{"id":292,"date":"2008-02-25T03:51:38","date_gmt":"2008-02-25T02:51:38","guid":{"rendered":"http:\/\/www.ikiru.ch\/blog\/2008\/rear-window"},"modified":"2025-05-08T18:59:23","modified_gmt":"2025-05-08T23:59:23","slug":"rear-window","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.jcvignoli.com\/blog\/2008\/rear-window","title":{"rendered":"Rear window"},"content":{"rendered":"\n<h1 class=\"wp-block-heading\"><em>Get a life<\/em> &#8211; Fen\u00eatre sur cour, une critique des <em>real TV<\/em> avant l&rsquo;heure<\/h1>\n\n\n\n<p>Fen\u00eatre sur cour, ou comment nous braquons les fen\u00eatres de l&rsquo;\u00e2me sur la vie d&rsquo;autrui. Hitchcock, presque 50 ans avant les \u00e9missions de <em>real TV<\/em>, explore notre go\u00fbt pour le voyeurisme. Un r\u00e9gal pour les yeux, tant le film s&rsquo;est bonifi\u00e9 (et ce n&rsquo;est pas toujours le cas pour les films du ma\u00eetre du suspense) avec les ann\u00e9es. Ce n&rsquo;est pas trahir l&rsquo;oeuvre que de chercher \u00e0 voir en elle une critique de notre fa\u00e7on de vivre, de la distance qui s&rsquo;\u00e9tablissait d\u00e9j\u00e0 entre notre ego et l&rsquo;alter, lorsque les villes avec leurs immeubles commen\u00e7aient \u00e0 pousser l&rsquo;individu \u00e0 s&rsquo;isoler de l&rsquo;autre, \u00e0 oublier d&rsquo;entretenir des relations r\u00e9elles avec un monde r\u00e9el. La r\u00e9crimination de la voisine qui, ayant perdu son chat, est la cl\u00e9 de vo\u00fbte du long m\u00e9trage : \u00ab\u00a0Des voisins devraient s&rsquo;entraider, se parler, et non s&rsquo;ignorer\u00a0\u00bb. Dans fen\u00eatre sur cour, tous s&rsquo;\u00e9pient, mais plus personne ne se parle. Or, dans la <em>real TV<\/em>, que fait-on d&rsquo;autre que regarder des voisins, \u00e0 qui on ne parle pas ?<\/p>\n\n\n\n<p>L. B. Jefferies (James Stewart) est un photographe qui r\u00eave d&rsquo;aventure. Pourtant, \u00e0 voir le plaisir qu&rsquo;il prend \u00e0 observer ses voisins, on se demande si la vie \u00e0 la dure qu&rsquo;il d\u00e9crit \u00e0 son amie, Lisa Fremont (Grace Kelly), n&rsquo;est pas une pure invention de son esprit. Il aime regarder \u00e0 un tel point se nouer des drames dans les appartements qui l&rsquo;entourent, qu&rsquo;il embarque tout son entourage dans sa coupable activit\u00e9 : son infirmi\u00e8re, son amie, son ami d\u00e9tective, tous finissent par le suivre dans son \u00ab\u00a0obsession\u00a0\u00bb, comme il la d\u00e9nomme lui-m\u00eame. Bien que ses amis soient tr\u00e8s critiques, voire d\u00e9daigneux, ils finissent par succomber \u00e0 ce travers, avides de nouvelles de la voisine solitaire, de l&rsquo;artiste m\u00e9lancolique, du couple au m\u00e9nage qui bat de l&rsquo;aile. Jeffries vit \u00e0 travers les autres, s&rsquo;oublie, clou\u00e9 par une jambe dans le pl\u00e2tre \u00e0 la maison; il passe ses journ\u00e9es \u00e0 \u00e9pier la grande cour jouxtant plusieurs immeubles, et les fen\u00eatres qui l&rsquo;entourent, vivant par procuration toute une s\u00e9rie d&rsquo;aventures rocambolesques, sans se d\u00e9placer. Jusqu&rsquo;\u00e0 d\u00e9busquer, envers et contre tout, que l&rsquo;un des locataires de l&rsquo;immeuble d&rsquo;en face a tu\u00e9 sa femme.