{"id":565,"date":"2008-09-04T14:00:46","date_gmt":"2008-09-04T13:00:46","guid":{"rendered":"http:\/\/www.ikiru.ch\/blog\/?p=565"},"modified":"2025-05-08T19:08:10","modified_gmt":"2025-05-09T00:08:10","slug":"the-prestige","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/2008\/the-prestige","title":{"rendered":"The prestige"},"content":{"rendered":"<div id=\"ez-toc-container\" class=\"ez-toc-v2_0_82_2 ez-toc-wrap-center counter-hierarchy ez-toc-counter ez-toc-grey ez-toc-container-direction\">\n<div class=\"ez-toc-title-container\">\n<p class=\"ez-toc-title\" style=\"cursor:inherit\">Contents<\/p>\n<span class=\"ez-toc-title-toggle\"><\/span><\/div>\n<nav><ul class='ez-toc-list ez-toc-list-level-1 ' ><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-1\" href=\"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/2008\/the-prestige\/#Analyse\" >Analyse<\/a><ul class='ez-toc-list-level-3' ><li class='ez-toc-heading-level-3'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-2\" href=\"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/2008\/the-prestige\/#dualite_et_complementarite\" >dualit\u00e9 et compl\u00e9mentarit\u00e9<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-3'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-3\" href=\"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/2008\/the-prestige\/#Le_bonbon_et_son_emballage\" >Le bonbon et son emballage<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-3'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-4\" href=\"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/2008\/the-prestige\/#De_la_science_artistique\" >De la science artistique<\/a><\/li><\/ul><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-5\" href=\"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/2008\/the-prestige\/#Une_bien_belle_ballade_artistique\" >Une bien belle ballade artistique<\/a><\/li><\/ul><\/nav><\/div>\n\n<p><em>abracadabra, regardez ma main, je suis deux<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Lorsqu&rsquo;un film est prenant, c&rsquo;est une splendide baffe. Lorsqu&rsquo;il est intelligent, c&rsquo;est un aller-retour sans appel. Que se passe-t-il alors lorsqu&rsquo;un r\u00e9alisateur r\u00e9ussi le tour de passe-passe d&rsquo;orchestrer ce que conna\u00eet de mieux le langage cin\u00e9matographique \u00e0 la baguette d&rsquo;une palpitante intrigue ? <span data-lum_link_maker=\"popup\" class=\"notneeded\">The Prestige<\/span> laisse pantois devant tant d&rsquo;ardeur et d&rsquo;audace. Et nos joues ne le remercient pas.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/the-prestige-applaudissez.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"424\" class=\"wp-image-2090 size-large alignnone\" src=\"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/the-prestige-applaudissez-1024x424.jpg\" alt=\"the prestige applaudissez\" srcset=\"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/the-prestige-applaudissez-1024x424.jpg 1024w, https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/the-prestige-applaudissez-300x124.jpg 300w, https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/the-prestige-applaudissez-768x318.jpg 768w, https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/the-prestige-applaudissez-150x62.jpg 150w, https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/the-prestige-applaudissez-200x83.jpg 200w, https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/the-prestige-applaudissez.jpg 1274w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/a>Le 5\u00e8me long-m\u00e9trage de Christopher Nolan \u00e9tait attendu. R\u00e9alisateur de l&rsquo;OVNI <span data-lum_link_maker=\"popup\" class=\"notneeded\">Memento<\/span> et