses autres lectures que celle uniquement chr\u00e9tienne. On y voit notamment la confrontation science et foi (th\u00e9matique plus religieuse que seulement chr\u00e9tienne); le r\u00e9alisateur britannique se rit avec cynisme du culte du h\u00e9ros &#8211; et on rejoint la critique du christianisme. Mais tout cela manque de lumi\u00e8re, les sc\u00e8nes d&rsquo;action inutiles plongent le spectateur dans un noir incertain. Essay\u00e9, pas pu. Dommage, r\u00e9pond le spectateur.<\/p>\n<div class=\"pld-like-dislike-wrap pld-template-1\">\r\n    <div class=\"pld-like-wrap  pld-common-wrap\">\r\n    <a href=\"javascript:void(0)\" class=\"pld-like-trigger pld-like-dislike-trigger  \" title=\"Super article!\" data-post-id=\"704\" data-trigger-type=\"like\" data-restriction=\"cookie\" data-already-liked=\"0\">\r\n                        <i class=\"fas fa-thumbs-up\"><\/i>\r\n                <\/a>\r\n    <span class=\"pld-like-count-wrap pld-count-wrap\">0    <\/span>\r\n<\/div><div class=\"pld-dislike-wrap  pld-common-wrap\">\r\n    <a href=\"javascript:void(0)\" class=\"pld-dislike-trigger pld-like-dislike-trigger  \" title=\"Pas terrible...\" data-post-id=\"704\" data-trigger-type=\"dislike\" data-restriction=\"cookie\" data-already-liked=\"0\">\r\n                        <i class=\"fas fa-thumbs-down\"><\/i>\r\n                <\/a>\r\n    <span class=\"pld-dislike-count-wrap pld-count-wrap\">0<\/span>\r\n<\/div><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dany Boyle auteur inconstant, r\u00e9alisateur erratique, \u00e7a ne fait aucun doute. 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