<\/p>\n\n\n\n<p>Si bien \u00e9videmment, il est hasardeux de faire expliquer \u00e0 un film de 1954 ce que sera la <em>real TV<\/em> \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990, on peut s&rsquo;avancer sans trop de risques que les comportements humains qui allaient y mener existaient bien avant son av\u00e8nement. Hitchcock prend un malin plaisir, lui-m\u00eame voyeur inv\u00e9t\u00e9r\u00e9, lui-m\u00eame amateur d&rsquo;histoires qui tournent mal, \u00e0 d\u00e9cortiquer le plaisir malsain que l&rsquo;on peut prendre \u00e0 suivre le quotidien de parfaits inconnus. Un plaisir d&rsquo;autant plus condamnable que, au fond de nous, nous esp\u00e9rons assister \u00e0 l&rsquo;extraordinaire, \u00e0 la violence, au sexe : cette sc\u00e8ne truculente o\u00f9 Grace Kelly, pensant qu&rsquo;il ne s&rsquo;est rien pass\u00e9 chez le voisin observ\u00e9, admet de mani\u00e8re d\u00e9sabus\u00e9e qu&rsquo;ils auraient souhait\u00e9s \u00eatre sur une affaire de meurtre, est d&rsquo;une justesse d\u00e9rangeante. Etre d\u00e9\u00e7u que l&rsquo;homme espionn\u00e9 ne soit pas un assassin&#8230; et reconna\u00eetre \u00e0 quel degr\u00e9 on peut confondre fantasme et r\u00e9alit\u00e9. Serions-nous tous fous ?<br \/><\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p><br \/>L&rsquo;ouverture du film se fait sur un chat, s&rsquo;engouffrant dans cette grande cour. Le th\u00e8me de la curiosit\u00e9 est ainsi amen\u00e9 sans beaucoup de nuances, mais nous voil\u00e0 spectateurs, \u00e0 nous demander o\u00f9 va ce satan\u00e9 chat. Il se rend, et la cam\u00e9ra passe en ce qui va se r\u00e9v\u00e9ler un plan subjectif, dans un lieu emplit de vie, de vies plut\u00f4t : de jeunes mari\u00e9s qui emm\u00e9nagent, une femme solitaire \u00e0 la recherche de l&rsquo;amour, une danseuse aux formes avantageuses, et une quantit\u00e9 d&rsquo;anonymes qui n&rsquo;ont pour autre but que de rappeler combien les personnes qui nous entourent sont diverses. Qui sont ces gens ? Quelle existence m\u00e8nent-ils ? On quitte le plan subjectif, pour nous focaliser sur James Stewart, l&rsquo;homme qui \u00e9pie. Cet homme, c&rsquo;est Hitchcock qui nous regarde, mais c&rsquo;est \u00e9galement nous qui regardons Loana se faire tripoter dans la piscine, des c\u00e9l\u00e9brit\u00e9s se rouler dans la boue d&rsquo;une ferme d\u00e9couvrant qu&rsquo;un cochon ce n&rsquo;est pas emball\u00e9 dans du cellophane d\u00e8s la naissance, de jeunes ambitieux pousser la chansonnette, ou un tricycle se faire <em>tuner<\/em> en Hummer avec gyrophare et connexion satellite int\u00e9gr\u00e9s. Nous sommes passionn\u00e9s par la vie des autres, complice de l&rsquo;hypnotisme engendr\u00e9 par la lucarne; dans Rear window, cette lucarne, c&rsquo;est la fen\u00eatre de Stewart. D\u00e8s les ann\u00e9es 90, c&rsquo;est la \u00ab\u00a0petite lucarne\u00a0\u00bb t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e, fen\u00eatre non plus sur le monde et l&rsquo;international, mais surtout sur le local, le trivial, le quotidien de c\u00e9l\u00e9brit\u00e9s de 15 secondes. Warhol l&rsquo;avait d\u00e9j\u00e0 annonc\u00e9. C\u00e9l\u00e8bres \u00e0 notre \u00e9poque parce qu&rsquo;on a un vocabulaire restreint, ou digne d&rsquo;int\u00e9r\u00eat parce qu&rsquo;on vient de se marier (un couple que guette Stewart), o\u00f9 est la diff\u00e9rence ?