du plus classique mais \u00f4 combien r\u00e9ussi <span data-lum_link_maker=\"popup\" class=\"notneeded\">Batman Begins<\/span> &#8211; capable de nous faire oublier les deux pr\u00e9c\u00e9dents commis par Schumacher -, le moins que l&rsquo;on puisse dire c&rsquo;est que Nolan \u00e9pate. Aime l&rsquo;esbroufe. Se joue de nous. Court derri\u00e8re les artifices. Il aime le cin\u00e9ma, et partage avec talent sa passion de la mise en sc\u00e8ne. La sc\u00e8ne, le mot est l\u00e2ch\u00e9 : magie et cin\u00e9ma se conjuguent de concert sur les planches, et seront inextricablement li\u00e9es le film durant dans une all\u00e9gorie appuy\u00e9e, qui aurait encore gagn\u00e9 en force si elle n&rsquo;\u00e9tait pas aussi explicite. Qu&rsquo;importe, sont au rendez-vous les ingr\u00e9dients les plus imposants du 7\u00e8me art, ne faisons pas la fine bouche.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;histoire rassemble Hugh Jackman (<span data-lum_link_maker=\"popup\" class=\"notneeded\">The Fountain<\/span>, <span data-lum_link_maker=\"popup\" class=\"notneeded\">X-Men<\/span>, <span data-lum_link_maker=\"popup\" class=\"notneeded\">Van Helsing<\/span>) et Christian Bale (<span data-lum_link_maker=\"popup\" class=\"notneeded\">American Psycho<\/span>, <span data-lum_link_maker=\"popup\" class=\"notneeded\">Batman 5<\/span> &amp; 6), deux magiciens qui se livrent un duel sans merci pour s&rsquo;\u00e9pater l&rsquo;un l&rsquo;autre. Le film s&rsquo;ouvre en les montrant patauger dans une petite salle, ne ma\u00eetrisant pas tout \u00e0 fait les rouages artistiques et spectaculaires de la magie, et se poursuit en narrant l&rsquo;histoire de l&rsquo;ascension &#8211; et de la chute &#8211; de ces deux meilleurs ennemis, qui iront de tra\u00eetrises en roublardises pour assouvir leurs app\u00e9tits de reconnaissance, recourant au chantage, au kidnapping, \u00e0 la prostitution de sa concubine &#8211; et ce n&rsquo;est qu&rsquo;un bref aper\u00e7u sommaire : dans cette course \u00e0 la lumi\u00e8re des projecteurs, il n&rsquo;y a pas de seconde place. Le suspense est omnipr\u00e9sent, on se demande quel sera le prochain pion sacrifi\u00e9 pour soumettre l&rsquo;adversaire.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;ambiance est froide et les d\u00e9cors sombres, le Londres dans lequel \u00e9voluent les protagonistes est sale, mal entretenu, les portes d\u00e9cr\u00e9pites, une mat\u00e9rialisation de notre imaginaire collectif sur ce que pouvait \u00eatre une ville industrielle au XIXe si\u00e8cle, port\u00e9e par son d\u00e9veloppement in\u00e9gal. Les prises de vues sont parfois tellement serr\u00e9es que se d\u00e9gage une atmosph\u00e8re de huis-clos, on plonge dans cet univers de turpitude o\u00f9 rien n&rsquo;est \u00e9pargn\u00e9. Un univers d&rsquo;obs\u00e9d\u00e9s et de perfectionnistes, gangren\u00e9 par le secret, d\u00e9truit par l&rsquo;ambition. Est-ce ainsi que Nolan voit le cin\u00e9ma ?<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Analyse\"><\/span>Analyse<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Car <span data-lum_link_maker=\"popup\" class=\"notneeded\">The Prestige<\/span> est un all\u00e9gorie, une suite de m\u00e9taphores pr\u00e9sentant la magie et utilisant le langage du cin\u00e9ma. Nolan tient l&rsquo;art de l&rsquo;\u00e9trange pour fr\u00e8re du cin\u00e9ma, son pr\u00e9curseur peut-\u00eatre m\u00eame. Tout semble rassembler les deux arts : la mise en sc\u00e8ne, la pratique de l&rsquo;all\u00e9gorie (!), et cette capacit\u00e9 \u00e0 faire passer les mensonges les plus \u00e9normes pour la r\u00e9alit\u00e9. Et du c\u00f4t\u00e9 du spectateur, qu&rsquo;il ne faudrait pas oublier, car