{"id":318,"date":"2008-08-21T00:26:25","date_gmt":"2008-08-20T23:26:25","guid":{"rendered":"http:\/\/www.ikiru.ch\/blog\/?p=318"},"modified":"2025-05-08T18:58:46","modified_gmt":"2025-05-08T23:58:46","slug":"rambo","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/2008\/rambo","title":{"rendered":"Rambo"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft\"><a href=\"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/2008\/rambo\/rambo-coutelas\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/rambo-coutelas-150x150.jpg\" alt=\"Rambo et son coutelas\" class=\"wp-image-2122\" srcset=\"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/rambo-coutelas-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/rambo-coutelas-300x298.jpg 300w, https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/rambo-coutelas-126x125.jpg 126w, https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/rambo-coutelas.jpg 450w\" sizes=\"auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><span data-lum_link_maker=\"popup\">Rambo<\/span>, aka Rambo IV. Nouveau concentr\u00e9 de violence, id\u00e9al pour les adeptes du Moloko de <span data-lum_link_maker=\"popup\">Clockwork orange<\/span> (Orange m\u00e9canique) ? Certainement pas. C&rsquo;est que derri\u00e8re le dernier opus de la s\u00e9rie, se cache une critique et un regard d\u00e9sabus\u00e9 sur la guerre, sur l&rsquo;homme. Apr\u00e8s des deuxi\u00e8me et troisi\u00e8me \u00e9pisode de la s\u00e9rie qui portaient aux nues la force brute ? Positif. C&rsquo;est que derri\u00e8re la cam\u00e9ra, se cache cette fois-ci Sylvester Stallone, que seuls ceux qui n&rsquo;ont jamais lu une de ses interviews assimilent \u00e0 ses r\u00f4les de composition. Il n&rsquo;a rien d&rsquo;une brute sans cervelle et il le prouve &#8211; si besoin \u00e9tait &#8211; \u00e0 nouveau.<\/p>\n\n\n\n<p>Rambo met une nouvelle fois en sc\u00e8ne John Rambo, ce v\u00e9t\u00e9ran b\u00e9ret vert du Vi\u00eat-N\u00e2m qui n&rsquo;a jamais r\u00e9ussi \u00e0 se remettre du conflit. C&rsquo;est dans <span data-lum_link_maker=\"popup\">First blood<\/span> que le personnage, dont le nom est devenu synonyme de superman dans tous les coins de la plan\u00e8te, tente de se r\u00e9ins\u00e9rer dans des Etats-Unis qui ne savent que faire des aptitudes d&rsquo;un ancien soldat d&rsquo;\u00e9lite. Apr\u00e8s avoir massacr\u00e9 des familles vietcongs au nom de la \u00ab\u00a0libert\u00e9\u00a0\u00bb, on voudrait le voir prendre un petit travail routinier; comptable, pourquoi pas ? La soci\u00e9t\u00e9, qui n&rsquo;a plus vraiment besoin des talents qu&rsquo;il a su d\u00e9velopper (la survie ?) lui demande de se faire le plus petit possible. Apr\u00e8s avoir encourag\u00e9 son instinct de mort jusqu&rsquo;aux limites de la vie, on lui demande de tout oublier et de troquer son \u00e9quipement militaire pour un complet. Il en sera incapable. John Rambo ne comprend pas l&rsquo;environnement dans lequel il revenu, et celui-ci le lui rend bien. Le conflit avec la police locale sera l&rsquo;aboutissement de cette incapacit\u00e9 \u00e0 se comprendre, \u00e0 interagir entre individus qui ne parlent pas tout \u00e0 fait la m\u00eame langue. Une le\u00e7on pour les oubli\u00e9s de l&rsquo;Am\u00e9rique, partis sous les sifflets de la propagande, revenus dans l&rsquo;indiff\u00e9rence assourdissante.