<\/p>\n\n\n\n<p>Si notre temps est marqu\u00e9 par le narcissisme et la r\u00e9ussite, ces derniers ont pour corollaire le doute et le manque d&rsquo;assurance. Et quoi de mieux pour se rassurer que de v\u00e9rifier les choix fait par d&rsquo;autres ? Pouvoir \u00eatre satisfaits par les difficult\u00e9s rencontr\u00e9es par des anonymes, pouvoir se moquer avec d\u00e9lectation des faux pas commis par les voisins, en somme, on est en qu\u00eate d&rsquo;une consolation par l&rsquo;\u00e9chec d&rsquo;autrui. Le photographe voyeur fait-il autre chose, lorsqu&rsquo;il partage les derniers comm\u00e9rages avec son infirmi\u00e8re qui vient lui rendre visite ? Pour oublier sa chaise roulante, il se nourrira de la souffrance de ses voisins. Ce manque de mobilit\u00e9 physique n&rsquo;est qu&rsquo;une m\u00e9taphore de notre peur de nous mouvoir dans notre espace, si vaste et si intimidant. En refusant de nous lever, en usant de notre handicap mental plus solide que n&rsquo;importe quel acier d&rsquo;un si\u00e8ge, nous voil\u00e0 condamn\u00e9s \u00e0 assister, passifs, \u00e0 la vie des autres. Ce fauteuil est si confortable qu&rsquo;il est un pr\u00e9texte facile pour \u00e9viter d&rsquo;avoir \u00e0 affronter le monde ext\u00e9rieur, et d&rsquo;avoir \u00e0 mener notre propre vie.<\/p>\n\n\n\n<p>Le propre des films d&rsquo;importance, c&rsquo;est qu&rsquo;ils sont intemporels. Si l&rsquo;esth\u00e9tique et le contexte sont r\u00e9solument ancr\u00e9s dans l&rsquo;\u00e9poque qui les as enfant\u00e9s, leur th\u00e8me ne saura vieillir. Lorsqu&rsquo;on d\u00e9peint des travers ou des qualit\u00e9s humaines avec suffisamment d&rsquo;adresse et de recul, elles parleront avec la m\u00eame profondeur aux g\u00e9n\u00e9rations futures. Pourquoi les oeuvres de Kubrick n&rsquo;ont-elles pas pris une ride ? Pour la m\u00eame raison qu&rsquo;on peut voir une critique contemporaine de nos moeurs dans rear window. L&rsquo;homme ne s&rsquo;efface pas devant le temps, il s&rsquo;y inscrit dans sa continuit\u00e9.<\/p>\n<div class=\"pld-like-dislike-wrap pld-template-1\">\r\n    <div class=\"pld-like-wrap  pld-common-wrap\">\r\n    <a href=\"javascript:void(0)\" class=\"pld-like-trigger pld-like-dislike-trigger  \" title=\"Super article!\" data-post-id=\"292\" data-trigger-type=\"like\" data-restriction=\"cookie\" data-already-liked=\"0\">\r\n                        <i class=\"fas fa-thumbs-up\"><\/i>\r\n                <\/a>\r\n    <span class=\"pld-like-count-wrap pld-count-wrap\">1    <\/span>\r\n<\/div><div class=\"pld-dislike-wrap  pld-common-wrap\">\r\n    <a href=\"javascript:void(0)\" class=\"pld-dislike-trigger pld-like-dislike-trigger  \" title=\"Pas terrible...\" data-post-id=\"292\" data-trigger-type=\"dislike\" data-restriction=\"cookie\" data-already-liked=\"0\">\r\n                        <i class=\"fas fa-thumbs-down\"><\/i>\r\n                <\/a>\r\n    <span class=\"pld-dislike-count-wrap pld-count-wrap\">0<\/span>\r\n<\/div><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Get a life &#8211; Fen\u00eatre sur cour, une critique des real TV avant l&rsquo;heure Fen\u00eatre sur cour, ou comment nous braquons les fen\u00eatres de l&rsquo;\u00e2me sur la vie d&rsquo;autrui. 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