sans lui, aucun art n&rsquo;a de sens, c&rsquo;est la m\u00eame attente : qu&rsquo;on lui en mette plein les mirettes, et qu&rsquo;on ne lui expliques pas les trucs, ou alors bien plus tard. \u00ab\u00a0Comment, tu n&rsquo;as pas compris le but de notre art ? C&rsquo;est d&rsquo;amuser\u00a0\u00bb, explique \u00e0 l&rsquo;agonie Angier \u00e0 Borden. Ce but partag\u00e9 par les deux arts siamois, tellement soud\u00e9s que Nolan para\u00eet \u00eatre une maman qui ne distingue plus ses deux enfants jumeaux. Au final, parle-t-il vraiment de magie, ou seulement de cin\u00e9ma ? \u00ab\u00a0Personne ne regarde le type dans la bo\u00eete\u00a0\u00bb, n&rsquo;est-ce pas ?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>(ne pas lire la suite \u00e0 moins d&rsquo;avoir vu le film)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Tout est double. Deux Nolan sont \u00e0 l&rsquo;origine du sc\u00e9nario : Christopher et son neveux, Jonathan. Puis des jumeaux, que Nolan en cr\u00e9e \u00e0 foison avec une machine. Ils poussent comme des chapeaux sur un champ, comme des Angier dans une salle de spectacle, comme des fr\u00e8res Borden, comme des femmes interchangeables (chaque magicien en aura deux). Le chiffre deux, c&rsquo;est \u00e9videmment celui de la dualit\u00e9. Celui du yin et du yang, celui du bien et du mal, que Kubrick unissait chez Guignol-Jocker dans <span data-lum_link_maker=\"popup\" class=\"notneeded\">Full Metal Jacket<\/span> en lui faisant porter une inscription sur son casque <em>Born to kill<\/em> et arborer un pin&rsquo;s <em>Peace and Love<\/em>. Loin de tout manich\u00e9isme, les principes oppos\u00e9s ont pour objet la n\u00e9gation mutuelle, certes, mais ils coexistent dans la nature humaine, nous soumettant aux affres de la dissonance. Et c&rsquo;est l&rsquo;autre th\u00e8me majeur du film : le d\u00e9chirement humain, incapable de concilier ses polarisations positives et n\u00e9gatives.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"dualite_et_complementarite\"><\/span>dualit\u00e9 et compl\u00e9mentarit\u00e9<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h3>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/the-prestige-the-machine.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-2093 size-large alignnone\" src=\"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/the-prestige-the-machine-1024x420.jpg\" alt=\"the machine in the prestige\" width=\"1024\" height=\"420\" srcset=\"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/the-prestige-the-machine-1024x420.jpg 1024w, https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/the-prestige-the-machine-300x123.jpg 300w, https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/the-prestige-the-machine-768x315.jpg 768w, https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/the-prestige-the-machine-150x62.jpg 150w, https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/the-prestige-the-machine-200x82.jpg 200w, https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/the-prestige-the-machine.jpg 1278w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/a>Ces nombreuses contradictions, qui nous poussent \u00e0 explorer diverses facettes de notre \u00eatre, Nolan le limier en piste un certain nombre. Comment marier la \u00e9ussite professionnelle et familiale, avec bien s\u00fbr les tourments de(s) Borden(s) et sa femme Sarah (une Rebecca Hall tr\u00e8s peu convaincante). Faut-il faire primer la forme ou le fond dans son art, avec \u00e9videmment le duel entre les deux magiciens. Car Borden est le dou\u00e9, le cr\u00e9atif, qui privil\u00e9gie l&rsquo;art par-dessus les paillettes. Angier, c&rsquo;est l&rsquo;inverse, celui qui popularise