{"id":62,"date":"2005-09-06T08:15:56","date_gmt":"2005-09-06T06:15:56","guid":{"rendered":"http:\/\/www.ikiru.ch\/blog\/?p=62"},"modified":"2025-05-08T18:34:25","modified_gmt":"2025-05-08T23:34:25","slug":"american-beauty","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/2005\/american-beauty","title":{"rendered":"American Beauty"},"content":{"rendered":"\n<p>Beaucoup d&rsquo;avis et de critiques ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 fait sur ce long m\u00e9trage. Mais tous passent, \u00e0 mon avis, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la vraie force du film. Un long-m\u00e9trage qui me semblait trop am\u00e9ricanis\u00e9, car port\u00e9 aux nues par les critiques outre-Atlantique, qui raffolent en g\u00e9n\u00e9ral plut\u00f4t des blockbusters d\u00e9nu\u00e9s de sens. Mais dans les faits, rien \u00e0 voir.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright\"><a href=\"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/american_beauty.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"600\" height=\"331\" src=\"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/american_beauty-600x331.jpeg\" alt=\"Film American Beauty dirig\u00e9 par Sam Mendes\" class=\"wp-image-4698\" srcset=\"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/american_beauty-600x331.jpeg 600w, https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/american_beauty-1024x564.jpeg 1024w, https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/american_beauty-768x423.jpeg 768w, https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/american_beauty.jpeg 1180w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Le centre n\u00e9vralgique du film, sa pi\u00e8ce ma\u00eetresse, n&rsquo;est en rien une critique de la soci\u00e9t\u00e9. Encore moins am\u00e9ricaine. Ce n&rsquo;est pas parce que les protagonistes principaux sont une petite famille bien install\u00e9e aux Etats-Unis, qu&rsquo;il faut y voir forc\u00e9ment une revendication anti-bourgeoise.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce dont traite le cin\u00e9aste, dont il s&rsquo;agit l\u00e0 du premier film, c&rsquo;est de la COMMUNICATION.<\/p>\n\n\n\n<p>La difficult\u00e9 que l&rsquo;individu rencontre \u00e0 partager ses angoisses, ses attentes et ses plaisirs. Le manque de compassion, l&rsquo;\u00e9gocentrisme dont on fait preuve \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard d&rsquo;autrui.<\/p>\n\n\n\n<p>Lester s&rsquo;en rend compte le jour o\u00f9, en voyant l&rsquo;amie de sa fille, Angela, il retrouve les qualit\u00e9s (force, jeunesse, envie de vivre en d&rsquo;autres mots) qui l&rsquo;ont fait tomber amoureux de son \u00e9pouse Carolyn. Cette derni\u00e8re est devenue, avec le temps, conformiste, mat\u00e9rialiste et monotone.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce choc, il le prend en pleine figure; il r\u00e9alise que ce qui constitue la saveur de la vie, c&rsquo;est de la mordre \u00e0 pleine dents. Bref, une belle crise de quadra en perspective&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Mais il n&rsquo;en est rien. C&rsquo;est un vrai probl\u00e8me de communication, qui emp\u00eache Lester de comprendre l&rsquo;adolescente qu&rsquo;est devenue sa fille Jane, qui l&#8217;emp\u00eache de dialoguer avec sa femme. C&rsquo;est un homme frustr\u00e9 de tout qui, le jour o\u00f9 il ose enfin affirmer sa personnalit\u00e9, revient \u00e0 la vie.