<\/p>\n\n\n\n<p>Evitons de traiter des deux s\u00e9quelles, qui n&rsquo;ont rien en commun avec le premier &#8211; et le dernier &#8211; \u00e9pisode de la s\u00e9rie : esth\u00e9tisme de la violence, arrogance de l&rsquo;Oncle Sam dans toute sa splendeur, vantardises militaires ou go\u00fbt suspect pour le son du canon. D&rsquo;ailleurs, dans la surench\u00e8re de l&rsquo;h\u00e9ro\u00efsme des personnages et des effets num\u00e9riques qui s&rsquo;en sont suivis depuis au cin\u00e9ma, les num\u00e9ros 2 et 3 ont pris un sacr\u00e9 coup de vieux. A 20 ans de recul (<span data-lum_link_maker=\"popup\">Rambo III<\/span> date de 1988), m\u00eame la violence muscl\u00e9e de l&rsquo;\u00e9poque semble pu\u00e9rile, la distance faisant. Contrairement \u00e0 <span data-lum_link_maker=\"popup\">First blood<\/span>, ils ont mal vieilli. Il suffit de voir Rambo pour s&rsquo;en assurer : les bras d\u00e9coup\u00e9es par les tirs continus de balles, les grenades qui envoient dans la stratosph\u00e8re des membres humains d\u00e9chiquet\u00e9s, de la cervelle, du sang, le corps humain suinte de toute part aujourd&rsquo;hui. En 20 ans, bien des tabous sont tomb\u00e9s, et ce qui passait pour du cin\u00e9ma gore dans les ann\u00e9es 80, s&rsquo;appelle dans les ann\u00e9es 2000 de mani\u00e8re sophiste un film \u00ab\u00a0interdit au moins de 18 ans\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft\"><a href=\"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/2008\/rambo\/rambo-poster\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/rambo-poster-150x150.jpg\" alt=\"Poster de John Rambo\" class=\"wp-image-2089\"\/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Toute l&rsquo;astuce de \u00ab\u00a0Sly\u00a0\u00bb, qui signe l\u00e0 sa septi\u00e8me r\u00e9alisation, c&rsquo;est d&rsquo;utiliser tous les moyens techniques \u00e0 sa disposition pour afficher son d\u00e9go\u00fbt, mais aussi une r\u00e9signation d\u00e9finitive, envers la guerre. Ainsi, John Rambo, chassant les serpents en Tha\u00eflande, n&rsquo;a jamais os\u00e9 retourn\u00e9 aux Etats-Unis; le v\u00e9t\u00e9ran a retenu sa le\u00e7on. Stallone est d\u00e9sabus\u00e9 (un r\u00f4le plut\u00f4t courant chez lui), mais surtout sans rage, ou plut\u00f4t une rage interne, auto-destructrice, et non plus dirig\u00e9e vers l&rsquo;autre : il n&rsquo;a plus d&rsquo;avenir, on lui donnerait l&rsquo;Irak \u00e0 envahir qu&rsquo;il le refuserait. D&rsquo;ailleurs, il n&rsquo;est pas anodin de noter que si le personnage s&rsquo;\u00e9tait rendu dans ce dernier pays, un conflit d\u00e9clench\u00e9 par son pays au nom de la libert\u00e9 tout comme l&rsquo;\u00e9tait le Vi\u00eat-N\u00e2m en son temps, le propos aurait \u00e9t\u00e9 tout autre. Que le r\u00e9alisateur fasse \u00e9voluer son Rambo dans un pays oubli\u00e9 par les USA, sans couverture m\u00e9diatique continue, clarifie le propos. Il ne partira pas pour sauver l&rsquo;honneur de sa patrie, et encore moins pour r\u00e9volutionner la Birmanie. M\u00eame cet id\u00e9al, il l&rsquo;a perdu.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;histoire d\u00e9bute avec des humanitaires qui, port\u00e9s par leur foi, souhaitent partir de la Tha\u00eflande pour se rendre en Birmanie. Seul Rambo, touch\u00e9 par le plaidoyer d&rsquo;une femme du groupe &#8211; elle a r\u00e9veill\u00e9 un espoir qu&rsquo;il pensait endormi \u00e0 jamais &#8211; oserait entreprendre un p\u00e9rilleux p\u00e9riple serpentant entre des obstacles mortels. Apr\u00e8s avoir essay\u00e9 de les dissuader de faire le voyage &#8211; apr\u00e8s tout, soigner et nourrir un village birman ne changera rien \u00e0 l&rsquo;atrocit\u00e9 du conflit, doit ruminer Rambo &#8211; il accepte de les y guider.