l&rsquo;art, qui gr\u00e2ce au strass, sort l&rsquo;art des cercles des initi\u00e9s seuls. Mais qui n&rsquo;a malheureusement aucun talent, et qui \u00e0 ce titre, jalouse son coll\u00e8gue. Autre dualit\u00e9 encore, peut-on s&#8217;embarrasser d&rsquo;\u00e9thique lorsqu&rsquo;on veut r\u00e9ussir ? Tuer des pigeons pour amuser la galerie durant quelques secondes, mettre en p\u00e9ril sa vie ou celle d&rsquo;autrui, afin de faire entrer son nom \u00e0 la post\u00e9rit\u00e9 ? Que dire \u00e9galement de la science et la magie, antonymiques dans leur objet : le premier veut tout savoir, tout d\u00e9sacraliser, incarn\u00e9 par les obsessions de <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Nikola_Tesla\">Nikola Tesla<\/a> (un somptueux David Bowie), alors que le second cherche \u00e0 mystifier l&rsquo;individu ? La science dit les choses, brutalement parfois, alors que l&rsquo;art les sugg\u00e8re. La premi\u00e8re \u00e9volue dans l&rsquo;univers du concret, le second dans celui de l&rsquo;immat\u00e9riel.<\/p>\n\n\n\n<p>Nolan a l&rsquo;intelligence de ne livrer aucune r\u00e9ponse. Il n&rsquo;y pas de r\u00e9ponse en pr\u00eat-\u00e0-porter, justement. Le jeune r\u00e9alisateur se contente de questionner, remuant les bas-fonds d&rsquo;un Londres victorien, o\u00f9 l&rsquo;\u00e8re industrielle bat son plein, et o\u00f9 l&rsquo;homme mute en consommateur, cherche \u00e0 s&rsquo;assommer \u00e0 coups d&rsquo;alcool ou de spectacle, pour oublier les rigueurs extr\u00eames de son travail \u00e0 la cha\u00eene. C&rsquo;est aussi l&rsquo;une des forces de l&rsquo;oeuvre, montrer comment la d\u00e9vastation humaine pousse \u00e0 se mettre en spectacle ou \u00e0 demander au spectacle de faire oublier son quotidien. Avec \u00e0 la cl\u00e9, que l&rsquo;on soit sur la sc\u00e8ne \u00e0 jouer ou sur un si\u00e8ge \u00e0 regarder, le b\u00e9n\u00e9fice de se prendre pour un autre. La fuite au moyen d&rsquo;un masque est si tentante.. vivre la vie d&rsquo;un autre semble tellement plus facile&#8230; Balivernes, tonne Nolan dans une sc\u00e8ne &#8211; l&rsquo;un des rares passages o\u00f9 le r\u00e9alisateur prend position &#8211; o\u00f9 Angier d\u00e9couvre que la vie de son concurrent, qui semble cumuler toutes les signes ext\u00e9rieurs de r\u00e9ussite, est incapable de profiter des plaisirs de la vie les plus simples. Au spectateur de ne pas placer sur un pi\u00e9destal le mystificateur qui le fait tant r\u00eaver, car malgr\u00e9 ses tours extraordinaires, il passe \u00e0 travers les m\u00eames doutes, tout comme lui. Apr\u00e8s tout, \u00ab\u00a0le prestige\u00a0\u00bb, c&rsquo;est le retour \u00e0 la normale ?<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Le_bonbon_et_son_emballage\"><\/span>Le bonbon et son emballage<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft\"><a href=\"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/the-prestige-iseeyou.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"409\" src=\"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/the-prestige-iseeyou-1024x409.jpg\" alt=\"the prestige i see you\" class=\"wp-image-2092\" srcset=\"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/the-prestige-iseeyou-1024x409.jpg 1024w, https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/the-prestige-iseeyou-300x120.jpg 300w, https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/the-prestige-iseeyou-768x307.jpg 768w, https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/the-prestige-iseeyou-150x60.jpg 150w, https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/the-prestige-iseeyou-200x80.jpg 200w, https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/the-prestige-iseeyou.jpg 