<\/p>\n\n\n\n<p>Il n&rsquo;existe qu&rsquo;un seul personnage, un seul qui ait saisi l&rsquo;importance du dialogue, du partage; c&rsquo;est Ricky, un jeune adulte \u00e0 enfance difficile. A travers une cam\u00e9ra au poing, il communique sinc\u00e8rement, sans les barri\u00e8res sociales ou culturelles que tout le monde se pose. Il voit la beaut\u00e9 de chacun sans artifice, parce que lui-m\u00eame n&rsquo;a pu naturellement la trouver de par son enfance.<\/p>\n\n\n\n<p>Le p\u00e8re de Ricky, le colonel Fitts, un homosexuel refoul\u00e9, n&rsquo;a jamais accept\u00e9 son penchant et l&rsquo;a cach\u00e9 au plus profond de son inconscient. Une sc\u00e8ne magnifique que de voir ce pauvre homme visionner les sc\u00e8ne de musculation qu&rsquo;a film\u00e9 son fils. Alors qu&rsquo;on croit au premier abord que c&rsquo;est par d\u00e9go\u00fbt qu&rsquo;il regarde, on comprend par la suite qu&rsquo;il s&rsquo;agit en r\u00e9alit\u00e9 d&rsquo;excitation.<\/p>\n\n\n\n<p>La m\u00e8re de Ricky, Barbara, a une maladie qu&rsquo;on a de la peine \u00e0 identifier. Cela tient de l&rsquo;alzheimer et de l&rsquo;autisme \u00e0 la fois. Elle ne communique presque plus, perdue qu&rsquo;elle est dans ses pens\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Jane quant \u00e0 elle, n&rsquo;arrive pas \u00e0 parler avec qui que ce soit, puis progressivement, arrive \u00e0 exprimer (mal peut-\u00eatre) ses sentiments gr\u00e2ce au contact de Ricky. C&rsquo;est son personnage, ainsi que celui de son p\u00e8re (mais il s&rsquo;agit dans son cas alors d&rsquo;un d\u00e9clic, et non plus d&rsquo;une avanc\u00e9e progressive) qui \u00e9voluent le plus.<\/p>\n\n\n\n<p>Carolyn n&rsquo;est devenue qu&rsquo;un plot dans l&rsquo;\u00e9difice, a perdu tout individualit\u00e9, et recherche \u00e0 se r\u00e9aliser en s&rsquo;investissant dans son travail. Mais ce n&rsquo;est qu&rsquo;une fuite pour oublier la r\u00e9alit\u00e9, \u00e0 savoir l&rsquo;\u00e9chec de son mariage et l&rsquo;insucc\u00e8s de son r\u00f4le maternel. Elle n&rsquo;exprime pas son d\u00e9sir, ses envies, si ce n&rsquo;est \u00e0 un type aussi paum\u00e9 qu&rsquo;elle, Buddy King. Le couple extra-conjugal ainsi form\u00e9 croit trouver dans l&rsquo;ambition et le pouvoir la solution \u00e0 leur mal de vivre.<\/p>\n\n\n\n<p>Angela, une adolescente superficielle, se veut la Carolyn jeune. D\u00e8s son d\u00e9part dans la vie, elle conna\u00eet les m\u00eame angoisses que son alter ego plus \u00e2g\u00e9, pr\u00eate \u00e0 tout pour r\u00e9ussir, et ne cherche qu&rsquo;\u00e0 renvoyer une image d&rsquo;elle m\u00eame qui ne lui correspond en rien. Tout comme Carolyn. Ce sont ces deux personnes qui repr\u00e9sentent le mieux le conformisme usuel.<\/p>\n\n\n\n<p>Au final, Lester repr\u00e9sente la r\u00e9ussite. La prise de conscience salutaire, voire vitale lui permet de mener une vie propre. C&rsquo;est lui qui se fixe ses limites, ses besoins, il retrouve tous les \u00e9l\u00e9ments constituant une personnalit\u00e9, lui qui les a perdus au fil du temps. Ce n&rsquo;est pas parce qu&rsquo;il m\u00e8ne sa propre vie que forc\u00e9ment son entourage en p\u00e2tit, mais parce que les relations sont scl\u00e9ros\u00e9es d\u00e8s le d\u00e9part. Alors qu&rsquo;il se r\u00e9v\u00e8le lui-m\u00eame, les autres en sont encore \u00e0 se chercher.