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais le cynisme reste de mise, nonobstant sa d\u00e9cision. En cours de route, dans une sc\u00e8ne cocasse o\u00f9 il sauve tous les samaritains en tuant des pirates qui les agressaient, il tourne en d\u00e9rision ces hommes d\u00e9sarm\u00e9s bien qu&rsquo;arm\u00e9s de bon sentiments. En effet, le chef de l&rsquo;\u00e9quip\u00e9e, sonn\u00e9, \u00e0 qui il vient de sauver la peau, trouve la force de lui reprocher d&rsquo;avoir occis les bandits. Des bandits qui sont venus les d\u00e9pouiller, les violer, ou les deux peut-\u00eatre; le chef des samaritain le comprend-il ? C&rsquo;est comme si, aur\u00e9ol\u00e9s de leur volont\u00e9 de faire le bien, rien de f\u00e2cheux n&rsquo;aurait pu leur arriver. La bont\u00e9 serait ainsi un bouclier infranchissable : na\u00efvet\u00e9 de gens port\u00e9s par un destin proph\u00e9tique, Rambo semble se dire que la candeur des uns n&rsquo;a d&rsquo;\u00e9gale que la barbarie des autres.<\/p>\n\n\n\n<p>Les autres, ce sont les chefs de guerre birmans. Alors que Rambo abandonne, \u00e0 leur demande, les bienfaiteurs dans un village d\u00e9vast\u00e9 par la guerre, ils se font prestement capturer, puis violer, puis d\u00e9couper, puis donner \u00e0 manger aux cochons. Dans une s\u00e9rie de sc\u00e8nes insoutenables, \u00e0 la violence insupportable, les voil\u00e0 qui partagent le destin des victimes qu&rsquo;ils voulaient sauver. Les voil\u00e0 projet\u00e9s dans une r\u00e9alit\u00e9 qu&rsquo;ils ignoraient, qu&rsquo;ils voulaient ignorer.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright\"><a href=\"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/rambo-arbre.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/wp-content\/uploads\/rambo-arbre-150x150.jpg\" alt=\"John Rambo pr\u00e8s d'un arbre dans Rambo IV\" class=\"wp-image-2088\"\/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Bien s\u00fbr, dans la tradition rambo-esque, une escouade de mercenaires sera mise sur pied, et Rambo les guidera \u00e0 leur tour sur place. Il participera \u00e9videmment au sauvetage, mais son r\u00f4le, bien que h\u00e9ro\u00efque, n&rsquo;en reste pas moins secondaire. La violence et le r\u00e9alisme sont pr\u00e9sents, mais ils n&rsquo;ont rien de complaisant. Il y aura des survivants, mais ils seront tous sauf des h\u00e9ros. Seul le retour de Rambo aux Etats-Unis, dans sa petite ferme, vient att\u00e9nuer le sentiment de g\u00e2chis. On renoue avec le discours du premier opus, on va plus loin, m\u00eame : plus de violence, plus de d\u00e9sespoir.<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est l&rsquo;\u00e9pisode de la maturit\u00e9. Si Rambo use et abuse de la violence, c&rsquo;est avant tout pour en d\u00e9montrer son absurdit\u00e9. Les chefs de guerre, si ils sont tu\u00e9s, sont remplac\u00e9s par d&rsquo;autres d&rsquo;un claquement de doigt. Les villages, lorsqu&rsquo;ils sont sauv\u00e9s, sont massacr\u00e9s par l&rsquo;arm\u00e9e suivante. La violence n&rsquo;engendre que la violence, ce n&rsquo;est pas exactement une d\u00e9couverte, mais dans un \u00e9pisode de Rambo, voil\u00e0 qui est d\u00e9vastateur. Le spectateur n&rsquo;est en rien admiratif des exploits guerriers de l&rsquo;homme aux muscles atrophi\u00e9s, au contraire; tout est fait pour le mettre mal \u00e0 l&rsquo;aise, pour qu&rsquo;il cesse de s&rsquo;extasier devant les prouesses militaires. Les chefs de guerre, \u00e0 peine arrivent-ils sur le champs de bataille, qu&rsquo;ils se font hacher menu. Dans des s\u00e9quences froides, distantes, au grain num\u00e9rique et \u00e0 la couleur verd\u00e2tre, Stallone se transforme en m\u00e9decin l\u00e9giste et d\u00e9peint les d\u00e9g\u00e2ts caus\u00e9s par ces armes inhumaines. Un corps humain ne devrait pas subir pareils outrages. Les bras ne sont pas faits pour \u00eatre propuls\u00e9s \u00e0 des dizaines de m\u00e8tres de leur tronc. Il n&rsquo;y aucun regard complice pour les cabrioles et autres exploits physiques de quelque h\u00e9ros qui se batterait seul contre une arm\u00e9e. C&rsquo;est bien l&rsquo;homme qui tient en main les armes &#8211; pas de d\u00e9douanement de ce c\u00f4t\u00e9-l\u00e0 &#8211; mais il n&rsquo;y a rien plus rien d&rsquo;h\u00e9ro\u00efque dans la guerre. Pas de ralenti sur les bras noueux du soldat, pas d&rsquo;explosion qui le mettrait en valeur.