1272w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Angier, comme Borden, a sa propre approche du m\u00e9tier. Il aime l&#8217;emballage, il excelle dans la pr\u00e9sentation du \u00ab\u00a0produit\u00a0\u00bb magie. Son truc \u00e0 lui, c&rsquo;est la forme; ses tours sont simples, facilement compr\u00e9hensibles par un professionnel, mais qu&rsquo;importe, il a le spectacle dans le sang. Tout le contraire de Borden, l&rsquo;enfant f\u00e9cond de la magie, alignant sans cesse des nouveaux tours \u00e9labor\u00e9s, m\u00e9prisant la facilit\u00e9, mais incapable de trouver un \u00e9crin \u00e0 sa richesse cr\u00e9ative pour l&rsquo;offrir au public. Deux personnalit\u00e9s que tout oppose, et pourtant&#8230; compl\u00e9mentaires, car incompl\u00e8tes l&rsquo;une sans l&rsquo;autre. Chacun reconna\u00eet dans l&rsquo;autre ce qui lui manque. Angier veut de mani\u00e8re obsessionnelle conna\u00eetre le truc de l&rsquo;homme transport\u00e9, et Borden veut mettre sur pied les tours les plus novateurs qui soient. Et malgr\u00e9 ces diff\u00e9rences, malgr\u00e9 les tentatives de meurtres qui s&rsquo;accumulent, chacun vie pour l&rsquo;autre; les deux magiciens, au-del\u00e0 de leur opposition symbolique et philosophique, ne vivent que dans l&rsquo;espoir de susciter l&rsquo;admiration chez l&rsquo;autre. Voil\u00e0 un aspect cocasse du film : les deux hommes se ha\u00efssent, mais cette hostilit\u00e9 est intrins\u00e8quement li\u00e9e \u00e0 une recherche de reconnaissance par son pair, sans qui cette course effr\u00e9n\u00e9e vers la gloire serait sans objet. Ainsi, bien que l&rsquo;enjeu soit d&rsquo;abattre l&rsquo;adversaire, la r\u00e9ussite elle-m\u00eame est conditionn\u00e9e \u00e0 son ennemi; \u00e0 chaque \u00e9tape, parce que la magie c&rsquo;est avant tout du spectacle et que sans spectateur elle n&rsquo;a plus de raison d&rsquo;\u00eatre, l&rsquo;adversaire doit assister au triomphe du magicien concurrent. L&rsquo;un sans l&rsquo;autre n&rsquo;est rien : les deux antinomies cohabitent, le yin sans le yang n&rsquo;a aucun sens, on ne comprend le yin que parce le yang existe. C&rsquo;est le principe m\u00eame de la philosophie orientale, au coeur de <span data-lum_link_maker=\"popup\" class=\"notneeded\">The Prestige<\/span>. Est-ce un hasard si Nikola Tesla \u00e9tait instruit en sanskri et en pens\u00e9e orientale ?<\/p>\n\n\n\n<p>En d&rsquo;autres termes, pour s&rsquo;accomplir, un magicien (et par cons\u00e9quent, un r\u00e9alisateur) doit savoir marier le fond et la forme. Chaque magicien n&rsquo;atteint le sommet de son art que lorsqu&rsquo;il parvient \u00e0 m\u00ealer les deux. David Copperfield, remerci\u00e9 \u00e0 la fin du film, est vu comme une source d&rsquo;inspiration par Nolan : ma\u00eetre pass\u00e9 dans son art, prototype exemplaire du <em>showman<\/em>, il parvient, dans un d\u00e9luge de grandiloquence, \u00e0 faire r\u00eaver le public en r\u00e9alisant des tours dont personne ne saisit les astuces. Le met exquis qu&rsquo;il sert \u00e0 ses convives contient l&rsquo;assaisonnement ad\u00e9quat; attirant l&rsquo;oeil, ils sont go\u00fbteux au palais. Le plaisir des sens, le fond et la forme r\u00e9unis dans toute leur gloire.<\/p>\n\n\n\n<p>La question du sacrifice, soulev\u00e9e \u00e0 maintes reprises, reste \u00e9vasive sur le regard port\u00e9 par Nolan sur son art. En effet, il postule que pour manier avec virtuosit\u00e9 son art, il faut \u00eatre pr\u00eat \u00e0 tous les sacrifices; est-ce \u00e0 dire que les sacrifices de Nolan r\u00e9sident dans les concessions faites \u00e0 la forme ? Ses premiers long-m\u00e9trages se concentrant plus sur le fond, la r\u00e9alisation de <span data-lum_link_maker=\"popup\" class=\"notneeded\">Batman Begin<\/span> est-elle vue comme un accouchement dans la douleur ? Ou plus simplement, ces sacrifices reposent-ils sur la t\u00e2che souvent ingrate de la promotion de ses films ? Peu d&rsquo;indices semblent nous aiguiller dans une direction sp\u00e9cifique. Ne nous reste que l&rsquo;interrogation.