<\/p>\n\n\n\n<p>Le magistral final, se termine en totale apoth\u00e9ose. Lester, qui a enfin compris le sens de la vie, n&rsquo;a plus rien \u00e0 perdre. Il peut partir, le sourire sur les l\u00e8vres. Son meurtrier commet l&rsquo;irr\u00e9parable parce qu&rsquo;il ne parvient pas \u00e0 communiquer (encore !). Son \u00e9ducation a \u00e9rig\u00e9 des barri\u00e8res insurmontables pour cet homme, qui n&rsquo;arrive toujours pas \u00e0 accepter sa diff\u00e9rence.<\/p>\n\n\n\n<p>Un film \u00e0 r\u00e9alisation grandiose, le film de tous les superlatifs. Le th\u00e8me relativement vaste et complexe, est ici d\u00e9velopp\u00e9 avec l\u00e9g\u00e8ret\u00e9. Attention, l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 ne veut pas dire superficiel. Le film est profond, et va jusqu&rsquo;au bout de ses ambitions. Le raisonnement de Sam Mendes est juste, et surtout sain. Sa r\u00e9alisation du film est particuli\u00e8rement originale du cin\u00e9aste tr\u00e8s agr\u00e9able. Le d\u00e9nouement m&rsquo;a sembl\u00e9 totalement novateur, et pr\u00e9sage le meilleur pour ses prochaines r\u00e9alisations. Quant aux acteurs, presque tous sont bluffants de talents. Kevin Spacey est un professionnel au sommet de son art, et quelques petites claques sont n\u00e9cessaires pour se convaincre qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit que d&rsquo;un film. Le seul b\u00e9mol \u00e0 \u00e9mettre concerne la prestation tout sauf convainquante de Thora Birch, qui incarne Jane. Manque de conviction, et son joli minois ne rattrape rien du tout.<\/p>\n\n\n\n<p>A recommander fortement \u00e0 tous les d\u00e9tracteurs de Schumacher ;-), car il se situe aux antipodes du genre d&rsquo;approche de ce dernier. Sam Mendes donne toutes ses lettres de noblesses au 7\u00e8me art, et r\u00e9ussi v\u00e9ritablement un chef-d&rsquo;oeuvre.<\/p>\n\n\n\n<p>(<a href=\"https:\/\/groups.google.com\/forum\/#!topic\/fr.rec.cinema.discussion\/6TM23iw6OzE\/discussion\">message original<\/a> du 15-02-2000 @ 01:00:00, j&rsquo;\u00e9tais bien jeune)<\/p>\n<div class=\"pld-like-dislike-wrap pld-template-1\">\r\n    <div class=\"pld-like-wrap  pld-common-wrap\">\r\n    <a href=\"javascript:void(0)\" class=\"pld-like-trigger pld-like-dislike-trigger  \" title=\"Super article!\" data-post-id=\"62\" data-trigger-type=\"like\" data-restriction=\"cookie\" data-already-liked=\"0\">\r\n                        <i class=\"fas fa-thumbs-up\"><\/i>\r\n                <\/a>\r\n    <span class=\"pld-like-count-wrap pld-count-wrap\">0    <\/span>\r\n<\/div><div class=\"pld-dislike-wrap  pld-common-wrap\">\r\n    <a href=\"javascript:void(0)\" class=\"pld-dislike-trigger pld-like-dislike-trigger  \" title=\"Pas terrible...\" data-post-id=\"62\" data-trigger-type=\"dislike\" data-restriction=\"cookie\" data-already-liked=\"0\">\r\n                        <i class=\"fas fa-thumbs-down\"><\/i>\r\n                <\/a>\r\n    <span class=\"pld-dislike-count-wrap pld-count-wrap\">0<\/span>\r\n<\/div><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Beaucoup d&rsquo;avis et de critiques ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 fait sur ce long m\u00e9trage. 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