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais d\u00e8s lors, pour John Rambo, qui a fini par comprendre ce cercle vicieux, que reste-t-il comme porte de sortie ? La seule chose qu&rsquo;il sait faire, c&rsquo;est tuer. Lorsque ce ne sont pas les serpent-humains, ce sont les serpents tout court. Quel espoir de r\u00e9insertion un tel individu peut-il avoir ? Son m\u00e9tier lui fait horreur, ses comp\u00e9tences sont inutiles et son pass\u00e9 est malvenu. Paradoxalement, influenc\u00e9 par les mots d&rsquo;espoir l\u00e2ch\u00e9s par la femme du groupe humanitaire, il fait le pari de changer de vie. Ceux qu&rsquo;il raillait, puis sauvait, vont lui montrer le chemin : rentrer au pays. A nouveau.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s lors, la boucle est boucl\u00e9e. La r\u00e9signation est totale. Son m\u00e9tier n&rsquo;est pas reconnu chez lui, et de toute fa\u00e7on inutile car incapable de mettre fin aux r\u00e9gimes autoritaires. Malgr\u00e9 le portrait dress\u00e9 au vitriol sur l&rsquo;action humanitaire (une bande d&rsquo;id\u00e9alistes qui, bien que refusant les interventions arm\u00e9es, n&rsquo;ont pas plus d&rsquo;effets que celles-ci), l&rsquo;esp\u00e9rance d\u00e9sabus\u00e9e affich\u00e9e par ses membres aura fait mouche. Ou plut\u00f4t, il a compris que si ce n&rsquo;est pas un chemin parfait, c&rsquo;est le seul qu&rsquo;il lui reste. La guerre est termin\u00e9, le voil\u00e0 qui s&rsquo;en retourne dans une vielle maison isol\u00e9e, peut-\u00eatre celle de son p\u00e8re (un certain \u00ab\u00a0R. Rambo\u00a0\u00bb).<\/p>\n\n\n\n<p>Rambo est au final une r\u00e9alisation surprenante : tr\u00e8s violent, il n&rsquo;en reste pas moins critique \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de cette violence. Il d\u00e9monte, \u00e0 vingt ans d&rsquo;intervalle, l&rsquo;esth\u00e9tique de la violence cr\u00e9\u00e9e par ses deux pr\u00e9d\u00e9cesseurs. Apr\u00e8s le Vi\u00eat-N\u00e2m et l&rsquo;Afghanistan, sujets pr\u00e9c\u00e9dents, conflits d&rsquo;importance pour les USA, il se rend en Birmanie, pays oubli\u00e9 par son pays. Si un Rambo V a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9 par Stallone, il a d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 annonc\u00e9 qu&rsquo;il serait \u00ab\u00a0tr\u00e8s diff\u00e9rent\u00a0\u00bb; fa\u00e7on de dire que la guerre est d\u00e9finitivement termin\u00e9e pour le v\u00e9t\u00e9ran, qu&rsquo;il a tourn\u00e9 la page. Comment pourrait-il en \u00eatre autrement ? Stallone a tu\u00e9 le tueur, et un soldat sans volont\u00e9 de tuer ne ferait pas un bon soldat.<\/p>\n<div class=\"pld-like-dislike-wrap pld-template-1\">\r\n    <div class=\"pld-like-wrap  pld-common-wrap\">\r\n    <a href=\"javascript:void(0)\" class=\"pld-like-trigger pld-like-dislike-trigger  \" title=\"Super article!\" data-post-id=\"318\" data-trigger-type=\"like\" data-restriction=\"cookie\" data-already-liked=\"0\">\r\n                        <i class=\"fas fa-thumbs-up\"><\/i>\r\n                <\/a>\r\n    <span class=\"pld-like-count-wrap pld-count-wrap\">0    <\/span>\r\n<\/div><div class=\"pld-dislike-wrap  pld-common-wrap\">\r\n    <a href=\"javascript:void(0)\" class=\"pld-dislike-trigger pld-like-dislike-trigger  \" title=\"Pas terrible...\" data-post-id=\"318\" data-trigger-type=\"dislike\" data-restriction=\"cookie\" data-already-liked=\"0\">\r\n                        <i class=\"fas fa-thumbs-down\"><\/i>\r\n                <\/a>\r\n    <span class=\"pld-dislike-count-wrap pld-count-wrap\">0<\/span>\r\n<\/div><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Rambo, aka Rambo IV. 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