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"De_la_science_artistique\"><\/span>De la science artistique<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>La dichotomie entre la science et l&rsquo;art s&rsquo;incarne sous les traits d&rsquo;Angier, mais surtout de Tesla. Ce dernier, oppos\u00e9 \u00e0 Edison &#8211; pour qui il a travaill\u00e9 &#8211; a lui-m\u00eame son nemesis \u00e0 affronter. Edison, bien plus populaire, qui jouait avec brio de l&rsquo;apparat et du fantastique, pr\u00e9conisait l&rsquo;utilisation du courant continu aux Etats-Unis. Il refusait de donner suite \u00e0 la proposition de Tesla &#8211; alors son collaborateur &#8211; d&rsquo;utiliser le courant alternatif. Et pourtant, c&rsquo;est ce dernier qui s&rsquo;imposera&#8230; alors que tout le monde retiendra le nom d&rsquo;Edison. Le mythe efface la v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Angier, ambitieux, se tourne vers la science de Tesla. Parce qu&rsquo;il ma\u00eetrise la forme mais pas le fond, il se dirige vers l&rsquo;ennemi &#8211; partiel et temporaire &#8211; de l&rsquo;art, la science. Cette science qui viendra pallier le manque de talent du magicien. Une science froide et aust\u00e8re, d\u00e9shabill\u00e9e, mais \u00e9tonnante et qu&rsquo;il saura mettre en valeur. Ici encore, parce que l&rsquo;artiste obtient le mariage des principes oppos\u00e9s (le faux et le vrai, le fond et la forme), la r\u00e9ussite est totale. Magicien qui se dirige vers la modernit\u00e9, il anticipe le glissement qui va voir l&rsquo;art se nourrir de la science. Il est le pr\u00e9curseur ni plus ni moins du&#8230; cin\u00e9ma ! Un cin\u00e9ma qui saura habilement utiliser les d\u00e9couvertes scientifiques, pour mettre en sc\u00e8ne ce que les hommes de science sont incapables d&rsquo;expliquer au publique. A ce titre, la sc\u00e8ne du mus\u00e9e o\u00f9 Tesla effraye les badauds venus admirer ses recherches, est \u00e9loquente; ils fuient, terroris\u00e9s par la tournure des \u00e9v\u00e8nements. Les scientifiques ne savent enrober le fond, au contraire des magiciens et des &#8211; futurs &#8211; cin\u00e9astes. Les scientifiques se basent sur des faits, alors que l&rsquo;art les contourne, les enjolive, les mets en valeur; il parle \u00e0 son public.<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est une mani\u00e8re d\u00e9tourn\u00e9e de critiquer l&rsquo;attrait pour le sensationnel du grand public; il ne s&rsquo;int\u00e9resse pas aux faits, mais \u00e0 leur mise en sc\u00e8ne. Un \u00e9tat d&rsquo;esprit que l&rsquo;on apprend \u00e0 avoir, inculqu\u00e9 d\u00e8s le plus jeune \u00e2ge; raison de la sc\u00e8ne de l&rsquo;enfant qui comprend qu&rsquo;un oiseau est sacrifi\u00e9 dans le tour qui fait croire \u00e0 la disparition du volatile. Il n&rsquo;est pas dupe, du moins, pas encore.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Une_bien_belle_ballade_artistique\"><\/span>Une bien belle ballade artistique<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/the-prestige-applaudissez2.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"423\" class=\"wp-image-2091 size-large alignnone\" src=\"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/the-prestige-applaudissez2-1024x423.jpg\" alt=\"the prestige applaudissez 02\" srcset=\"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/the-prestige-applaudissez2-1024x423.jpg 1024w, https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/the-prestige-applaudissez2-300x124.jpg 300w, https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/the-prestige-applaudissez2-768x317.jpg 768w, https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/the-prestige-applaudissez2-150x62.jpg 150w, https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/the-prestige-applaudissez2-200x83.jpg 200w, https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/the-prestige-applaudissez2.jpg 1278w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/a>Le r\u00e9alisateur est-il parvenu \u00e0 nous faire oublier notre quotidien ? Certainement, il faut avouer que l&rsquo;illusionniste a plus d&rsquo;un tour dans son sac. Jouant avec le temps et avec le montage tel un sorcier, le r\u00e9alisateur britannique livre l\u00e0 une oeuvre intelligente et \u00e9quilibr\u00e9e. On peut cependant lui reprocher la place faite aux femmes, critique pouvant s&rsquo;adresser sa filmographie en g\u00e9n\u00e9ral : r\u00e9duites aux r\u00f4le accessoires, elles ne sont que des excroissances masculines. Pire, Nolan va jusqu&rsquo;\u00e0 en faire de simples perturbatrices dans <span data-lum_link_maker=\"popup\" class=\"notneeded\">The Prestige<\/span>, des obstacles sur le chemin des m\u00e2les qui veulent r\u00e9ussir : que ce soit Sarah qui irrite son mari (m\u00eame si celui-ci regrettera plus tard son \u00e9go\u00efsme), Olivia Wescombe (Scarlett Johansson) r\u00e9duite \u00e0 n&rsquo;\u00eatre qu&rsquo;un pr\u00e9sentoir humain et un cheval de Troie pour les magiciens. La gente f\u00e9minine est annexe chez Nolan, aussi bien dans Batman Begins que dans <span data-lum_link_maker=\"popup\" class=\"notneeded\">Memento<\/span>. Prudence avec le terme de misogynie, mais avouons que jusqu&rsquo;\u00e0 aujourd&rsquo;hui, ses histoires restent des histoires d&rsquo;hommes. Comme si les femmes ne comptaient pas.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec une telle ma\u00eetrise du temps et de la narration, Nolan le prestidigitateur place la barre tr\u00e8s haut. On ne peut qu&rsquo;esp\u00e9rer, \u00e9go\u00efstement, qu&rsquo;il soit longtemps pr\u00eat \u00e0 faire des sacrifices.<\/p>\n<div class=\"pld-like-dislike-wrap pld-template-1\">\r\n    <div class=\"pld-like-wrap  pld-common-wrap\">\r\n    <a href=\"javascript:void(0)\" class=\"pld-like-trigger pld-like-dislike-trigger  \" title=\"Super article!\" data-post-id=\"565\" data-trigger-type=\"like\" data-restriction=\"cookie\" data-already-liked=\"0\">\r\n                        <i class=\"fas fa-thumbs-up\"><\/i>\r\n                <\/a>\r\n    <span class=\"pld-like-count-wrap pld-count-wrap\">0    <\/span>\r\n<\/div><div class=\"pld-dislike-wrap  pld-common-wrap\">\r\n    <a href=\"javascript:void(0)\" class=\"pld-dislike-trigger pld-like-dislike-trigger  \" title=\"Pas terrible...\" data-post-id=\"565\" data-trigger-type=\"dislike\" data-restriction=\"cookie\" data-already-liked=\"0\">\r\n                        <i class=\"fas fa-thumbs-down\"><\/i>\r\n                <\/a>\r\n    <span class=\"pld-dislike-count-wrap pld-count-wrap\">0<\/span>\r\n<\/div><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>abracadabra, regardez ma main, je suis deux Lorsqu&rsquo;un film est prenant, c&rsquo;est une splendide baffe. Lorsqu&rsquo;il est intelligent, c&rsquo;est un aller-retour sans appel. Que se passe-t-il alors lorsqu&rsquo;un r\u00e9alisateur r\u00e9ussi le tour de passe-passe d&rsquo;orchestrer ce que conna\u00eet de mieux le langage cin\u00e9matographique \u00e0 la baguette d&rsquo;une palpitante intrigue ? The Prestige laisse pantois devant 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